L’Italie de Léonard de Vinci

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Figure éternelle de la Renaissance, Léonard de Vinci reste une source d’inspiration, 500 ans après sa mort. Découvrons aujourd’hui l’Italie différemment, en suivant les traces du génie Italien.

Homme d’esprit universel, génie créatif, peintre, sculpteur, ingénieur, philosophe… Les adjectifs, comme les activités, ne manquent pas pour dresser le portrait du personnage de Léonard de Vinci. Et s’il est une figure, peut-être LA grande figure de la Renaissance, il est aussi le visage d’une Italie pleine de fascination.

A travers cet article, nous vous proposons de découvrir les terres italiennes sous un angle nouveau. Un mélange d’Histoire et de paysages, qui vous fera voyager aussi bien dans le temps que dans les plus belles villes d’Italie.

La province de Vinci

Vinci, Toscane

Village de Vinci, ToscaneCrédit photo : Shutterstock – StevanZZ

C’est un samedi 15 avril, en 1452, que le jeune Leonardo di ser Piero da Vinci inspire son premier souffle, aux environs de la troisième heure de la nuit (aux alentours d’1h30 du matin). S’il a longtemps été estimé que le jeune Italien était né à Anchiano, il semble finalement que ce soit bien à Vinci, une jolie bourgade de la Toscane, qu’il ait vu le jour.

Les noms de famille :
Au XVè siècle, porter un nom de famille s’avère encore peu courant, et réservé aux « grandes » familles, comme les Médicis. On estime d’ailleurs qu’à l’origine, la famille Médicis devait être composée de plusieurs médecins, d’où leur patronyme. Pour les autres, le prénom est généralement suivi d’une ou plusieurs précisions « utiles » : un surnom, le nom de son maître pour un artisan, le nom de son père, ou bien celui de sa ville natale.

Si les premières années de Léonard s’avèrent compliquées, c’est parce qu’il est le fruit d’une union illégitime. Son père, Ser Piero da Vinci, âgé de 25 ans, est un notaire reconnu et marié. Sa mère, Caterina di Meo Lippi est quant à elle une adolescente de 15 ans, issue du monde paysan.

Baladé d’abord entre sa mère et son grand-père paternel, le jeune artiste rejoint finalement la maison de son père à l’âge de 5 ans. Bien que ce dernier assume aux yeux de tous la paternité du jeune « Léo », l’enfant ne sera pourtant jamais officiellement légitimé.

Vinci, Toscane

Village de Vinci et ses ruelles, ToscaneCrédit photo : Shutterstock – PhotoTrippingAmerica & StevanZZ

Léonard de Vinci reçoit une éducation semblable à celles des autres enfants de son âge. En arpentant les jolies rues de Vinci et en croisant les jeunes garçons d’aujourd’hui, vous pourrez facilement l’imaginer s’émerveiller devant la beauté de son village. Et comment ne pas être émerveillé·e·s ?

Avec son clocher surplombant les ruelles étroites, les bâtisses aux airs médiévaux, et la vue splendide des vignes s’étendant à perte d’horizon, Vinci semble être une ode au charme « à l’italienne ». Perdu au beau milieu de la Toscane, le village est comme suspendu, figé dans le temps. Ici, vous trouverez la sérénité dont vous avez besoin pour vous ressourcer. Sentez la fraicheur des longues plaines toscanes se mêler à l’odeur des vignes, frappées de soleil. Admirez l’architecture si propre à cette merveilleuse région d’Italie, et profitez-en pour libérer votre esprit, pour faire le vide…

De son côté, Léonard de Vinci ne se démarque pas tout de suite de ses camarades. Il apprend péniblement les rudiments de la lecture, de la rédaction et de l’arithmétique. Élève d’un établissement considéré comme « non-lettré », il n’apprend ni le latin, ni le grec. Ce n’est qu’une fois adulte, à l’aube de ses quarante ans, que « Léo » s’imposera lui-même cet apprentissage.

