Visiter les Highlands : 9 incontournables à faire et voir (Écosse)
Les Highlands couvrent un tiers de l’Écosse et tiennent dans très peu de photos qui circulent sur internet. Derrière Glen Coe et l’île de Skye, il y a des centaines de kilomètres de routes étroites, des distances que Google Maps sous-estime systématiquement, et des spots quasi déserts à 2h des parkings bondés. Cet article couvre 9 étapes clés, dans un ordre qui suit une logique de road trip depuis Édimbourg vers le nord-ouest.
1. Glen Coe

Crédit photo : Flickr – Bernard Blanc
Glen Coe est le premier grand choc visuel des Highlands, à environ 2h30 d’Édimbourg via l’A82. La route traverse directement les massifs : le Buachaille Etive Mòr, pyramide de roche qui s’impose dès le virage, les Three Sisters souvent plongées dans la brume, et la Lagangarbh Hut, petite maison blanche au pied des falaises, visible depuis le parking d’Altnafeadh sur l’A82. Arrivez tôt le matin ou en fin d’après-midi : les cars de touristes envahissent les parkings en milieu de journée.
Avant de repartir, faites une halte au Glencoe Visitor Centre. L’exposition retrace le Massacre de Glencoe de 1692, où 38 membres du clan MacDonald furent assassinés par des soldats gouvernementaux qu’ils hébergeaient. Cela recontextualise le lieu et lui donne un poids historique concret. Pour aller au-delà des photos depuis la route, la randonnée de la Lost Valley est une option à considérer. Mais veillez à ne pas la sous-estimer : le sentier implique de traverser la rivière Coe. Et après les pluies fréquentes de la région, ce passage peut devenir sérieusement compliqué.
Le terrain dans le couloir d’accès est glissant et exposé, comptez 2 à 3h aller-retour par beau temps, et réservez-la aux marcheurs équipés. Les cerfs y apparaissent à l’aube et au crépuscule. Si on devait choisir une vraie ascension, visez le Pap of Glencoe (4 à 5h aller-retour avec une montée raide sur un terrain souvent boueux). Mais la vue sur le Loch Leven justifie l’effort. Prévoyez large sur votre timing : on s’arrête très souvent sur le bas-côté et la zone retient facilement une demi-journée.
2. Fort William et Glen Nevis

Crédit photo : Flickr – Tatters ✾
Fort William n’a rien d’un village de carte postale. C’est une ville fonctionnelle, avec un centre-ville qui cumule fast-foods et boutiques de souvenirs. Il vaut mieux le savoir avant d’arriver ! Si l’atmosphère vous importe autant que la logistique, des bases comme Spean Bridge ou Kinlochleven offrent un cadre nettement plus agréable pour le même accès géographique. Fort William reste néanmoins utile pour le ravitaillement, les hébergements et le départ des activités.
Depuis Fort William, le Jacobite Steam Train relie Mallaig en longeant le viaduc de Glenfinnan. Réservez vos places longtemps à l’avance, elles partent en quelques jours en haute saison. Derrière la ville, la vallée de Glen Nevis mérite un arrêt à part entière. La gorge inférieure, accessible à pied en 20 min depuis le parking supérieur, est spectaculaire. Pourtant, elle s’avère souvent ignorée au profit du sentier vers Steall Falls (120 m de haut). Ce dernier est accessible après environ 1h30 de marche aller-retour sur un sentier rocailleux.
Le Ben Nevis domine le secteur à 1 345 m. Comptez 7 à 9h aller-retour pour le sommet, très souvent plongé dans le brouillard. Surtout, ne partez pas sans un véritable équipement de montagne ! Si vous campez au pied de la vallée, plusieurs sentiers partent directement du site. Attention à la confusion, aucune navette ni télécabine ne permet de gagner de l’altitude dans le Glen Nevis. La célèbre installation mécanique de Nevis Range se situe plus au nord, sur le mont Aonach Mor. Préparez aussi un budget spécifique pour les parkings du secteur, qui sont payants toute l’année.
3. Glenfinnan

