Visiter la Tasmanie : 10 incontournables à faire et voir (Australie)

avatar

La Tasmanie n’est pas une extension de l’Australie. C’est une île à part entière, 68 000 km² posée au sud du continent, séparée par le détroit de Bass. Elle possède ses propres forêts humides tempérées, une faune qu’on ne trouve nulle part ailleurs, et un passé pénitentiaire qui pèse encore sur les paysages. Prévoyez 8 à 12 jours et une voiture pour en faire le tour. Voici ce qui mérite vraiment votre temps, dans l’ordre d’un circuit logique depuis Hobart.

1. Hobart, la capitale qui surprend

Hobart, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – Piero Damiani

Hobart compte près de 250 000 habitants et son centre-ville se parcourt facilement à pied. Commencez par Salamanca Place et ses entrepôts en grès des années 1830, reconvertis en galeries, restaurants et bars. Le marché du samedi matin est le meilleur endroit pour toucher du doigt la production locale : huîtres, fromages affinés, whisky tasmanien, tout vient des environs immédiats.

L’offre déborde largement sur les boutiques alentour, alcools artisanaux, objets en bois, vinyles, art local. N’hésitez pas à prévoir plus de temps que prévu. Le quartier de Battery Point, juste derrière, conserve ses cottages de marins et ses ruelles étroites, loin de l’agitation du port de Sullivans Cove. Le MONA mérite une mention à part. Ce musée d’art contemporain à l’architecture labyrinthique se visite en voiture ou par le ferry dédié depuis le centre, ce qui change déjà l’expérience. Tablez sur 4 à 5h de visite, pas 2 : l’endroit est conçu pour qu’on s’y perde.

Programmez une demi-journée supplémentaire pour kunanyi. Il s’agit du nom palawa kani de la montagne, aussi appelée Mount Wellington, qui culmine à 1 271 m au-dessus de la ville. On y monte en voiture ou en navette (le kunanyi/Mt Wellington Explorer Bus) depuis le centre. De là-haut, la vue embrasse l’estuaire de la Derwent et les collines environnantes. Comptez 1 à 2 jours sur place au total pour explorer la ville. Le point négatif : la météo y est imprévisible et le sommet se bouche très vite. Notre conseil est de vérifier la webcam en direct avant de faire la route plutôt que de viser un moment précis de la journée.

2. Le MONA, musée à part

Le MONA à Berriedale, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – Luminosity 7

Le MONA (Museum of Old and New Art) occupe trois niveaux creusés dans la falaise de grès à Berriedale, à 12 km au nord de Hobart. David Walsh, millionnaire tasmanien qui a fait fortune dans les paris sportifs, a financé l’ensemble de sa poche. Le résultat mélange des momies égyptiennes, des installations provocatrices et des œuvres d’art contemporain dans un espace souterrain labyrinthique. La visite divise, c’est précisément ce qui en fait l’intérêt. Personne ne repart sans une opinion tranchée.

Prenez le ferry depuis Brooke Street Pier plutôt que la voiture. La traversée de l’estuaire fait partie de l’expérience et dure 25 min. Comptez 39 AUD l’entrée pour les adultes (les résidents tasmaniens entrent gratuitement). Le musée ferme le mardi et le mercredi, vérifiez les horaires avant de vous déplacer.

Consacrez au minimum 3 à 4h sur place. Entre les niveaux souterrains, les bâtiments extérieurs qu’on a vite fait de zapper et la bibliothèque sur deux niveaux (références à David Bowie, Einstein…), beaucoup de visiteurs y passent finalement une demi-journée. Si vous êtes sensible au bruit, sachez que certains tunnels diffusent une musique forte en continu.

3. Port Arthur, l’histoire qui ne passe pas

Port Arthur, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – Stew Hartley

Ancien bagne colonial fondé en 1830, Port Arthur est le site historique le plus lourd de sens en Tasmanie, et peut-être en Australie entière. Les ruines en grès s’étendent au bord d’une baie calme sur la péninsule de Tasman, à 90 min de Hobart. Planifiez une journée entière pour couvrir correctement l’ensemble du site : les grands bâtiments ne sont qu’une partie de la visite.