Cependant, il se différencie déjà par son attrait pour l’art probablement attisé par sa grand-mère paternelle, Lucia di ser Piero di Zoso, une céramiste accomplie. Ses dessins et peintures attirent d’ailleurs l’œil de son père, qui s’éprend alors d’une interrogation, qui s’avèrera décisive : Léonard pourrait-il devenir artiste ?

Florence, la formation décisive

Florence, Italie

Florence et son duomo Santa Maria del FioreCrédit photo : Shutterstock – kozer

C’est à l’âge 12 ans, en 1464, que la vie de Léonard de Vinci prend une toute autre tournure : il est accepté à l’atelier de Verrochio, à Florence. Plus qu’accepté d’ailleurs, il est sommé de s’y rendre, par Andrea del Verrochio lui-même. Et le père du jeune artiste n’y est pas étranger.

Étant tombé sous le charme des croquis de son fils, Ser Piero da Vinci décide d’en emporter une partie avec lui à Florence. Son but est simple : montrer les dessins à son ami, Andrea del Verrochio. Ce dernier, impressionné par le talent du jeune garçon, insiste immédiatement pour que « Léo » rejoigne son atelier au plus vite. Ainsi, et même s’il est recensé en tant que résident de Vinci jusqu’en 1468, Léonard s’établit la majeure partie de son temps à Florence, où son père travaille.

À Florence, le jeune « Léo » devient grand, professionnellement comme personnellement. Les tumultes et l’agitation de cette ville peuplée le fascine, l’intrigue et l’excite. Lui qui n’avait jusqu’ici connu que son petit village de Vinci découvre alors un monde de fête, de joie et d’extravagance. À travers son maître, Verrochio, il apprend d’ailleurs à côtoyer les plus grands, allant même jusqu’à s’approcher de la grande famille des Médicis.

Florence, Italie

Florence et son Ponte VecchioCrédit photo : Shutterstock – muratart & Catarina Belova

Aujourd’hui, les tumultes de la vie Florentine se sont calmés, pour laisser place au romantisme. Florence, « La Bella », est une douceur. Elle est un chuchotement, une caresse. Une ouverture à la culture et à l’Histoire. Une parenthèse enchantée et enchanteresse qui semble vous ouvrir ses bras, à l’image de Morphée, pour vous offrir un moment d’apaisement et de sérénité absolue. Finalement Florence, la capitale de la Renaissance, n’a jamais mieux porté son nom.

Offrez-vous une escapade dorée, et imaginez marcher sur les traces du tout jeune « Léo », découvrant l’agitation et la décadence. Flânez dans les ruelles bercées de soleil, au bord de l’Arno, ou bien consacrez une journée à la découverte des multiples musées présents dans la ville. Si la capitale de la Toscane conditionne la vie de Léonard de Vinci, elle est également celle qui marquera votre séjour en Italie.

Léonard d’ailleurs, y apprend aussi bien la chimie que la métallurgie, la peinture que la sculpture, sur bronze comme sur marbre, le travail du cuir, du plâtre… Un enseignement largement étoffé.

Le séjour en prison :
Les archives judiciaires Italiennes montrent qu’en 1476, Léonard de Vinci a séjourné en prison. En effet, ce dernier avait été accusé de sodomie, une pratique considérée comme illégale à l’époque à Florence. Bien qu’il n’ait pas été condamné, probablement grâce à l’appui de Laurent de Médicis, le génie Italien aura passé deux mois en prison, en attente de son jugement.

C’est donc à Florence, auprès de son mentor Verrochio que Léonard de Vinci est devenu un artiste accompli. Mais c’est dans ses années Milanaises qu’il développera son attrait pour l’ingénierie et l’architecture.