Shutterstock — Pajor Pawel
À 30 min à l’ouest de Fort William, Glenfinnan mérite l’arrêt pour une raison très concrète. Le viaduc de Glenfinnan, 21 arches de béton qui enjambent la vallée sur 381 m, est traversé jusqu’à quatre fois par jour en haute saison par le Jacobite Steam Train. Le point de vue se mérite un peu ! Montez le sentier depuis le parking (10 à 15 min de marche), et installez-vous 45 min avant le passage du train pour choisir votre cadrage.
Sachez-le clairement : le trajet en lui-même est bondé. Le train passe sur le viaduc en moins de 2 min, et l’essentiel de l’expérience se vit depuis la colline, pas à bord. En haute saison, la foule est réelle et les meilleurs spots partent vite. Le Jacobite ne circule qu’à certaines périodes de l’année (généralement d’avril à octobre), vérifiez les horaires avant de venir. Mais sachez que des trains classiques passent régulièrement sur le viaduc le reste du temps.
En contrebas du viaduc, le Loch Shiel s’étire en silence sur des kilomètres. Le Monument de Glenfinnan rappelle que c’est ici que Charles-Édouard Stuart leva son étendard et lança le soulèvement jacobite de 1745. L’entrée est payante pour monter, la vue depuis le bas est gratuite. Depuis la hauteur, la perspective sur le loch et les montagnes est nettement plus saisissante qu’au pied du monument. Glenfinnan n’est pas une étape longue, mais on ne la survole pas pour autant. Une boucle de randonnée est possible sur place, avec un retour par la gare. Arrivez tôt le matin pour éviter les cars de tourisme et capter la lumière avant que la vallée se remplisse.
4. Le château d’Eilean Donan

Crédit Photo : Shutterstock / Henner Damke
Posté à la jonction de trois lochs marins, Eilean Donan est l’un des châteaux les plus photographiés d’Écosse. Construit au XIIIe siècle pour repousser les Vikings, détruit par la marine anglaise en 1719, puis laissé en ruines pendant 2 siècles avant d’être entièrement reconstruit au début du XXe siècle, le bâtiment actuel est donc une reconstruction, ce que beaucoup ignorent. L’extérieur suffit amplement à justifier l’arrêt : pont de pierre, reflets dans le loch, montagnes en arrière-plan.
L’intérieur est décevant, reconstruction du XXe siècle oblige. Mais les abords méritent qu’on s’y attarde, surtout au lever du soleil ou sous la pluie d’automne, quand la jonction des trois lochs prend une toute autre dimension. L’étape s’intègre naturellement sur la route vers l’île de Skye, à environ 15 min du pont de Skye. Mais comptez davantage en haute saison sur les routes à voie unique. C’est une halte, pas une destination : ne prévoyez pas un détour majeur uniquement pour le château.
5. L’île de Skye

Crédit photo : Shutterstock – Jaroslav Sekeres
Skye est reliée au continent par un pont, mais prenez en compte les distances. Depuis Eilean Donan, il faut environ 15 min pour atteindre la côte de l’île par temps clair, davantage en haute saison. Réservez votre hébergement à Portree plusieurs mois à l’avance en été. L’île est saturée en juillet-août, les prix s’envolent et les parkings débordent.
L’Old Man of Storr (1h30 aller-retour depuis l’A855) vaut le détour, mais arrivez avant 8h si vous voulez éviter les cars. Les Fairy Pools dans Glen Brittle sont désormais gérées en flux contrôlé avec parking payant et sentier balisé. En haute saison, l’expérience ressemble davantage à une file d’attente qu’à une découverte sauvage, tempérez vos attentes.
Neist Point reste notre spot préféré sur l’île : une pointe rocheuse qui s’avance dans l’Atlantique, un phare de 1909, des falaises verticales. La balade fait 2,5 km aller-retour. Baleines de Minke, dauphins et pygargues à queue blanche y sont régulièrement observés. Venez en avril ou en septembre pour retrouver une version moins fréquentée de Skye. Vous bénéficierez des mêmes paysages avec deux fois moins de monde.
6. La route Bealach na Bà et Applecross

