Visiter Landmannalaugar : 8 incontournables à faire et voir (Islande)
Landmannalaugar ne ressemble à rien d’autre en Islande, et ce n’est pas un compliment vague : c’est une réalité géologique. Des montagnes de rhyolite rouge et jaune, un champ de lave du XVe siècle, des sources géothermales à 38 °C, le tout posé en plein milieu des hautes terres. Cette région du sud de l’Islande est accessible uniquement en 4×4 ou en bus tout-terrain entre mi-juin et mi-septembre. Voici ce qu’il faut vraiment y faire, sans perdre de temps ni rater l’essentiel.
1. Se baigner dans la source géothermale

Crédit photo : Flickr – ottoeinars
La source géothermale est généralement la première étape en arrivant au camp. Une rivière chaude d’origine volcanique se mélange à un cours d’eau froid pour créer un bassin naturel dont la température oscille entre 36 et 40°C. Si l’accès à l’eau est gratuit, les visiteurs à la journée doivent s’acquitter d’une taxe d’environ 600 ISK (environ 4 €) pour utiliser les vestiaires et sanitaires du camping. L’aménagement se résume à un ponton en bois et à ces blocs sanitaires de base.
Prévoyez maillot, serviette et tongs, et évitez le milieu de journée quand les bus déversent leurs groupes. Tôt le matin ou en soirée, le bassin se vide de la foule et permet de profiter des montagnes multicolores en arrière-plan sans être bousculé. Notre recommandation : prenez une douche soignée après la baignade. Des cas de parasites causant des démangeaisons (puces de canard) sont régulièrement signalés dans ces eaux.
2. Explorer le champ de lave de Laugahraun

Crédit photo : Flickr – raspeguy
La coulée de lave de Laugahraun remonte au XVe siècle, probablement autour de 1477. Toutefois, les sources scientifiques islandaises s’accordent sur une fourchette plutôt que sur une date précise. La boucle classique fait 4,3 km et se parcourt en 1h30 à 2h depuis le camp. Les sentiers sont balisés et le niveau est accessible à tous. Le contraste entre la lave noire, les mousses vert fluo et les montagnes de rhyolite en arrière-plan vaut clairement le temps investi.
Repérez les éclats d’obsidienne dans la roche. Ce verre volcanique naturel se distingue nettement de la rhyolite environnante (et non du basalte, très rare dans cette zone précise). Beaucoup de visiteurs passent à côté, trop pressés de grimper vers les sommets. C’est une erreur ! Laugahraun offre une lecture concrète du volcanisme islandais, sans effort physique important, en moins de 2h. Même avec une journée courte et peu de temps, intégrez cette balade à votre visite.
3. Grimper le Brennisteinsalda

Crédit photo : Flickr – Martin Ystenes
Le Brennisteinsalda, surnommé la Vague de Soufre, présente des pentes qui passent du rouge brique au jaune soufre en quelques mètres, avec des fumerolles actives en pleine montagne. L’odeur de soufre est très marquée, elle fait partie du décor. La boucle classique fait 6,5 km pour 2 à 3h de marche, avec 300 m de dénivelé positif accessibles à un randonneur régulier. Le balisage est clair depuis le camp de base, et le sommet offre une vue dégagée sur les champs de lave et les montagnes de rhyolite.
Cette boucle standard intègre déjà naturellement la traversée du champ de lave de Laugahraun et le canyon de Grænagil. Planifiez plutôt une grosse demi-journée si vous décidez d’enchaîner avec l’ascension du mont voisin Bláhnúkur, pour une randonnée complète d’environ 10 km. Chaussures de randonnée montantes obligatoires, le sol autour des fumerolles reste meuble et instable.
La météo islandaise bascule vite ici, même en plein mois d’août. Vent, pluie et brouillard s’installent parfois en quelques minutes, prévoyez un équipement multicouche. Partez tôt, idéalement avant 9h30, pour devancer les groupes en bus qui débarquent de Reykjavik en milieu de matinée.
4. Monter au Bláhnúkur

Crédit photo : Flickr – MorBCN
Comptez 2h30 à 3h aller-retour pour 340 m de dénivelé sur terrain meuble : les pentes de cendres gris-bleu ne pardonnent pas les baskets. Bláhnúkur, « pic bleu » en islandais, est l’une des ascensions les plus exigeantes du secteur. La montée est raide et le sol glisse par endroits. Mais le sommet à 940 m d’altitude offre un panorama à 360° sur les montagnes de rhyolite, les coulées de lave et, par temps parfaitement dégagé, une vue sur le Mýrdalsjökull et le Torfajökull en arrière-plan.
La plupart des randonneurs enchaînent avec la boucle de Brennisteinsalda dans la foulée, pour une journée bien remplie. Si c’est votre plan, attaquez le Bláhnúkur en premier, tant que les jambes sont encore fraîches. Le sentier est balisé avec des poteaux jaunes : suivez bien cette couleur avant de partir, les embranchements avec les itinéraires rouges ou verts prêtent à confusion.
Des chaussures de randonnée à tige haute sont indispensables. Si la météo tourne en cours de montée, faites demi-tour sans hésiter. Pluie et neige au sommet en pleine journée d’été, ce n’est pas rare ici. Le terrain instable devient vite dangereux par vent fort ou visibilité réduite.
5. La boucle Laugahraun – Brennisteinsalda – Grænagil

