Visiter la Riviera turque : 10 incontournables à faire et voir (Turquie)

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La Riviera turque, entre Dalaman et Antalya, n’est pas qu’une succession de plages. Sous l’appellation « côte turquoise » ou « côte lycienne » se cache une civilisation entière, la Lycie, dont les tombes rupestres, les cités antiques et les sanctuaires grecs et romains ponctuent chaque virage de route. Réservez une voiture de location, entre 7 à 10 jours, et cette région vous révèlera un niveau de densité archéologique que peu d’autres littoraux méditerranéens peuvent rivaliser.

1. Caunus et Dalyan : ruines au bout de l’eau

Constructions rupestres de Dalyan, Riviera turque

Crédit photo : Flickr – GRID-Arendal

Caunus demande un petit effort pour y accéder. Vous pouvez rejoindre le site en voiture par une longue route de contournement. La barque depuis Dalyan reste toutefois l’option la plus logique. Elle vous fait traverser le fleuve jusqu’au site. Pendant la traversée, les tombes rupestres cariennes apparaissent dans la falaise. Vous les observerez depuis l’eau, presque à hauteur des yeux. Ici, le paysage participe pleinement à la découverte des vestiges.

Le soir, la rive éclaire les tombes. Le spectacle mérite le détour, même sans traverser. Sur place, vous découvrez un théâtre, des thermes et des fortifications. Ces vestiges témoignent du mélange des cultures qui ont marqué Caunus. Des panneaux bilingues anglais et turc jalonnent le site. Vous pouvez donc limiter le recours à un guide. La plupart des excursions en bateau combinent Caunus avec la plage d’Iztuzu. Cette plage accueille les pontes des tortues Caretta caretta. Son accès reste réglementé pendant la saison de ponte. Prévoyez au moins 2h sur place pour dépasser la visite express.

Le site présente toutefois quelques limites. Certains secteurs restent peu balisés et les archéologues n’ont pas identifié tous les vestiges. Prévoyez une centaine de livres turques en espèces pour la traversée. L’entrée du site coûte environ 3 €. Depuis le débarcadère, comptez 15 min de marche en montée. Des chaussures confortables et de l’eau vous seront utiles.

2. Fethiye : les tombes lyciennes dans la ville

Nécropole à Fethiye, Riviera turque

Crédit photo : Wikimédia – Jwslubbock

Rejoignez la nécropole rupestre et le tombeau d’Amyntas à pied depuis le centre. Comptez environ 1h. Les tombes creusées dans la roche dominent les toits et les cafés. Des sarcophages lyciens apparaissent même entre deux immeubles. Cette proximité donne au site un caractère particulier.

Ajoutez une demi-heure pour le musée archéologique. Il permet de mieux comprendre les vestiges découverts dans la région. Partez dès l’ouverture à 8h30. L’accès reste court, mais la montée comporte quelques marches soutenues. Vous éviterez ainsi les groupes et les fortes chaleurs. Depuis le sommet, la vue sur la baie de Fethiye vaut l’effort.

Ne prévoyez pas trop de temps pour la ville. Le front de mer reste très commercial. Paspatur aligne surtout les restaurants touristiques et l’ambiance ressemble à celle d’une station balnéaire classique. Fethiye est surtout une base pratique pour explorer la région. Kayaköy, Ölüdeniz et Xanthos restent facilement accessibles. Réservez une nuit, visitez la nécropole tôt, puis repartez.

3. Kayaköy : le village grec que la Turquie n’a pas effacé

Kayaköy, Riviera turque

Crédit photo : Wikimédia – Jorge Franganillo

Kayaköy est un village entier abandonné depuis l’échange forcé de populations gréco-turques de 1923. Plusieurs centaines de maisons en pierre, deux églises et quelques chapelles restent debout sur un flanc de colline, envahis par la végétation. Personne n’y vit plus depuis plus d’un siècle, et c’est précisément ce vide qui rend la visite frappante. C’est l’un des villages fantômes les mieux conservés de Turquie, classé monument historique.