Shutterstock : Helen Hotson
Le Bealach na Bà grimpe jusqu’à 20 % de pente sur 9 km de lacets serrés, sans parapets, avec la montagne d’un côté et le vide de l’autre. Les camping-cars et caravanes y sont fortement déconseillés, des panneaux le précisent à l’entrée. Par mauvais temps ou en hiver, la route ferme sans préavis.
Un point souvent mal compris sur les routes à voie unique : les espaces de croisement (passing places) se trouvent des deux côtés de la chaussée. La règle est de toujours rester à gauche. Si l’espace est à droite, arrêtez-vous sur votre voie pour laisser le véhicule en face l’utiliser. C’est valable ici comme sur toutes les single-track roads des Highlands.
Au sommet, la vue porte sur l’île de Skye, les lochs et l’Atlantique. En bas, Applecross Bay est un village de pêcheurs face à Skye, au calme, où les langoustines pêchées localement méritent un arrêt au pub du village. Si la montée vous semble trop engagée, prenez la route côtière depuis Shieldaig : panoramas sur la mer, conduite accessible, aucun compromis sur le paysage. Juste après, le massif de Torridon plaira aux randonneurs sans avoir à partager le sentier avec la moitié des touristes de Glen Coe.
7. Le Loch Ness et Inverness

Crédit photo : Shutterstock – Botond Horvath
Le Loch Ness s’étire sur 37 km d’eaux sombres et opaques, colorées par les dépôts de tourbe. Nessie restera introuvable, mais l’atmosphère est bien réelle. Privilégiez la rive sud (B852) plutôt que la rive nord. La route est plus calme, plus sauvage, et donne une lecture honnête du loch. Le château d’Urquhart, en ruines sur un promontoire, offre le meilleur angle sur l’étendue du lac. Il est très fréquenté, payant, mais vaut l’arrêt.
Dans les environs du loch, les Highland Coos attirent l’attention. Ces vaches aux longues cornes et à la frange broussailleuse sont l’emblème des Highlands. On les croise souvent dans les champs en bord de route. Ne prévoyez aucune friandise pour les nourrir : la nourriture humaine ou inadaptée met leur santé en danger. Contentez-vous de les photographier à distance.
À 8 km d’Inverness, le champ de bataille de Culloden mérite une vraie halte. En 1746, les troupes britanniques y écrasent les clans jacobites. C’est la dernière grande bataille menée sur le sol britannique. Le site reste sobre et le centre d’interprétation très documenté. L’atmosphère y demeure particulièrement pesante. Pour comprendre les Highlands actuels, Culloden apporte une première réponse. Les Highland Clearances du XIXe siècle complètent cette histoire. Elles ont chassé des dizaines de milliers de familles de leurs terres. Les propriétaires voulaient notamment développer l’élevage ovin et les domaines de chasse. Le paysage actuel porte encore les traces de ces bouleversements.
8. Le parc national des Cairngorms

Shutterstock – Jaroslav Sekeres
La plupart des itinéraires dans les Highlands foncent vers la côte ouest et oublient complètement les Cairngorms. Saviez-vous que c’est le plus grand parc national du Royaume-Uni ? Son ambiance tranche radicalement avec le reste : plateaux ouverts, forêts de pins calédoniens, villages en pierre grise. Le Speyside déborde sur le parc et concentre certaines des distilleries les plus connues d’Écosse, dont Glenfiddich, Cardhu, Glenfarclas ou Aberlour, toutes visitables avec des ambiances très différentes.
La distillerie The Glenlivet est l’une des plus accessibles pour une première visite avec dégustation (réservation conseillée en haute saison). Un troupeau d’environ 150 rennes vit en semi-liberté autour de Glenmore, mais leur observation n’est pas garantie en balade libre. Une visite guidée depuis le Reindeer Centre maximise les chances de les croiser. Notez toutefois que la marche pour atteindre le troupeau sur le plateau peut faire 5 à 6 km aller-retour sur terrain ouvert, par tous les temps.
Si vous cherchez à fuir les spots saturés de Skye ou de Glen Coe, les Cairngorms offrent exactement ça : de l’espace, peu de monde, et une lumière d’automne sur les landes qui vaut le détour. Le domaine de Tomintoul et Glenlivet, au sein du parc, est classé Dark Sky Park, ce qui en fait l’une des meilleures zones d’observation des étoiles du pays. Basez-vous à Aviemore, ville pratique avec hébergements et accès direct aux sentiers.
9. Les distilleries de whisky