Les petites maisons disséminées en périphérie, souvent ignorées, sont parmi les plus révélatrices de la vie quotidienne des bagnards. Des conférences courtes sont organisées sur différentes zones du site tout au long de la journée, avec les horaires affichés à l’entrée. La visite nocturne aux lanternes, qui retrace l’histoire des prisonniers et du personnel, se réserve à l’avance en haute saison. Gardez en tête qu’elle affiche souvent complet.

Ne ratez pas les falaises de dolérite de la péninsule. Les parois de Cape Pillar atteignent 300 m de hauteur et s’explorent en croisière ou via un trek de plusieurs jours. Plus accessible en voiture, la Tasman Arch s’observe vous inviter à faire un court arrêt sur la route, juste avant d’arriver au bagne. Ces formations géologiques justifient le trajet à elles seules. Port Arthur assume ses deux niveaux de lecture : patrimoine Unesco et lieu de mémoire difficile, en écho à la fusillade de 1996. Venez préparé à une visite qui pèse, pas à un décor.

4. Mount Field, la cascade à une heure de Hobart

Mount Field, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – Harry Calderbank

Mount Field est le parc national le plus accessible depuis Hobart, à 1h15 de route. C’est souvent le premier contact des voyageurs avec la forêt tempérée tasmanienne. Russell Falls s’atteint en 20 min à pied depuis le parking : trois paliers de cascades entourés de fougères géantes et de myrtes centenaires. La forêt d’eucalyptus qui borde le sentier culmine à 80 m de hauteur, ce qui change la perspective.

Comptez une demi-journée si vous restez en bas, une journée complète si vous montez sur le plateau alpin. Le National Parks Pass est obligatoire (environ 60 AUD par véhicule pour 8 semaines, valable dans tous les parcs nationaux tasmaniens). Contrairement à d’autres réserves, vous pouvez l’acheter directement au grand centre d’accueil à l’entrée du parc. En hiver, la route d’altitude vers le lac Dobson nécessite des chaînes à neige ou ferme temporairement selon les conditions. Limitez-vous alors aux sentiers de fond de vallée.

5. Bruny Island, une journée bien calibrée

Bruny Island, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – John Yensel

Le ferry depuis Kettering ne se réserve pas à une heure fixe : l’embarquement se fait strictement par ordre d’arrivée. Achetez votre billet ouvert en ligne et présentez-vous tôt le matin, surtout en été, pour éviter de longues heures d’attente sur le quai. La traversée dure 20 min et vous dépose sur une île en deux parties, reliées par un isthme de sable appelé The Neck, un point de vue à 360° sur les deux baies. Réservez une journée pleine depuis Hobart pour en voir l’essentiel : les rares wallabies blancs autour d’Adventure Bay, les otaries lors d’une excursion en bateau, et les manchots pygmées au crépuscule.

Bruny est aussi une destination gastronomique sérieuse. Huîtres du Pacifique fraîchement ouvertes, miel de Leatherwood, fromages affinés localement : plusieurs producteurs vendent directement sur place. Le phare de Cape Bruny, mis en service en 1838 tout au sud de l’île, mérite le détour si vous avez encore 1h devant vous. Perché sur la falaise, il offre une vue directe sur l’océan Austral depuis sa position. C’est à The Neck que se trouvent les 279 marches à gravir pour le panorama sur les deux baies, ainsi qu’un sentier aménagé en bois qui longe les terriers des manchots jusqu’à la plage.

Si vous ne souhaitez pas louer de voiture depuis Hobart, des tours guidés proposent des journées de 10h qui couvrent l’essentiel. Notre recommandation : ne vous attardez pas sur la moitié nord, moins intéressante. Prévoyez de rouler vers le ferry avant la tombée de la nuit pour éviter les collisions avec la faune.

6. Maria Island, l’île sans voiture

Maria Island, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – Krissy

Pas de voitures sur Maria Island : c’est précisément ce qui en fait un endroit à part. On y accède en ferry depuis Triabunna, à 90 min au nord-est de Hobart, avec une traversée d’environ 30 min. L’île cumule deux atouts rarement réunis : un patrimoine pénitentiaire classé Unesco à Darlington, et une faune d’une accessibilité déconcertante. Les wombats traversent les chemins sans se presser, les diables de Tasmanie ont été réintroduits avec succès, et les kangourous broutent à quelques mètres des ruines coloniales.