Crédit photo : Flickr – Mateja
C’est l’itinéraire à privilégier si vous n’avez qu’une demi-journée sur le site. La boucle enchaîne le champ de lave de Laugahraun, les zones géothermiques autour du mont rhyolitique Brennisteinsalda et le canyon étroit de Grænagil aux roches vertes. Comptez environ 6,5 km et 2 à 3h de marche, pour un niveau accessible (300 m de dénivelé positif). L’intérêt de cet itinéraire réside dans sa densité : en peu de temps, vous traversez trois types de paysages radicalement différents.
Partez tôt, idéalement avant 10h et l’arrivée des bus, pour profiter des sentiers sans la foule. Emportez de l’eau et de la nourriture, il n’y a aucun point de ravitaillement en route. Prévoyez des couches imperméables, la météo islandaise peut basculer en quelques minutes, même en plein mois de juillet.
6. Le lac de cratère Ljótipollur

Crédit photo : Flickr – Ramón Durán
Son nom signifie « vilain étang » en islandais. Pourtant les faits prouvent l’inverse ! Les parois du cratère sont formées de scories rouge brique et l’eau affiche un bleu profond. Le contraste des teintes ressort particulièrement sous un ciel dégagé. Le tour complet sur la crête s’effectue en 1h30. La montée depuis le parking est courte mais raide, sans nécessiter de matériel technique si le terrain est sec.
En matière d’accès au site, la route F208 exige déjà un véhicule tout-terrain. Mais la courte piste finale qui monte au cratère est extrêmement ravinée. Un vrai 4×4 avec une bonne garde au sol est obligatoire. Si vous roulez avec un petit SUV de location, garez-vous en bas à l’intersection et terminez à pied pour éviter d’abîmer le châssis. Prévoyez cet arrêt sur votre trajet aller ou retour de Landmannalaugar pour optimiser votre temps de route.
7. Partir sur le Laugavegur (ou juste en voir le début)

Crédit photo : Flickr – Bill Badzo
Landmannalaugar est le point de départ du Laugavegur, 55 km de trek jusqu’à Þórsmörk en 3 à 4 jours. Les refuges se réservent des mois à l’avance sur le site de FÍ, la Fédération islandaise de randonnée. Sachez que les places s’envolent dès l’ouverture des réservations en hiver.
Même sans attaquer le trek complet, la première portion vers le refuge de Hrafntinnusker vaut le déplacement : fumerolles d’altitude, champs de neige persistants et roches d’obsidienne. Comptez 24 km aller-retour avec 470 m de dénivelé positif. Prévoyez couches imperméables et eau, il n’y a aucun ravitaillement sur le sentier.
8. Passer la nuit sur place

