Visiter le Mont-Noir : 7 incontournables à faire et voir

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152 m d’altitude : dans les Alpes, ça ne vaut même pas une pause. Mais dans la plaine flamande, ça change tout ! Le Mont-Noir, une commune de Saint-Jans-Cappel en Hauts-de-France, avec la frontière belge à portée de main, n’impressionne pas sur le papier. Pourtant, ce relief discret concentre des sentiers balisés, un cimetière militaire britannique, le souvenir d’enfance de Marguerite Yourcenar et des estaminets qui servent encore du potjevleesch comme au siècle dernier. Une journée pour visiter le Mont-Noir, combinée aux monts voisins, donne une autre dimension au séjour.

1. Le parc Marguerite Yourcenar, le centre de gravité du mont

Le parc Marguerite Yourcenar, Mont-Noir

Crédit photo : Flickr – bowb59

C’est ici que commence toute visite du Mont-Noir : 33 ha de parc départemental gratuit, ouvert toute l’année. Le lien avec Marguerite Yourcenar, romancière majeure auteure des Mémoires d’Hadrien et de L’Œuvre au Noir, première femme élue à l’Académie française, est direct. Elle a grandi sur ces terres familiales. Le château d’origine a été rasé pendant la Première Guerre mondiale. La villa anglo-normande qui lui a succédé accueille aujourd’hui un Centre Régional des Lettres avec des écrivains en résidence et un travail de médiation culturelle autour de l’œuvre de Yourcenar.

La villa ne se visite pas, mais les jardins et les abords sont librement accessibles. Privilégiez une venue en avril-mai si vous en avez la possibilité. Les jacinthes sauvages tapissent le sous-bois d’un bleu dense sur fond de hêtres, et c’est le moment idéal pour être ici. En été, le parc accueille des spectacles en plein air le dimanche après-midi dans le cadre des « Beaux Dimanches du Mont Noir ». Vérifiez le programme en amont si c’est ce qui vous attire.

Comptez 1h pour faire la boucle balisée du parc. Le sentier passe par un point de vue panoramique et longe le cimetière militaire allié de la Première Guerre mondiale, deux haltes qui valent le détour. Le terrain reste humide et boueux une bonne partie de l’année, chaussures de randonnée ou sneakers solides sont indispensables.

2. Les sentiers de randonnée, la vraie raison d’y monter

Sentier de randonnée près de Mont-Noir

Crédit photo : Flickr – benoit_d

Le réseau de sentiers balisés couvre l’ensemble du massif avec plusieurs circuits thématiques : nature et flore d’un côté, mémoire 14-18 de l’autre. Les circuits varient d’une heure à une demi-journée selon le niveau choisi. Par temps dégagé, les crêtes ouvrent sur la plaine flamande jusqu’en Belgique, avec le Mont des Cats visible à l’ouest. Si le temps est exceptionnellement clair, le regard porte jusqu’aux côtes de la mer du Nord. Dans un pays aussi plat, 152 m suffisent à changer complètement l’angle de vue.

La forêt mélange hêtres et châtaigniers. Au printemps, les chemins se couvrent de jacinthes sauvages sur plusieurs centaines de mètres. Le parcours passe aussi devant la Villa Marguerite Yourcenar et la grotte Notre-Dame de la Salette, avec des panneaux d’information réguliers pour contextualiser. Pour une boucle plus longue, lancez-vous depuis Saint-Jans-Cappel ou le village belge de Westouter. Le massif se pratique aussi en VTT si vous préférez.

Le terrain devient vite boueux dès qu’il pleut, et certaines montées sont assez raides. Munissez-vous de chaussures solides. Pour personnaliser votre itinéraire, l’Office de Tourisme Cœur de Flandre (à Bailleul) propose une carte de randonnée basée sur le réseau points-nœuds. Elle est payante mais s’avère vraiment utile. Ce n’est pas la Chartreuse, c’est une colline de Flandre, et c’est précisément pour ça que les panoramas surprennent.