Partez une journée complète minimum, et apportez tout avec vous : nourriture, eau en quantité suffisante, protection solaire. Il n’y a aucun commerce, aucune poubelle, et les routes côtières offrent peu d’ombre en été. Le parc fonctionne en « leave no trace » : chaque déchet repart avec vous. La marche ou un vélo loué à l’embarcadère permet de rejoindre les Painted Cliffs, ces falaises de grès aux motifs circulaires sculptés par la marée, situées à 2 km au sud de Darlington.

Si les abords du port sont plats, le reste de l’île est vallonné ! Attendez-vous à un effort physique soutenu pour explorer le sud à vélo, pas une balade tranquille. La nuit en camping ou dans les dortoirs rustiques de l’ancien pénitencier reste l’option pour vraiment profiter du crépuscule, moment où la faune sort massivement. Réservez le ferry à l’avance en été, les places partent vite.

7. Freycinet et Wineglass Bay

Wineglass Bay, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – steve franc

La péninsule de Freycinet, à 2h30 au nord-est de Hobart, repose sur un massif de granit rose, les Hazards, qui plonge directement dans l’océan. La montée au Wineglass Bay Lookout prend 1h30 aller-retour depuis le parking de Wineglass Bay (à l’intérieur du parc, après Coles Bay). Elle se compose d’un dénivelé raisonnable et d’une vue sur l’anse en arc quasi parfait, accessible aux enfants sans difficulté. Si vous descendez jusqu’à la plage, comptez 2h30 à 3h aller-retour. Emportez vos affaires de bain avec vous : remonter les chercher à la voiture est une erreur que tout le monde regrette. Prévoyez de partir tôt : le parking sature dès 10h en été.

Un pass pour les parcs nationaux est requis pour y entrer. Sur la plage, aucune poubelle : repartez avec tout. Attention aux vagues à Wineglass Bay qui cassent brusquement près du bord. Pour une baignade plus tranquille, nous vous conseillons de marcher 30 min de plus jusqu’à Hazards Beach, de l’autre côté de l’isthme. L’eau tourne autour de 16 °C en janvier, la baignade reste fraîche.

Les options ne manquent pas pour compléter la journée : kayak autour de la péninsule, croisière depuis Coles Bay. Les lodges haut de gamme de la zone affichent complet plusieurs mois à l’avance. Les tarifs peuvent varier du simple au triple selon la saison, cela vaut la peine de comparer. Le camping dans le parc national reste une alternative très correcte. Mais attention : pour la période estivale, les places ne se réservent pas classiquement en ligne. Elles sont attribuées par tirage au sort (ballot) dès le mois d’août via Parks Tasmania.

8. Bay of Fires, la côte nord-est

Bay of Fires, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – Mark Wassell

La Bay of Fires s’étend sur une cinquantaine de kilomètres entre Binalong Bay et Eddystone Point, dans le nord-est de l’île. Ce qui marque ici, ce sont les blocs de granit entièrement recouverts de lichen orange vif qui tranchent sur le sable blanc et l’eau turquoise. Il n’y a quasiment aucune infrastructure touristique. On vient camper, marcher sur les sentiers côtiers et se baigner dans des eaux claires qui dépassent rarement les 17 °C, même en plein été. La simple balade en voiture d’une plage à l’autre justifie le trajet grâce au contraste brut des couleurs à chaque arrêt.

Allouez une demi-journée au minimum, ou une nuit sur place si vous campez. Avant ou après l’étape, faites un crochet par St Helens pour goûter aux huîtres et à la langouste locales. Ce sont les spécialités du secteur et les prix restent acceptables par rapport au continent australien.

Notre conseil est de combiner logiquement cette étape avec Freycinet, à moins de 2h de route au sud. Les deux parcs forment un circuit cohérent de 2 à 3 jours sur la côte est. Si la marche guidée vous intéresse, un trek de 4 jours avec hébergement haut de gamme caché dans le bush existe. Prévoyez un budget très élevé et réservez plusieurs mois à l’avance. Tout le reste de la baie est en libre accès et très peu fréquenté en dehors des congés d’été.

