Faire le chemin de Compostelle : 5 conseils pour réussir son pèlerinage

Saint James

Retrouvez les astuces essentielles à connaître pour arpenter sereinement les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et réussir ce pèlerinage iconique.

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle constitue l’un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté », avec ceux de Jérusalem et de Rome. Les fidèles empruntent depuis des siècles les chemins de Compostelle pour se recueillir sur la tombe de Jacques de Zébédée, l’un des Douze Apôtres de Jésus-Christ.

Effectuer la randonnée de Saint-Jacques-de-Compostelle avec l’agence La Pèlerine, c’est rejoindre les centaines de milliers de marcheurs qui arpentent chaque année 1 500 kilomètres de chemins mythiques. Pour éviter tracas, déconvenues et pertes de temps, Generation Voyage a listé 5 conseils à connaître impérativement avant d’entamer ce périple d’exception. Bouclez votre sac et lacez vos bottines, c’est parti !

1. Bien choisir son itinéraire

chemin compostelle itineraire

Crédit photo : Shutterstock – Gena Melendrez

Le lieu de départ

L’itinéraire de Saint-Jacques-de-Compostelle le plus connu est sans conteste le Camino Francés. Ce chemin relie la commune française de Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques) à Santiago de Compostela. En fonction de votre point de départ, vous pourrez faire précéder ce tracé commun par différentes voies parcourant le territoire français. Les quatre principales sont :

  • La Via Turonensis : départ de la tour Saint-Jacques à Paris.
  • La Via Lemovicensis : départ de Limoges.
  • La Via Podiensis : départ du Puy-en-Velay.
  • La Via Tolosane : départ d’Arles.

Les personnes participant au voyage

pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Crédit photo : Shutterstock – DELBO ANDREA

Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, sportifs ou non : tout le monde est capable de faire le chemin de Compostelle. Cela étant dit, certain(e)s iront plus vite que d’autres ou ressentiront davantage la fatigue engendrée par les dizaines de kilomètres de marche quotidiens.

La connaissance des capacités et des besoins de chaque participant est donc primordiale pour effectuer le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle dans de bonnes conditions. Des enfants ou des personnes âgées auront par exemple besoin de pauses plus longues et fréquentes et d’un confort accru lors des haltes nocturnes.

La durée souhaitée du pèlerinage

Le parcours de Saint-Jean-Pied-de-Port à Saint-Jacques-de-Compostelle mesure environ 800 kilomètres. En marchant 25 kilomètres par jour en moyenne, il vous faudra un peu plus de trente jours pour atteindre la tombe de Jacques de Zébédée. Ce n’est pas tout : comptez en moyenne entre 30 et 40 jours de marche additionnels en moyenne pour parcourir les quatre principales voies françaises jusqu’à Saint-Jean-Pied-de-Port.

Le saviez-vous ? La vitesse moyenne d’un pèlerin en France est légèrement plus faible qu’en Espagne. Cela s’explique par le dénivelé plus conséquent sur les sections françaises et notamment dans le secteur des Pyrénées. Bien entendu, il vous est possible de raccourcir la difficulté globale en vous avançant sur le tracé. Le train est sans aucun doute la meilleure option à votre disposition pour ce faire. Tirez parti des nombreuses gares ferroviaires qui jalonnent les routes du pèlerinage pour gagner du temps et économiser vos forces !

Les villages étapes incontournables

conques compostelle

Crédit photo : Shutterstock – leoks

Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France font partie d’un patrimoine historique et culturel exceptionnel. 71 monuments et 7 tronçons du GR 65 pour 160 kilomètres au total sont d’ailleurs inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Le Camino Francès (partie espagnole) a quant à lui été inscrit à l’Unesco dans son intégralité en 1993. Parmi les plus belles « villes jacquaires » traversées par ces parcours mythiques, citons Saint-Côme-d’Olt ou Estaing, dans l’Aveyron, et les villages de Lauzerte et Auvillar, fiertés du Tarn-et-Garonne.

On trouve aussi le village de Rocamadour, dans le Lot. Les pèlerins viennent y vénérer la « Vierge noire » ou se recueillir sur le tombeau de Saint Amadour. Autre merveille sur le tracé : Conques, dans l’Aveyron, classé dans les « Plus beaux villages de France ». Sur place, les pèlerins pourront visiter l’abbaye Sainte-Foy-de-Conques, qui possède l’un des trésors de reliques les mieux conservés du Moyen Âge.

Les motivations

Qu’est-ce qui peut bien motiver des centaines de milliers de marcheurs à faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle chaque année ? D’un point de vue religieux, s’attaquer à ces centaines de kilomètres comportait un aspect expiatoire. Faire pénitence, donc. La dimension religieuse de ce pèlerinage catholique peut se doubler de raisons intérieures particulières : rendre hommage à un être disparu, relever un défi psychologique ou célébrer un événement donné.

De nombreux pèlerins apprécient simplement le fait de marcher seuls ou, au contraire, en groupe. Certains souhaitent se confronter à un challenge sportif particulièrement exigeant en parcourant de longues distances en courant ou en réduisant au maximum le nombre d’étapes.