Crédit photo : Flickr – Bill Badzo
Une fois les bus repartis vers 18h, Landmannalaugar devient un autre endroit. Le silence revient, la lumière rasante écrase les montagnes de rhyolite dans des tons orange et rouge, et vous comprenez pourquoi certains reviennent chaque année. En fin de saison (août et septembre), les nuits dégagées offrent des conditions sérieuses pour observer les aurores boréales.
Deux options pour dormir sur place : le camping (tentes et véhicules 4×4 aménagés, sanitaires basiques) ou le refuge géré par la Fédération islandaise de randonnée (la FÍ), avec dortoirs et cuisine commune. Réservez le refuge plusieurs mois à l’avance sur le site de la FÍ, les places partent dès l’ouverture des réservations en hiver. Notre avis : prévoir deux nuits permet d’enchaîner les randonnées sans courir.
Questions pratiques pour votre voyage à Landmannalaugar
Comment aller à Landmannalaugar ?
L’avion est le seul accès réaliste depuis la France. Des vols directs relient Paris-CDG à Reykjavik Keflavik en 3h15, opérés par Air France, Icelandair et easyJet. Comparez les tarifs sur notre comparateur de vol pour trouver les meilleures options selon vos dates.
Depuis Reykjavik, Landmannalaugar se trouve à environ 180 km, soit 3h30 à 4h de route. Deux options : louer un 4×4 et emprunter la piste F208, ou prendre un bus tout-terrain avec Reykjavik Excursions ou Trex, qui assurent des liaisons quotidiennes en saison depuis Reykjavik et Hella. Sans 4×4, le bus est la seule option sérieuse.
Comment se déplacer à Landmannalaugar ?
Une fois sur place, tout se fait à pied. Le camp de base est le point de départ de toutes les randonnées, et les sentiers principaux démarrent à moins de 10 min à pied les uns des autres.
Pour rejoindre des sites isolés comme le cratère Ljótipollur, un 4×4 est nécessaire. Si vous êtes arrivé en bus, vous n’avez pas accès à ces points sans un détour organisé. La question de la voiture se pose donc avant le site, pas sur place. Sans 4×4, vous resterez dans le périmètre du camp, ce qui couvre déjà l’essentiel, mais exclut quelques variantes. Notre conseil : louez un 4×4 depuis Reykjavik si votre budget le permet, comptez 80 à 120 € par jour selon la saison.
Où dormir à Landmannalaugar ?
Le camp de base de Landmannalaugar est la seule option d’hébergement sur le site même, et c’est aussi notre recommandation si vous voulez profiter des randonnées dès l’aube avant l’arrivée des bus.
Le refuge géré par la Fédération islandaise de randonnée (FÍ) propose des dortoirs à environ 80 € par nuit. Le camping adjacent accepte les tentes pour autour de 20 € par personne. Réservation indispensable dans les deux cas via le site de FÍ, les places disparaissent plusieurs mois à l’avance pour juillet et août. Dormir à Hella (à 1h30) est une alternative moins chère, mais vous prive du site au petit matin.
Questions fréquentes sur Landmannalaugar
Quel budget prévoir pour un séjour de deux jours à Landmannalaugar ?
Tablez sur 150 à 250 € par personne pour deux jours à Landmannalaugar, hors vols et location de véhicule. Le camping revient à environ 20 € la nuit, le refuge à 80 €. Le bus depuis Reykjavik (aller-retour avec Reykjavik Excursions ou Trex) coûte autour de 90 €. Les randonnées sont gratuites. Le principal poste de dépense reste le 4×4, si vous choisissez de conduire.
Combien de jours faut-il prévoir pour visiter Landmannalaugar correctement ?
Deux jours pleins sont le minimum pour ne pas subir Landmannalaugar à la va-vite. Le premier jour, visez Brennisteinsalda et la source géothermale. Le deuxième, optez poue Bláhnúkur ou la boucle longue vers Grænagil. Un séjour à la journée est faisable, mais frustrant. Les bus arrivent en milieu de matinée et repartent en début d’après-midi, ce qui laisse moins de 4h sur place. Passer une nuit change radicalement l’expérience.
Peut-on visiter Landmannalaugar sans 4×4 et sans voiture de location ?
Oui, Landmannalaugar est accessible sans 4×4 grâce aux bus tout-terrain de Reykjavik Excursions et Trex, qui roulent chaque jour en saison depuis Reykjavik et Hella. La quasi-totalité des randonnées du site, y compris Bláhnúkur et Brennisteinsalda, se fait à pied depuis le camp. Seul le cratère Ljótipollur reste difficile d’accès sans véhicule. Le bus est une option totalement viable, à condition de réserver tôt, les places se remplissent vite en juillet.
Faut-il réserver les refuges de Landmannalaugar très longtemps à l’avance ?
Réserver le refuge de Landmannalaugar au moins 3 à 4 mois à l’avance pour juillet et août est indispensable. Les dortoirs gérés par la Fédération islandaise de randonnée (FÍ) affichent complet très tôt chaque saison. Le camping en tente est un peu plus souple, mais se remplit rapidement aussi. Les réservations s’effectuent uniquement sur le site officiel de FÍ. Arriver sans réservation en plein été en espérant trouver une place est une erreur qui se paie cher, littéralement.
Quelles sont les erreurs les plus fréquentes des visiteurs à Landmannalaugar ?
L’erreur la plus courante est de sous-estimer la météo. En juillet, il peut neiger. Partir en randonnée avec des baskets et une veste légère est la meilleure façon de gâcher son séjour, voire de se mettre en danger. La deuxième erreur : s’approcher des zones géothermiques sans respecter les balisages. Le sol peut être brûlant à quelques centimètres sous une surface d’apparence solide. Vérifiez l’état des routes chaque matin sur road.is avant tout déplacement en 4×4.
Vaut-il mieux visiter Landmannalaugar en juillet ou en septembre ?
Notre recommandation va clairement à fin août, début septembre. Le site est moins fréquenté qu’en juillet, la lumière rasante en fin de journée rend les montagnes de rhyolite encore plus saisissantes, et les premières aurores boréales peuvent apparaître la nuit. En juillet, les bus déversent plusieurs centaines de visiteurs par jour au même moment. La météo est légèrement plus capricieuse en septembre, mais l’expérience gagne nettement en qualité. Évitez la dernière quinzaine de septembre : certains bus cessent de circuler.
Carte des hôtels et logements - Islande