Les années Milanaises

Milan, Italie

Milan et sa cathédraleCrédit photo : Shutterstock – Boris Stroujko

Après une quinzaine d’années passées à Florence, aux côtés de Verrocchio et de la famille Médicis, il est temps pour Léonard d’évoluer. Ainsi, le Florentin décide de poser ses valises à Milan, et de proposer ses services à une autre grande famille Italienne : les Sforza.

Une lettre écrite de la main de Léonard de Vinci figure même dans le Codex Atlanticus. Cette dernière est destinée au duc Ludovic Sforza, afin de le convaincre de ses grands talents ingénierie, et des merveilles qu’ils pourraient accomplir ensemble.

Le Codex Atlanticus :
Le Codex Atlanticus est le plus grand recueil de dessins, croquis et notes de Léonard de Vinci. Il compte plus de 1 120 feuillets, allant de simples dessins, aux premières esquisses de ses grandes inventions.
Depuis 2019, vous pouvez vous rendre sur le site codex-atlanticus.it, et visualiser l’ensemble des feuillets.

Château des Sforza, Milan

Château de la famille Sforza, MilanCrédit photo : Shutterstock – volkova natalia & saiko3p

Au vue des nombreux talents que possèdent Léonard de Vinci, le duc n’hésite pas longtemps. Ainsi, l’artiste rejoint le château des Sforza, et se retrouve employé pour diverses tâches. Officiellement, « Léo » devient « ordonnateur de fêtes et spectacles aux décors somptueux ». Son rôle est simple : organiser les plus grandes fêtes jamais connues en Italie, et inventer des machines de théâtre qui émerveilleront le public.

Mais Léonard de Vinci profite également de son aventure Milanaise pour peindre de nombreux portraits de personnages importants de la cour, sur la demande de Ludovic Sforza. Chaque jour, sa renommée s’agrandit, et il devient finalement « ingénieur au service des Sforza », la consécration.

Si vous êtes de passage à Milan, prenez le temps de visiter le château des Sforza, considéré à l’époque comme une merveille encore jamais vue. Il faut dire que sa construction date de 1368 ! Plusieurs musées culturels se trouvent d’ailleurs au cœur de l’édifice. Mais évidement, Milan ne s’arrête pas à cette simple visite…

Milan, Italie

Canal Naviglio Grande, et ruelles du centre ville de MilanCrédit photo : Shutterstock – saiko3p & Olena Z

Si vous avez déjà arpenté l’Europe sans ne jamais poser les pieds à Milan, il vous faut à tout prix remédier à cela. Car la capitale Lombarde pourrait être associée à un melting-pot de différentes capitales européennes.

Prenez l’architecture et l’accès à la culture de Paris, ajoutez-y l’ambiance chill et les jolies balades d’Amsterdam, saupoudrez de soleil et de la décontraction de Barcelone, et vous toucherez au but. Milan est, de loin, la plus grande « presque-capitale » européenne !

L’une de ses merveilles, la cathédrale de Milan, a d’ailleurs été l’un des dossiers ingénierie les plus importants de la carrière de de Vinci. En effet, sa renommée étant grandissante, il est convié au congrès d’architectes et d’ingénieurs visant à achever le projet du Dôme de Milan, en 1490.

Léonard de Vinci, Italie

Duomo de Milan à gauche, Dessin de Léonard de Vinci conceptualisant une machine volante à droiteCrédit photo : Shutterstock – TTstudio & Kwirry

Outre ce projet, cette période Milanaise s’avère décisive dans la carrière de Léonard. Ce dernier apprend à se diversifier, commençant à faire appel à l’entièreté de son talent. Horloges, grues, métiers à tisser, et même premières esquisses d’objets volants voient le jour et/ou s’améliorent grâce à l’esprit du génie Italien.