9. Launceston et la Cataract Gorge

Cataract Gorge, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – denni pan

Deuxième ville de Tasmanie avec plus de 90 000 habitants, Launceston offre une alternative sérieuse à Hobart comme point d’entrée. Elle dispose de son propre aéroport, avec des vols directs depuis Melbourne, Sydney ou Brisbane. L’architecture victorienne du centre est soignée, l’ambiance plus tranquille qu’Hobart. Mais ce qui justifie vraiment l’arrêt, c’est la Cataract Gorge : des gorges profondes accessibles à pied depuis le centre-ville en 15 min, avec un bassin de baignade, des jardins et un télésiège. Le pont suspendu mérite aussi l’attention, notamment pour les vues plongeantes sur la rivière.

Pour une autre perspective, une croisière sur la gorge permet de longer les falaises depuis l’eau avec un commentaire historique. En période de vacances scolaires, mieux vaut réserver à l’avance pour les activités sur site.

Prévoyez une demi-journée pour l’essentiel, une journée complète si vous prolongez vers la Tamar Valley, qui s’étend juste au nord de la ville. Ses vignobles produisent des pinots noirs et des vins effervescents qui tiennent la comparaison avec les meilleures régions australiennes. Launceston sert aussi de point de départ logique vers Cradle Mountain. Le bémol : la ville elle-même ne justifie pas un détour si votre temps est compté. La gorge reste la seule vraie raison de s’y arrêter.

10. Cradle Mountain, le symbole de l’île

Cradle Mountain, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – Glenda Williams

Le circuit du Dove Lake (6 km, environ 2h, accessible à tous niveaux) offre la vue la plus directe sur le sommet dentelé et le lac glaciaire en contrebas. C’est le tour à faire en priorité si le temps est compté. L’accès au lac est très réglementé : la route est fermée aux véhicules privés en journée, il faut obligatoirement emprunter la navette depuis le centre des visiteurs.

Pour aller plus loin, l’ascension de Cradle Mountain demande 6 à 8h aller-retour sur terrain rocheux. Elle exige un équipement imperméable, même en été. L’Overland Track (65 km, 6 jours) se réserve des mois à l’avance : quota strict, permis obligatoire. Les temps indiqués sur les panneaux sont parfois sous-estimés, prévoyez une marge.

Comptez 4h30 de route depuis Hobart sur des routes sinueuses : ne sous-estimez pas ce trajet. La plupart des visiteurs regrettent de ne pas avoir réservé une nuit sur place, c’est une vraie question à trancher avant de partir. Au crépuscule autour du village et particulièrement à Ronny Creek, wombats et pademelons sortent régulièrement, sans forcer. La météo change vite et brutalement à cette altitude. Emportez toujours une couche imperméable dans le sac, même avec un ciel bleu au départ.

D’autres incontournables à visiter en Tasmanie

La côte ouest et la Gordon River

Gordon River, Tasmanie

Crédit photo : Flickr – Bob Gardner

Strahan se trouve à 4h30 de route de Hobart, sur les rives de Macquarie Harbour. Cette étape isolée mérite le détour. La croisière sur la Gordon River constitue le temps fort du séjour. La forêt pluviale primaire borde des eaux sombres, colorées par les tanins de la végétation. Ce paysage reste rare en Australie. Les bateaux font escale à Sarah Island, ancienne colonie pénitentiaire fondée en 1822, avant Port Arthur. Son régime reposait notamment sur le travail forcé intensif. À Heritage Landing, observez les anciens pins de Huon. Plus au nord, les Henty Dunes dressent leurs dunes de sable fin jusqu’à 30 m de hauteur, au milieu des forêts.

La croisière s’étire sur environ 6h, déjeuner buffet inclus. Celui-ci comprend notamment du saumon fumé élevé localement. Les excursions se déroulent uniquement à la journée : aucune nuit à bord n’est proposée. Réservez donc votre hébergement à Strahan. Pour découvrir une cascade sans reprendre la voiture, rejoignez Hogarth Falls à pied. Comptez 50 min aller-retour depuis le centre-ville.

