10 anecdotes à connaître sur le château d’Édimbourg

avatar
Réservez vos billets pour le château d'Édimbourg Voir les offres

Le château d’Édimbourg attire chaque année près de 2 millions de visiteurs. La plupart repartent avec des photos depuis les remparts et un vague souvenir des joyaux de la Couronne. Peu savent qu’ils ont marché sur un bouchon volcanique vieux de 340 millions d’années, au-dessus de tunnels où un cornemusiste a disparu, dans un bâtiment truffé de trous d’espionnage bouchés à la demande du KGB. À travers ces anecdotes, vous verrez que le château d’Édimbourg est dense, parfois bizarre, toujours plus complexe qu’il n’y paraît.

Il est bâti sur un volcan éteint

Château d'Édimbourg, Écosse

Castle Rock n’est pas un rocher comme les autres. Il s’agit d’un neck volcanique, c’est-à-dire la cheminée de lave solidifiée d’un ancien volcan, issu d’une éruption survenue il y a environ 340 millions d’années. Les glaciations successives ont érodé tout ce qui l’entourait, laissant cette colonne de roche dure en saillie. Les falaises qui en résultent plongent à 80 m côté nord et est, rendant toute attaque frontale à peu près impossible sans équipement de siège sérieux.

C’est la géologie qui explique l’occupation continue du site depuis l’âge du bronze. La roche a fait le travail à la place des architectes pendant des millénaires. Quand vous vous tenez au sommet et regardez la ville d’Édimbourg en contrebas, vous vous positionnez sur une ancienne cheminée volcanique, taillée et polie par des millénaires de glaciation.

La forteresse la plus assiégée de Grande-Bretagne

Le château a été assiégé au moins 23 fois, ce qui en fait la forteresse la plus attaquée du Royaume-Uni. Cette position stratégique entre l’Écosse et l’Angleterre en a fait un enjeu constant pendant les guerres d’indépendance, changeant de mains à répétition.

Le paradoxe est là : un site réputé imprenable qui a pourtant été pris des dizaines de fois. La position géologique était un avantage décisif, mais elle n’a pas suffi. Cela relativise pas mal le mythe de la forteresse invincible qu’on associe au château à première vue.

Un coup de canon tous les jours à 13h (pas à midi)

Château d'Édimbourg, Écosse

Le One O’Clock Gun retentit chaque jour à 13h précises depuis 1861, sauf le dimanche, le Vendredi Saint et Noël. Si vous visitez le château à cette heure-là, vous sursauterez, c’est garanti, même en sachant que ça va arriver. L’origine de cette tradition est purement utilitaire. Elle permettait aux navires dans le Firth of Forth de synchroniser leurs chronomètres de navigation.

Le détail qui fait tout : la tradition a été fixée à 13h (1 pm), et non à midi, pour économiser de la poudre. Un coup au lieu de douze. C’est une décision de comptable militaire qui est devenue l’une des traditions les plus connues d’Édimbourg. Vérifiez votre programme si vous venez un dimanche ou un jour férié.

Les joyaux de la Couronne ont été oubliés pendant un siècle

Les Honours of Scotland se composent de la couronne, le sceptre et l’épée d’État. Ce sont les plus anciens joyaux de la Couronne du Royaume-Uni. Après l’Acte d’Union de 1707, ils ont été enfermés dans un coffre dans une pièce scellée du château et littéralement oubliés pendant plus de 100 ans. C’est Walter Scott, un poète, écrivain et historien, qui les redécouvre en 1818.

Prenez le temps de mesurer l’absurdité de la situation. Les objets les plus symboliquement chargés d’Écosse furent perdus par négligence administrative pendant un siècle entier. Ces secrets du château d’Édimbourg sont aujourd’hui visibles dans la Crown Room, qui est souvent l’espace le plus chargé en monde du château. Attendez-vous à une certaine attente, surtout en haute saison.

La Pierre du Destin, « rendue » sous conditions

La Pierre de Scone est un bloc de grès sur lequel étaient sacrés les rois d’Écosse depuis des siècles. Elle a été emportée par Édouard Ier d’Angleterre en 1296 et placée sous le trône de couronnement à Westminster. Cet objet précieux n’a été officiellement rendu à l’Écosse qu’en 1996, soit 700 ans plus tard. Mais avec une clause explicite : elle doit retourner à Londres pour chaque couronnement, comme ce fut le cas pour Charles III en 2023.

« Rendue » est donc un grand mot. L’Écosse la détient par défaut, entre deux couronnements. Vous pouvez la voir aujourd’hui au château, aux côtés des Honours of Scotland dans la Crown Room. Le ticket d’entrée tourne autour de 19 à 22 £ selon la saison, et il inclut l’accès au National War Museum.