3. La grotte Notre-Dame-de-la-Salette, une halte discrète

Construite en 1875 en grès ferrugineux, cette petite grotte artificielle se trouve dans les bois du parc Marguerite-Yourcenar. Vous la croiserez naturellement en suivant les sentiers forestiers. Certaines sources la nomment à tort Notre-Dame-de-Lourdes, un abus de langage fréquent pour ce type de sanctuaire, mais les deux appellations désignent bien le même site.

Ce n’est pas un site touristique majeur, mais un endroit pour souffler entre deux boucles de randonnée. La grotte se situe directement au bord du chemin balisé. Vous passerez devant sans effort lors de votre promenade dans le domaine. L’accès est libre, gratuit, et le calme y est garanti. On y trouve encore des fleurs, des rubans ou des intentions de prière déposés par les marcheurs. Cette pratique locale impose naturellement le silence et donne au lieu une atmosphère singulière.

4. Le cimetière militaire britannique, face à l’histoire

Le cimetière militaire britannique, Mont-Noir

Crédit photo : Flickr – bpmm

Sur le versant est du mont, le Mont Noir Military Cemetery s’impose sans prévenir. Pendant la Première Guerre mondiale, particulièrement lors de la bataille de la Lys en avril 1918, le Mont-Noir occupait une position défensive et d’observation clé. Sa hauteur en faisait un point stratégique que les états-majors se disputaient âprement, ce qui explique les pertes concentrées ici. Les troupes britanniques ont combattu sur ces pentes, et des soldats du Commonwealth reposent dans ce coin de Flandre française que beaucoup ne savaient pas situer sur une carte.

Attention à ne pas confondre les époques : les casemates et blockhaus visibles dans les bois relèvent du secteur fortifié des Flandres, érigé à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. L’accès est libre et gratuit, sans infrastructure touristique autour. Pas de panneau d’interprétation, pas de boutique, pas de visite guidée. Lisez les stèles, prenez le temps et repartez tranquillement. Passer à côté sans s’arrêter serait manquer ce que le Mont-Noir porte vraiment : une histoire qui dépasse largement la balade en forêt.

5. La frontière franco-belge, une spécificité à part entière

Télésiège à Mont-Rouge

Crédit photo : Flickr – benoit_d

Le Mont-Noir est littéralement à cheval sur deux pays. La frontière passe sur la colline et historiquement, cette position a généré une activité commerciale intense. Estaminets et boutiques profitaient des écarts de taxes sur le tabac et les alcools entre France et Belgique. Cette histoire frontalière explique en partie le caractère particulier du lieu, à la fois très flamand et difficile à ranger dans une seule identité nationale.

Aujourd’hui, vous basculez en Belgique sans presque vous en apercevoir. Les panneaux changent de langue, les paysages restent identiques. Le versant belge du mont correspond à Westouter, dans la commune de Heuvelland, et constitue un prolongement naturel de la visite. Un télésiège, le Cordoba, existe bien côté belge sur le Mont-Rouge (Rodeberg). Son exploitation est saisonnière (il ouvre de Pâques à la mi-novembre, les week-ends et tous les jours en été). Vérifiez simplement ses jours d’ouverture avant de vous y rendre.

6. Les estaminets, la cuisine flamande en vrai

Carbonnade flamande

Crédit photo : Wikimédia – avlxyz

L’estaminet n’est pas un restaurant comme les autres. C’est une taverne flamande avec des jeux anciens en bois, des tables en bois épais et une cuisine qui ne cherche pas à impressionner : elle rassasie. Commandez une carbonnade flamande, un potjevleesch ou un welsh, accompagnés d’une bière locale. Le fromage de l’abbaye du Mont des Cats, fabriqué à 10 min de là, s’y retrouve aussi, souvent en fin de repas. Les portions sont généreuses, vraiment : venez le ventre vide.

Prévoyez du temps. L’ambiance estaminet est incompatible avec l’efficacité : on arrive, on s’installe, on prend le rythme. Commander une bière d’entrée avant même de regarder la carte, c’est la bonne approche.