En 1499, les troupes de Louis XII de France prennent le contrôle de la Cité Milanaise, et destituent le duc Ludovic Sforza. Craignant, à juste titre, pour son avenir, Léonard de Vinci se réfugie dans un premier temps à Venise, avant de sillonner l’Italie. Ce retournement de situation marque le début des quinze dernières années Italiennes de « Léo », qui s’avèreront être les plus fastes de sa carrière.

Léonard, au sommet de son art

Venise, Italie

Vue sur une rue de Venise et ses canaux, ItalieCrédit photo : Shutterstock – Yasonya

Ingénieur militaire puis hydraulique, inventeur puis scientifique, Léonard accumule les activités au fil des villes qu’il traverse. À Venise, d’abord, il présente son invention du scaphandre à casque, beaucoup trop élaboré pour ses congénères de l’époque. Il propose, dans le même temps, un lourd projet de déviation de l’Arno afin de relier la ville de Florence à la mer. Bien que ce projet ne voit jamais le jour, il met en avant les capacités intellectuelles surdimensionnées de Léonard, presque trop en avance sur son temps.

À Venise, Léonard de Vinci ne reste pas plus de deux mois. Et l’on se demande bien pourquoi. Ici, ce n’est pas seulement le romantisme qui plane, mais la vie elle-même. Les murs sont colorés, rosés pour certains, jaunes pour d’autres. Ils dégagent même une odeur si particulière, lorsque le soleil vient les réchauffer. Cette dernière se mêle à la douce mélodie du vent caressant les fleurs dispersées sur les balcons, et vos sens se retrouvent alors tous en ébullition.

Dans le centre, vous pourrez admirer et visiter la Basilique di San Marco, trésor architectural Venitien. Évidement, les mythiques canaux qui traversent la ville de part en part, traversés par des bateaux et des gondoles tout aussi colorés, ajoutent une atmosphère « d’éternité » à la ville. Un paradis sur terre.

Venise, Italie

À gauche, Basilique di San Marco – À droite, rue de VeniseCrédit photo : Shutterstock – givaga & Vishnevetskiy

Mais pas celui de Léonard, qui a d’abord fait le choix d’osciller entre Florence, Milan et Rome, afin de proposer ses inventions militaires, qui se font de plus en plus nombreuses. Mortiers, catapultes, canons à dix têtes, ponts mobiles et même chars d’assauts voient le jour depuis l’esprit de de Vinci.

Mais finalement, Léonard revient vite « à la source », et pose ses valises à Florence. Probablement porté par la douceur de la ville, il y entame la rédaction de son « traité sur la peinture ». En effet, malgré l’ampleur de son talent et de ses possibilités, l’art de peindre reste de loin celui qu’il préfère. Son ambition est alors de consigner tous les savoirs-faire et compétences jugés nécessaires à la réalisation de l’œuvre parfaite. Plus que de simples conseils techniques, Léonard de Vinci entame une réflexion et des expérimentations sur la beauté du monde.

Trop créatif, ou trop à l’écoute du monde qui l’entoure, son esprit se disperse. Rapidement, il comprend que ce traité ne tiendra jamais dans un ouvrage unique. Alors, il entame la rédaction d’un traité sur l’anatomie, puis sur l’optique. Il se lance ensuite dans un traité sur l’ombre et la lumière, sur la couleur, l’atmosphère, l’eau, les plantes, mais également sur le mouvement des animaux.

Croquis de Vinci

Différents croquis de Léonard de Vinci, dont l’Homme de Vitruve, à gaucheCrédit photo : Shutterstock – Kwirry

Ce projet colossal, Léonard de Vinci n’en viendra jamais à bout. Aujourd’hui, on estime que plus de la moitié de ses écrits ont disparu. Néanmoins, il reste un peu plus de 6 000 feuillets retraçant les expériences de son génie créatif. Sur l’un d’eux, on peut y lire la citation suivante :

« Le corps terrestre est un océan, qui croit et décroit toutes les 6 heures, avec la respiration de l’univers. La chair de la Terre est le sol, ses os sont les rochers qui forment les montagnes. L’océan emplit le corps de la terre avec une infinité de veines aqueuses. L’Homme et le monde offrent une grande analogie. »