La côte ouest de la Tasmanie reçoit plus de 2 000 mm de pluie par an. Privilégiez la période de novembre à mars pour augmenter vos chances de profiter d’une météo dégagée. Par temps clair, les reflets sur la Gordon River récompensent largement le trajet. Le secteur reste accessible le reste de l’année, mais les averses peuvent rendre la sortie plus éprouvante. En été, réservez votre croisière plusieurs jours à l’avance : certains départs affichent complet.

La faune, à chercher plutôt qu’à subir

Le diable de Tasmanie

Crédit photo : Flickr – Duncan Rawlinson

La Tasmanie abrite des espèces qu’on ne voit nulle part ailleurs en Australie. Le diable de Tasmanie se repère la nuit dans les parcs nationaux du nord-ouest. Mais Bonorong Wildlife Sanctuary, à 30 km de Hobart, reste l’option la plus accessible pour en observer un de près. C’est un centre de réhabilitation, pas un zoo, ce que les visiteurs qui s’attendent à une expérience sauvage doivent avoir en tête avant de s’y rendre.

Maria Island et Cradle Mountain concentrent wombats, wallabies de Bennett, pademelons et échidnés dans un périmètre réduit. Sortez au crépuscule, restez silencieux, et accordez-vous 30 à 45 min d’observation tranquille. La principale mise en garde est routière : du crépuscule à l’aube, les collisions avec la faune deviennent fréquentes sur toutes les routes de l’île. Réduisez votre vitesse dès la tombée du jour, surtout sur les routes secondaires forestières. La faune tasmanienne n’est pas spectaculaire au sens africain du terme, mais elle est accessible, sauvage, et ne demande qu’un peu de patience.

Questions pratiques pour votre voyage en Tasmanie

Comment aller en Tasmanie ?

Depuis la France, on rejoint la Tasmanie en avion avec une escale à Melbourne ou Sydney. Puis, il faut prendre un vol domestique vers Hobart (1h15 depuis Melbourne, 2h depuis Sydney). Comptez 24 à 30h de voyage porte à porte depuis Paris. Utilisez notre comparateur de vol pour trouver les meilleures connexions.

Le ferry Spirit of Tasmania relie Melbourne à Devonport (nord de l’île) en 9 à 11h, une option si vous voyagez avec votre propre véhicule depuis le continent. Pour un séjour touristique classique depuis l’Europe, l’avion reste la seule option raisonnable. Le ferry n’a de sens que si vous êtes déjà en Australie avec une voiture.

Comment se déplacer en Tasmanie ?

La voiture de location est indispensable en Tasmanie : sans elle, vous ratez les trois quarts de l’île. Les transports en commun existent entre les grandes villes (Hobart, Launceston, Devonport), assurés par Redline Coaches et Metro Tasmania. Mais ils ne desservent aucun parc national, aucune péninsule côtière, aucun site naturel isolé.

Misez 60 à 100 AUD par jour pour une petite voiture de location selon la saison. Réservez à l’avance en décembre-janvier, les agences locales sont souvent à sec. Les routes sont globalement bonnes, mais sinueuses à l’ouest. Veillez à ne pas sous-estimer les durées de trajet sur carte.

Où dormir en Tasmanie ?

À Hobart, le quartier de Salamanca et Battery Point concentre les meilleures adresses : accès direct au marché, au port et au centre historique à pied. Pour un séjour centré sur la côte est, Coles Bay (porte de Freycinet) ou Bicheno font de bonnes bases. À Launceston, le centre-ville reste compact et pratique.

Comptez 120 à 200 AUD la nuit pour un hôtel correct en saison (décembre à février), 80 à 120 AUD en basse saison. Le camping dans les parcs nationaux tourne autour de 15 à 20 AUD par nuit avec le Parks Pass. On évite les motels isolés en périphérie de Hobart sans voiture. Les distances paraissent courtes sur la carte, elles ne le sont pas à pied le soir.

Questions fréquentes sur la Tasmanie

Quel budget prévoir pour une semaine en Tasmanie ?

Comptez entre 120 et 180 AUD par personne et par jour pour un séjour en Tasmanie en mode autonome avec voiture, hébergement en guesthouse ou motel, et repas variés. Sur une semaine, le total réaliste tourne autour de 1 500 à 2 000 AUD, hors vols. Les parcs nationaux nécessitent un Pass à environ 60 AUD par véhicule pour 8 semaines. La Tasmanie n’est pas une destination bon marché : les distances et l’isolement font monter les coûts de transport et d’hébergement au-dessus du reste de l’Australie.