7. Combiner avec les monts voisins

Vue depuis le sommet du Mont des Cats

Crédit photo : Flickr – Giåm

Le Mont-Noir seul occupe une demi-journée, pas davantage. Pour construire une vraie journée, enchaînez avec le Mont des Cats à environ 15 min en voiture. La route entre les deux monts est étroite et sinueuse, souvent encombrée le week-end. Le GPS annonce moins mais tablez sur davantage. L’abbaye trappiste (dont seule l’église est accessible au public), sa boutique pour se procurer le fromage fabriqué sur place et ses vues dégagées sur la plaine en font un complément naturel. Cassel, à 30 min, ajoute une autre dimension avec son village perché, sa place centrale et son panorama à 360 degrés.

Tout se fait en voiture sans difficulté. Certains préfèrent relier les monts à vélo sur les routes vallonnées qui serpentent entre les crêtes. Le Mont-Noir se trouve à 35 à 40 min de Lille, ce qui en fait une excursion réaliste à la journée depuis la métropole. L’Office de Tourisme Cœur de Flandre propose des cartes et des itinéraires pour organiser cette boucle sans improviser.

Questions pratiques pour visiter le Mont-Noir

Comment aller au Mont-Noir ?

Le Mont-Noir se trouve à 35-40 min de Lille en voiture, via l’A25 direction Dunkerque puis la D10. La voiture est le moyen le plus logique : aucun transport en commun direct ne dessert Saint-Jans-Cappel. Depuis Paris, comptez environ 2h30 de route ou un TGV jusqu’à Lille, puis une voiture de location. Depuis Bruxelles, c’est moins d’une heure par l’autoroute.

Comment se déplacer au Mont-Noir ?

Sur place, tout se fait à pied ou à vélo. Les sentiers balisés du massif sont accessibles directement depuis les parkings du parc Yourcenar. Pour relier le Mont-Noir aux monts voisins (Mont des Cats, Cassel), la voiture reste indispensable sauf si vous êtes à l’aise sur les routes vallonnées à vélo. Des itinéraires cyclables relient les monts entre eux : l’Office de Tourisme des Monts de Flandre fournit les cartes.

Où dormir au Mont-Noir ?

Le Mont-Noir n’a pas d’hébergement sur place. La base la plus pratique reste Bailleul, à 10 min, avec plusieurs hôtels et chambres d’hôtes en centre-ville. Hazebrouck, à 20 min, offre plus de choix côté hôtellerie classique. Les amateurs d’ambiance flamande authentique préfèrent souvent les gîtes ruraux dispersés dans les Monts de Flandre, à réserver à l’avance en saison printanière.

Quelle est la meilleure période pour visiter le Mont-Noir ?

Avril et mai sont les mois idéaux, avec les jacinthes sauvages en fleur dans les sous-bois et des températures agréables pour randonner. L’été reste bien mais plus fréquenté le week-end.

Faut-il payer pour accéder au parc Yourcenar ?

Non, l’entrée du parc Marguerite Yourcenar est entièrement gratuite, toute l’année. Le parking à proximité est également libre d’accès. Aucune réservation n’est nécessaire.

Le Mont-Noir est-il adapté aux enfants ?

Oui, sans difficulté. Les sentiers courts d’une heure conviennent bien aux familles, et le parc Yourcenar offre un espace vert tranquille. Prévoyez des chaussures fermées, le terrain devient glissant après la pluie.

Y a-t-il des commerces ou supermarchés à proximité ?

Très peu sur place. Bailleul dispose de tous les commerces nécessaires, dont des supermarchés et boulangeries. Emportez vos provisions avant de monter si vous comptez pique-niquer sur les crêtes.

Carte des hôtels et logements - Hauts de France
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Depuis ma jeunesse, j'ai toujours été attiré par l'univers du tourisme et l'expérience de vivre à l'étranger. Alors, après avoir visité plus d'une trentaine de pays, j'ai décidé de m'installer dans un village au Sénégal en 2019 où j'ai la chance de vivre de ma passion pour les voyages.

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