Crédit photo : Flickr- Birgit Franke
Les Highlands comptent plusieurs distilleries ouvertes aux visiteurs. Outre The Glenlivet, Dalwhinnie constitue une bonne première approche, notamment pour découvrir le whisky sans y consacrer une journée entière. Située dans les Cairngorms, cette distillerie se présente comme la plus haute et la plus froide d’Écosse. La visite classique dure 45 min et coûte à partir de 21 £ par personne. Elle présente les étapes de fabrication et les chais avant une dégustation de trois single malts accompagnés de chocolats écossais.
Si vous préférez uniquement déguster, l’expérience guidée dure 30 min. Elle propose quatre single malts Dalwhinnie avec des chocolats du Highland Chocolatier, à partir de 14 £. Une formule plus poussée permet aussi de découvrir 6 expressions et de goûter directement au fût. Comptez alors à partir de 50 £ par personne. Pour multiplier les dégustations, dirigez-vous vers Speyside, où plusieurs grandes maisons se concentrent dans un périmètre restreint. Glenfiddich, Glenlivet, Glenfarclas, Aberlour et Cardhu proposent notamment des visites. Ne cherchez pas à enchaîner trop de distilleries : deux ou trois étapes suffisent largement pour profiter des dégustations.
Depuis Inverness, certaines excursions privées combinent une visite guidée et plusieurs dégustations dans la journée. Réservez vos créneaux à l’avance, surtout en haute saison. Si vous conduisez, privilégiez les formules avec dégustations à emporter. Dalwhinnie propose notamment un coffret pour récupérer les échantillons et les goûter plus tard. Le whisky se déguste, mais ne prenez pas le volant après les dégustations.
Questions pratiques pour votre voyage dans les Highlands
Comment aller dans les Highlands ?
L’avion reste le moyen le plus rapide depuis la France : des vols directs relient Paris, Lyon ou Bordeaux à Édimbourg ou Inverness en 2h à 2h30, avec EasyJet, Ryanair ou British Airways. Inverness convient si vous ciblez le nord des Highlands directement ; Édimbourg est plus desservie et donne accès à l’ensemble de la région. Comparez les tarifs sur notre comparateur de vol. Le train depuis Paris via Londres (Eurostar puis correspondance) dépasse 10h et coûte souvent aussi cher, on l’écarte sans hésiter.
Comment se déplacer dans les Highlands ?
La voiture de location est indispensable dans les Highlands. Il n’y a pas d’alternative sérieuse pour un voyageur qui veut voir autre chose que les axes principaux. Les bus Citylink relient Édimbourg à Fort William, Inverness ou Portree. Mais les fréquences sont limitées (deux à quatre rotations par jour selon les lignes) et les sites les plus spectaculaires, Glen Coe, Applecross, Neist Point, ne sont accessibles qu’en voiture.
Comptez 40 à 70 € par jour pour une petite citadine, réservez tôt en été. Conduire à gauche s’apprend vite, les single tracks demandent plus d’attention. Prévoyez systématiquement plus de temps que ce qu’indique Google Maps. Entre les routes à voie unique, les troupeaux sur la chaussée et les arrêts inévitables, les durées réelles dépassent souvent les estimations de 30 à 50 %.
Où dormir dans les Highlands ?
Fort William est la base logistique la plus polyvalente des Highlands. Bien placée entre Glen Coe, Glenfinnan et l’île de Skye, elle dispose d’un bon choix d’hébergements entre 80 et 150 € la nuit. Si le cadre compte autant que la praticité, Spean Bridge ou Kinlochleven offrent une atmosphère nettement plus agréable pour le même accès géographique.
Inverness convient mieux si vous explorez le nord et le Loch Ness, les hébergements y sont légèrement moins chers. Sur Skye, Portree concentre les options mais les prix grimpent en juillet-août, souvent au-dessus de 150 € pour un lit double. Évitez de vous fixer uniquement sur Skye en haute saison : l’île est saturée et les prix y reflètent la demande.