La visite se fait à pied, en déambulant librement dans les ruelles et les maisons ouvertes. Programmez minimum 1h sur place, davantage si vous explorez les hauteurs. L’entrée coûte 3 €. Si vous prévoyez de sortir des chemins balisés, portez un pantalon long : les buissons épineux sur les flancs sont envahissants.

Depuis Fethiye, à 8 km, un taxi aller-retour revient à environ 1 200 TL, avec un chauffeur qui attend sur place. Louer un scooter est une bonne alternative : la route est agréable et vous laisse plus de liberté.

La fréquentation est forte en juillet-août : les groupes arrivent par bus et l’atmosphère change du tout au tout. Privilégiez une visite tôt le matin, ou décalez votre passage en mai ou septembre pour retrouver le silence qui fait l’intérêt du lieu. Quelques restaurants familiaux aux abords des ruines servent une cuisine turque honnête, viandes et pains inclus, dans un cadre sans chichis.

4. Ölüdeniz : le lagon, le parapente, et beaucoup de monde

Vol en parapente à Ölüdeniz, Turquie

Shutterstock – Hamdi YAMAN

La lagune d’Ölüdeniz est fermée à la navigation motorisée, ce qui explique la couleur et la transparence de l’eau. Le cadre est réel : d’un côté le lagon, de l’autre le Babadağ qui culmine à 1 975 m. Le parapente en tandem depuis le sommet, avec atterrissage sur la plage, est l’une des activités les plus marquantes de toute la côte. Elle est accessible sans expérience et s’avère très encadrée. Avec l’inflation, comptez aujourd’hui entre 100 et 150 € selon les prestataires, hors photos et vidéos.

Le revers est net : en juillet-août, la plage et le village sont saturés de touristes et de parasols payants. Le parking principal se trouve directement à l’entrée de la réserve payante. Quelques minutes de marche suffisent pour atteindre l’eau. Arriver à l’ouverture fait une vraie différence pour trouver une place.

Ölüdeniz est aussi le point de départ officiel de la Voie lycienne, 540 km de sentier jusqu’aux abords d’Antalya. Le départ depuis Ovacık offre rapidement des vues dégagées sur la côte, mais la montée est éprouvante sous la chaleur. Partez tôt avec beaucoup d’eau ! Si vous n’avez pas prévu de randonnée longue distance, préférez visiter le site en mai-juin ou en septembre. Le lagon reste l’argument principal, sans la foule qui le sature en été.

5. Xanthos et Létoon : les deux sites Unesco de la côte

Théâtre romain de Xanthos, Riviera turque

Crédit photo : Wikimédia – Bjørn Christian Tørrissen

Xanthos était la capitale de la Lycie, et le site l’illustre clairement. Elle déploie des monuments funéraires dispersés dans la garrigue, un théâtre romain très bien conservé (en grande partie creusé dans la roche), une atmosphère brute que la faible fréquentation amplifie. Les pièces maîtresses du site se trouvent au British Museum à Londres, emportées par l’archéologue Charles Fellows au XIXe siècle. Ce que vous voyez sur place, c’est ce qu’il reste de la cité antique.

À 6 km au sud, le Létoon complète la visite. C’est le sanctuaire fédéral de Lycie, avec trois temples côte à côte dédiés à Létô, Apollon et Artémis, et un théâtre hellénistique en bon état. La mosaïque du temple d’Apollon et la stèle trilingue (grec, araméen, lycien) qui a permis des avancées majeures dans la compréhension de l’écriture lycienne ont été découvertes ici. Le lycien reste à ce jour partiellement déchiffré, et plusieurs aspects de sa grammaire et de son lexique font encore débat entre spécialistes.

Inutile de chercher ces pièces sur place : elles ont été transférées et sont aujourd’hui exposées au musée de Fethiye. Attention en hiver ou début de printemps : le site du Létoon peut être partiellement inondé après de fortes pluies. Les deux sites se visitent en moins d’une demi-journée, et s’intègrent facilement dans une journée plus large incluant Patara. L’entrée est bon marché, préférez quand même le matin pour éviter la chaleur.