Finalement, après moultes périples au cœur de l’Italie, lui ayant valu ses plus belles œuvres picturales (« La Joconde », « La Vierge, l’Enfant Jésus avec sainte Anne et Saint Jean-Baptiste »), Léonard de Vinci s’installe à Rome. Il rejoint une famille qui lui a tant apporté, celle des Médicis. Mais âgé de 61 ans, l’inventeur de génie se retrouve devancé par de jeunes artistes, nommés Raphaël et Michel-Ange.

Rome, Italie

Colisée et Cathédrale Saint-Pierre, RomeCrédit photo : Shutterstock – Catarina Belova & RomanSlavik.com

« Les Médicis m’ont créé, les Médicis m’ont détruit » finira-t-il par écrire dans l’un de ses carnets. Une pensée forte, qui montre la déception du séjour romain de Léonard. Lui, dont l’esprit bouillonnant se convainc de ne jamais avoir eu de chantier à la hauteur de ses qualités. Un esprit brillant, mais laissant paraître une certaine difficulté à terminer les travaux commencés. Un esprit trop créatif, trop à l’écoute du monde, peut-être trop en avance sur son temps.

En 1516, c’est en France que Léonard de Vinci vient finir ses jours. Le nouveau roi de France, François Ier, l’invite à séjourner sur le territoire en lui donnant le château du Clos Lucé avec ces mots « Ici Léonard, tu seras libre de rêver, de penser et de travailler »

La légende des souterrains
François Ier, nouveau roi de France se fascine de Léonard de Vinci, de 22 ans son aîné. Certains se prêtent même à dire qu’il le considère comme un mentor, presque comme un père. Selon la légende, le château du Clos Lucé et celui d’Amboise (celui du roi) se joignent grâce à des souterrains, permettant au jeune roi de rendre visite à Léonard aussi souvent qu’il le souhaitait, pour prendre conseils.

Léonard de Vinci

Dernier autoportrait de Léonard de Vinci & Château du Clos LucéCrédit photo : Shutterstock – Kwirry & Antonello Aringhieri

Le 2 mai 1519, après avoir survécu à plusieurs accidents cardio-vasculaires, Léonard de Vinci est emporté par la maladie.

Une âme, un esprit, une personnalité comme jamais le monde n’avait connu viennent de s’éteindre. Mais ses œuvres, ses envies et ses créations perdurent encore aujourd’hui, et ne mourront jamais.

« Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible. » – Léonard de Vinci

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Questions / Commentaires à l'auteur
  1. Toujours autant de finesse, la justesse des mots, la sensibilité pour évoquer un grand Monsieur au travers de belles découvertes. BRAVO

    • Yann Losseau

      Bonjour,

      Quel plaisir de lire ton commentaire, je vais de ce pas féliciter Yann, notre rédacteur. Merci pour lui ! 🙂

      Bonne journée,

      Louise de Generation Voyage

  2. Merci pour cet article sur Léonard de Vinci, un des maîtres de la Renaissance des plus fascinants. Je n’ai pas eu l’occasion de visiter Milan mais j’adorerais y aller, pour la cathédrale, le chateau Sforza mais également pour la Cène. C’est dommage que vous ne l’évoquez pas;
    Vinci est très dépaysant et sympa à visiter.
    Petite correction, Léonard de Vinci est mort le 2 mai 1519.
    Merci pour le lien vers le codex.

    • Yann Losseau

      Bonjour Audrey,

      Merci pour ton commentaire et tes retours ! Je te souhaite sincèrement de pouvoir un jour te rendre à Milan, c’est une ville passionnante qui regorge d’histoire ! 🙂

      Je te souhaite une agréable journée,

      Louise de Generation Voyage

  3. je suis interessé

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