Le canal des Pangalanes à Madagascar

Le canal des Pangalanes est un canal de l’Est de Madagascar qui relie Farafangana à Tamatave, une ville portuaire constituant son débouché.
La côte Est de Madagascar est plein de surprises. Cette partie de l’île étant une région humide, elle regorge de fleuves, lacs et plaines marécageuses entourés de mille et un végétaux rares, introuvables nulle part ailleurs. Pour découvrir ces merveilleux sites touristiques, il suffit d’emprunter le canal des Pangalanes, un long chenal d’environ 450 km qui permet de passer d’une ville côtière à une autre.
Un long canal aménagé
Initialement, le canal des Pangalanes a été aménagé afin de relier entre eux de nombreux villages sis en pleine forêt et pour permettre l’évacuation des produits d’exportation comme la vanille, le girofle et le café vers les villes côtières. Grâce à ce cours d’eau façonné des mains de l’Homme, fleuves, lacs et plaines marécageuses sont devenus facilement navigables. Partir à la découverte de hameaux pittoresques enfouis en plein milieu de forêt de ravinala, palétuviers, pandanus et raphias est à la portée de tous.
Crédit photo: Wikimedia – Hardscarf
Un circuit de découverte
Aujourd’hui, le canal des Pangalanes relie la ville de Mananjary située au sud Est de Madagascar à Toamasina, le premier port de la grande île. Au fil de l’eau, la distance entre ces deux agglomérations est de 450 km. Avec une vitesse de 10 km à l’heure, le voyage à bord d’une embarcation légère (chaland ou canot à moteur) prend en moyenne 1 semaine. Cette infrastructure fluviale permet largement aux voyageurs d’admirer les faunes et flores endémiques de la région.
Durant un périple tout le long du canal des Pangalanes, il est fréquent d’apercevoir une bande de sifaka (lémuriens) ou d’observer les nombreuses orchidées qui participent à la richesse naturelle de l’Est malgache. Accoster dans les villages longeant le canal vous plonge dans le quotidien des habitants. Vous pourrez y découvrir un artisanat local varié : vanneries en raphia, colliers et bracelets confectionnés à la main, petits objets façonnés à partir de matières naturelles. Si vous souhaitez acheter un souvenir, privilégiez un prix juste et respectueux du temps de travail nécessaire à sa réalisation. N’hésitez pas à échanger avec l’artisan pour comprendre son savoir-faire : c’est souvent ce dialogue qui donne le plus de sens à votre achat.
Crédit photo principale : Wikimedia – Hardscarf

Par Sylvie Rédigé le 17/02/2026 à 6h43
les « autochtones » vous remercient grandement de dire clairement aux touristes de ne leur donner qu’une « bouchée de pain » pour la confection d’objets qui ont pris plusieurs heures au moins à être réalisés….