Vaut-il mieux entrer par Hobart ou par Launceston en Tasmanie ?

Notre avis est d’entrer par Hobart et de repartir par Launceston, ou l’inverse, pour faire un circuit en boucle sans revenir sur ses pas. Entrer par Hobart permet d’attaquer immédiatement le sud et la péninsule de Tasman, les zones les plus riches en sites historiques et naturels. Entrer par Launceston est pertinent si vous priorisez la côte est et Cradle Mountain en premier. Les deux aéroports sont connectés à Melbourne et Sydney avec plusieurs vols quotidiens.

Peut-on visiter la Tasmanie en famille avec de jeunes enfants ?

Oui, la Tasmanie est faisable avec des enfants, à condition d’adapter les randonnées. Le circuit du Dove Lake à Cradle Mountain (6 km, plat) et Russell Falls à Mount Field (facile, 30 min) conviennent à partir de 5 à 6 ans. La faune sauvage est le vrai atout pour les enfants : wombats, wallabies et pademelons s’approchent à quelques mètres au crépuscule dans les parcs. Prévoyez à passer du temps dans la voiture. Les distances sont sous-estimées sur les cartes, et les jeunes enfants fatiguent vite sur les routes sinueuses de l’ouest.

Quelles sont les erreurs à éviter lors d’un premier voyage en Tasmanie ?

L’erreur la plus fréquente est de sous-estimer les distances et les temps de route. Sur la carte, 200 km en Tasmanie ressemblent à 2h de trajet. En réalité, les routes de montagne et les virages portent souvent ce chiffre à 3h30 ou 4h. La deuxième erreur est de conduire la nuit. Les collisions avec les animaux sauvages (wombats, wallabies, diables de Tasmanie) sont extrêmement fréquentes après 17h, et les dégâts sur un véhicule de location coûtent cher. Planifiez vos étapes pour arriver à destination avant le coucher du soleil.

Faut-il réserver les parcs nationaux de Tasmanie à l’avance ?

Le National Parks Pass est obligatoire pour entrer dans la quasi-totalité des parcs nationaux tasmaniens. Il inclut Cradle Mountain, Freycinet et Mount Field. Le forfait s’achète en ligne sur le site de Tasmania Parks and Wildlife Service, pour environ 60 AUD par véhicule pour 8 semaines. Pour Cradle Mountain, un système de navette obligatoire (gratuite avec le Pass) régule l’accès au parc en haute saison. L’Overland Track requiert en plus une réservation séparée et un permis à quota limité. Il se réserve des mois à l’avance, parfois dès l’ouverture des réservations en juillet pour la saison suivante.

La Tasmanie vaut-elle vraiment le détour par rapport au reste de l’Australie ?

La Tasmanie ne ressemble à aucune autre région d’Australie, et c’est précisément ce qui la rend intéressante. L’île offre ce que le continent ne propose pas : forêts tempérées humides, faune endémique accessible à l’état sauvage, patrimoine pénitentiaire classé Unesco et paysages de montagne sans foule. Elle vaut le déplacement si la nature et l’histoire vous motivent autant que les plages. En revanche, si vous venez chercher de la chaleur, de la vie nocturne ou des grandes villes, l’Australie continentale répondra mieux à vos attentes.

Carte des hôtels et logements - Australie
Plus d'inspiration

Depuis ma jeunesse, j'ai toujours été attiré par l'univers du tourisme et l'expérience de vivre à l'étranger. Alors, après avoir visité plus d'une trentaine de pays, j'ai décidé de m'installer dans un village au Sénégal en 2019 où j'ai la chance de vivre de ma passion pour les voyages.

0 Commentaire(s)
Laisser un commentaire

Le meilleur de l'Australie
Logo australiealacarte
Generation Voyage Logo
Se connecter
Mot de passe oublié ?

Pas encore de compte ?

Generation Voyage Logo
Réinitialiser votre mot de passe

Créer un compte | Se connecter

Generation Voyage Logo
Réinitialiser votre mot de passe

Créer un compte | Se connecter

Generation Voyage Logo