La chapelle la plus ancienne d’Édimbourg tient dans 15 mètres carrés

La chapelle Sainte-Marguerite, château d'Édimbourg

Shutterstock – PrakichTreetasayuth

La chapelle Sainte-Marguerite, construite vers 1130 par David Ier en mémoire de sa mère, est le plus vieux bâtiment encore debout dans les limites de l’ancienne ville d’Édimbourg. Elle mesure environ 5 m sur 3. Beaucoup de visiteurs passent devant sans la remarquer, attirés par les canons et les remparts.

Elle a survécu à la destruction ordonnée par Robert Bruce en 1314, qui voulait raser le château pour que les Anglais ne puissent plus l’utiliser comme base. Toutes les fortifications sont tombées et seule cette chapelle a été épargnée. Prenez 2 min, pour entrer, même si la foule vous pousse vers autre chose.

Un éléphant a vécu dans les écuries du château

En 1838, le 78e régiment de Highlanders rentre du Sri Lanka avec une mascotte assez peu conventionnelle pour une forteresse écossaise. Un éléphant vivait dans les écuries et officiait comme chef de fanfare du régiment. Ce n’est pas une légende, c’est documenté, et les preuves sont au National War Museum.

Les doigts de pieds de l’animal y sont conservés aujourd’hui. Le musée est inclus dans votre billet d’entrée, ce serait dommage de passer à côté. Ce type d’anecdote sur le château d’Édimbourg dit quelque chose de concret sur ce qu’était la vie militaire dans la forteresse, bien loin des reconstitutions figées qu’on imagine.

Des prisonniers de guerre ont gravé leurs noms dans les portes

Château d'Édimbourg, Écosse

Les casemates du château ont servi de prison à des milliers de prisonniers de guerre. Il y avait notamment des marins français pendant les guerres napoléoniennes, et des Américains pendant la guerre d’Indépendance. On peut encore voir leurs gravures dans le bois des portes des cellules : noms, dates, et au moins un drapeau américain clairement identifiable.

Le fait le plus glaçant dans les archives : le plus jeune prisonnier recensé avait 5 ans. Ces gravures sont parmi les traces les plus directes et les plus humaines que le château conserve. Elles méritent plus d’attention que les canons du parapet.

Jacques IV espionnait ses courtisans, le KGB a bouché ses trous

Au XVIe siècle, des petits trous ont été percés dans les murs du Grand Hall. Sa construction correspond au règne de Jacques IV qui cherchait à surveiller les conversations des courtisans à leur insu. Ces ouvertures sont restées en place pendant des siècles, traversant les règnes, les sièges et les restaurations sans que personne ne juge utile de les reboucher.

Jusqu’en 1985. Lors de la visite de Mikhaïl Gorbatchev au Royaume-Uni, devenu Secrétaire général du Parti communiste soviétique en mars de cette même année, le KGB a exigé qu’ils soient bouchés, estimant qu’ils pouvaient servir à espionner le dirigeant soviétique. La paranoïa d’un roi médiéval a donc rencontré celle du renseignement soviétique dans le même mur. C’est une des anecdotes les plus souvent citées sur le château d’Édimbourg, et l’une des plus difficiles à inventer.

Un cornemusiste a disparu dans les tunnels sous le Royal Mile

Royal Mile Edimbourg

La légende du fantôme du château d’Édimbourg fait partie des anecdotes les plus connues. Elle raconte qu’un jeune musicien a été envoyé explorer les tunnels souterrains reliant le château au Royal Mile, en jouant de la cornemuse pour que les gens en surface puissent suivre sa progression. La musique s’est arrêtée au milieu du Royal Mile, et le garçon n’est jamais réapparu.

C’est une légende, pas un fait historique vérifié, et il faut le dire clairement. Mais elle est ancrée dans la culture locale depuis des siècles. D’ailleurs, les ghost tours nocturnes en font aujourd’hui l’un de leurs axes principaux de visite. Cette anecdote révèle la relation que le château d’Édimbourg entretient avec ses propres profondeurs, physiques et imaginaires.

Plus d'inspiration

Depuis ma jeunesse, j'ai toujours été attiré par l'univers du tourisme et l'expérience de vivre à l'étranger. Alors, après avoir visité plus d'une trentaine de pays, j'ai décidé de m'installer dans un village au Sénégal en 2019 où j'ai la chance de vivre de ma passion pour les voyages.

0 Commentaire(s)
Laisser un commentaire

Generation Voyage Logo
Se connecter
Mot de passe oublié ?

Pas encore de compte ?

Generation Voyage Logo
Réinitialiser votre mot de passe

Créer un compte | Se connecter

Generation Voyage Logo
Réinitialiser votre mot de passe

Créer un compte | Se connecter

Generation Voyage Logo