Quelle que soit la raison de votre départ, et même si vous n’en trouvez aucune à priori, cette expérience n’appartient qu’à vous. Très souvent, d’ailleurs, vous aurez la surprise d’en tirer un bien-être intérieur durable et une grande sérénité.

2. Ne pas négliger la préparation

pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Crédit photo : Shutterstock – Gena Melendrez

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un acte physique et mental d’endurance qui nécessite une préparation particulière. Côté physique, un entraînement à la marche s’avère indispensable. Pas seulement pour améliorer vos performances mais surtout pour connaître précisément vos capacités lors d’une randonnée !

Plusieurs mois avant le départ, organisez à intervalles réguliers des balades en augmentant progressivement longueur, durée et charges transportées. Une alimentation saine et de bonnes habitudes de sommeil sont indispensables, en amont, pour mener à bien cette fabuleuse odyssée pédestre… et rallier votre objectif dans les meilleures conditions sans vous blesser.

Côté mental, tâchez de conditionner votre esprit à cette aventure hors-norme en listant précisément vos motivations. Vous pouvez par exemple les écrire et les relire fréquemment pour accroître votre détermination. Prières, méditation, promenades dans la nature… À chacun ses façons de préparer cet exploit tout autant psychologique que physique. Enfin, sur le plan purement pratique, ne laissez rien au hasard : pour effectuer le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle en toute quiétude, choisissez précisément la date de départ et estimez celle de l’arrivée.

Effectuez en conséquence et en vous y prenant bien à l’avance les formalités et réservations nécessaires : assurances voyage, billets de train, hébergement, restauration… Gouverner, c’est prévoir, surtout en haute saison !

3. Bien choisir ses équipements

sac pelerinage compostelle

Crédit photo : Shutterstock – Gena Melendrez

Le matériel adapté pour faire le chemin de Compostelle est sensiblement le même que celui d’une randonnée classique. Les chaussures sont l’élément le plus important de votre panoplie de pèlerin. Veillez à sélectionner avec soin le modèle approprié à votre morphologie. Préférez des bottines montantes, étanches et robustes pour un pèlerinage hivernal et optez pour une paire plus légère en été.

Le volume et le type de vêtements emportés dépend évidemment de la durée prévisionnelle de votre parcours. Une règle simple prévaut lors d’une randonnée : le poids, c’est l’ennemi, veillez donc à adapter votre tenue à la saison. L’été, inutile de s’embarrasser de lourdes parkas, de pulls en laine ou de collants thermiques. Gardez toutefois une veste imperméable sous le coude en cas d’orage. Enfin, un couvre-chef respirant et de bonnes lunettes de soleil sont utiles en toute saison.

Sélectionnez une tente légère mais performante si vous envisagez des bivouacs quotidiens. Elle doit être suffisamment spacieuse pour assurer un confort optimal, que vous voyagiez en solo ou à plusieurs. Privilégiez un sac confortable et rembourré au niveau des épaules ou du bas du dos.

Il devrait dans l’idéal être pourvu des éléments suivants : une trousse de secours complète avec pansements et crème solaire, un couteau suisse, une ou plusieurs gourdes, une réserve de nourriture énergétiquement dense en cas de fringales. Un dernier conseil : testez votre matériel avant le jour J, cela pourrait vous éviter de nombreux tracas !

4. Partir à la bonne période

pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Crédit photo : Shutterstock – gregorioa

S’il est possible de faire le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle toute l’année, l’expérience est très différente en fonction de la saison choisie. L’été est la période qui connaît la plus grande fréquentation, en partie à cause des congés estivaux. Les températures dépassent souvent les 30°C et les orages sont plus fréquents. Avantage ? Il est possible de voyager plus léger qu’en hiver et de marcher plus longtemps puisque l’ensoleillement est maximal.

L’hiver est à l’inverse la saison la plus calme pour effectuer le pèlerinage, en raison d’une difficulté accrue. Outre la météo capricieuse, la nuit tombe très vite, le sac est beaucoup plus lourd et de nombreux lieux d’hébergement ou de restauration sont fermés.

La saison idéale, en fait, n’existe pas et dépend de vos aspirations, possibilités pratiques et capacités générales. Si toutefois nous devions vous donner un conseil, nous vous proposerions de partir au printemps ou en automne. Les conditions sont alors presque aussi favorables qu’en été tandis que la fréquentation demeure raisonnable.

5. Anticiper son retour

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Crédit photo : Shutterstock – Gena Melendrez

Le retour est presque aussi important que le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle lui-même. Pourtant, cette partie de l’expérience est trop souvent négligée par les randonneurs. D’abord, il est impératif d’anticiper les réservations indispensables concernant votre retour longtemps avant le départ : les moyens de transport envisagés par exemple.

Une fois de retour chez vous, avant de replonger dans votre quotidien, prévoyez quelques jours pour vous remettre de cette aventure enrichissante mais ô combien éreintante. Vous pourriez éprouver le besoin de vous accorder des instants cocooning : bons repas revigorants, moments calmes en intérieur, câlins ou tout simplement siestes à gogo.

Quoi qu’il en soit, évitez de réintégrer trop brutalement le stress de votre existence après un pèlerinage qui, normalement, en est totalement dénué. Pour digérer cette formidable expérience au mieux, faites simple : entourez-vous des choses et personnes qui vous font du bien… puis éloignez-vous du reste !

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