Questions fréquentes sur les Highlands
Quel budget prévoir pour une semaine dans les Highlands d’Écosse ?
Comptez entre 100 et 150 € par personne et par jour pour un voyage en duo dans les Highlands, voiture et hébergement inclus. La location de voiture représente le poste le plus lourd (40 à 70 € par jour). L’essence est plus chère qu’en France, et les prix en zone rurale sont systématiquement plus élevés qu’en ville. Les entrées payantes restent raisonnables, 8 à 12 € pour les sites comme le château d’Urquhart ou Eilean Donan. Une semaine complète revient à 1 400 à 2 000 € par personne tout compris.
Combien de jours faut-il prévoir pour visiter les Highlands ?
Minimum 7 jours pour couvrir les étapes principales entre Édimbourg, Glen Coe, Fort William, Skye et Inverness. En dessous, vous passerez plus de temps en voiture qu’à marcher. Dix jours permettent d’intégrer Applecross, les Cairngorms et une randonnée sérieuse. Un week-end de 3 jours peut fonctionner uniquement si vous vous limitez à Glen Coe et Fort William, sans toucher à Skye, qui mérite au moins 2 nuits à elle seule.
Quelle est la meilleure période pour visiter les Highlands d’Écosse ?
Notre recommandation se porte sur mai et septembre. Les jours sont longs, les foules moins présentes, et les paysages restent spectaculaires. Juillet-août attire le plus de monde, avec des parkings saturés dès 9h sur les sites comme l’Old Man of Storr ou les Fairy Pools. Évitez aussi cette période si les midges vous inquiètent, ils sont au pic en juillet-août dans les zones humides et boisées.
Sachez aussi qu’en mai comme en septembre, la pluie reste une réalité quotidienne dans les Highlands. Les conditions peuvent changer en quelques heures, et plusieurs jours de bruine horizontale font partie du séjour. Consultez les prévisions chaque matin sur le MET Office avant de partir. L’hiver offre une lumière dramatique mais expose à des routes fermées, notamment le Bealach na Bà, et des journées très courtes.
Peut-on visiter les Highlands en hiver sans prendre de risques ?
Oui, mais avec des contraintes sérieuses à anticiper. Certaines routes de montagne ferment entre novembre et mars, dont le Bealach na Bà, et les conditions peuvent changer en quelques heures. Ben Nevis en hiver nécessite un équipement de montagne complet. En revanche, les Cairngorms restent accessibles et les Highlands hivernaux, avec neige et lumière rasante, sont visuellement forts. Prévoyez des pneus adaptés si possible, et vérifiez les conditions météo sur le MET Office Scotland avant chaque sortie.
Faut-il absolument réserver à l’avance pour Skye en été ?
Oui, et plusieurs mois à l’avance. L’île de Skye affiche complet dès mars-avril pour juillet-août, aussi bien pour les hébergements que pour les tables dans les restaurants de Portree. Le parking de l’Old Man of Storr ouvre à l’aube et est plein avant 9h en haute saison. Le Jacobite Steam Train entre Fort William et Mallaig, sur la même logique, se réserve des mois en avance. Attendre le dernier moment pour Skye en été, c’est prendre le risque de dormir à 50 km de là et d’enchaîner les déceptions logistiques.
Les Highlands valent-ils vraiment le détour par rapport à l’Irlande ou l’Islande ?
Les Highlands ont un argument que ni l’Irlande ni l’Islande ne reproduisent exactement : la densité de paysages variés sur un territoire accessible en voiture depuis une capitale européenne à 2h d’avion. L’Islande est plus spectaculaire au sens brut du terme, mais deux à trois fois plus chère. L’Irlande est plus verte et plus douce, mais sans les reliefs et l’isolement que les Highlands offrent dès qu’on s’éloigne des axes principaux. Si vous cherchez montagne, mer et histoire dans un même voyage sans exploser le budget, les Highlands tiennent la comparaison.
Carte des hôtels et logements - Écosse