6. Patara : ruines, plage de 18 km et tortues

Colonnades à Patara, Riviera turque

Crédit photo : Wikimédia – Bjørn Christian Tørrissen

Patara réunit en un seul endroit ce que la côte lycienne fait de mieux : une cité antique majeure et un littoral préservé. L’arc de Modeste, le théâtre romain, le grenier d’Hadrien et les vestiges d’un phare comptant parmi les plus anciens connus au monde se visitent en 2h. Derrière les ruines s’étend une plage de 18 km classée réserve naturelle, site de ponte des tortues marines Caretta caretta. L’accès y est strictement interdit de 20h à 8h en saison pour protéger les nids.

Le site archéologique est vaste mais bien restauré et balisé aujourd’hui. La route le traverse pour mener directement à un grand parking situé juste derrière la plage. Oubliez la marche de 25 min dans les dunes : l’accès au sable se fait en quelques minutes via un ponton en bois aménagé. Sur place, un établissement géré par la municipalité propose des transats, des parasols, des toilettes, des douches et un café.

Dès que l’on s’éloigne de cette zone d’accueil, la plage redevient totalement sauvage. L’ombre y est inexistante sur des kilomètres, prévoyez beaucoup d’eau et un chapeau. La chaleur devient vite écrasante au milieu des pierres en juillet et août. Notre recommandation se porte sur les mois de mai ou septembre. Visitez les vestiges à l’ouverture, puis profitez de la mer avant que les groupes en excursion n’arrivent depuis Kalkan, à une vingtaine de kilomètres.

7. Kalkan et Kaş : deux bases de choix pour explorer la côte

La plage de Kaputas, en Turquie, située entre les villes de Kas et Kalkan

La plage de Kaputas située entre les villes de Kas et KalkanCrédit photo : Shutterstock – Lilly Trott

Kalkan et Kaş se ressemblent en apparence : maisons blanches, criques turquoise, terrasses avec vue. Mais leurs profils divergent nettement. Kalkan est plus chic, avec des hôtels bien tenus, de bonnes tables et une architecture d’origine grecque préservée en terrasses au-dessus d’un port minuscule. La plage du centre est constituée de galets, pas de sable, c’est à savoir avant de réserver.

Kaş affiche une ambiance plus décontractée, des ruelles commerçantes, un théâtre hellénistique en bord de mer et des sarcophages lyciens dispersés en pleine ville. C’est aussi le principal spot de plongée de la côte, avec des épaves, dont un avion militaire Dakota de la Seconde Guerre mondiale immergé, et des tombants rocheux que les clubs locaux explorent toute la saison.

Entre les deux villes, arrêtez-vous à la plage de Kaputaş. Après une volée de marches depuis la route, un canyon débouche sur une crique aux eaux franchement turquoise et un sol mêlant sable et petits galets. La plage est restreinte, environ 150 m de long, et se retrouve blindée en juillet et août. Arrivez avant 9h ou oubliez l’idée. Les deux villes servent aussi de point de départ pour les excursions en bateau vers Kekova et les criques alentours. Si on devait trancher, notre choix se porte sur Kaş comme base : plus de vie locale, plus d’options d’excursion, et un accès direct à pied aux vestiges lyciens.

8. Kekova : la cité engloutie et les baies préservées

ville submergée de Kekova à Demre, Antalya, Turquie

Kekova est une zone protégée où toute construction est interdite, et cela se remarque ! Le littoral est totalement épargné par le béton. Depuis le village d’Üçağız ou depuis Kaş, une excursion en bateau longe les ruines immergées d’une ancienne cité lycienne détruite par un séisme. Les vestiges, visibles juste sous la surface, datent de plus de 2 000 ans. La plongée y est interdite, tout comme la baignade directement sur le site. La visite se fait uniquement depuis le pont. La transparence de l’eau permet d’observer clairement les fondations des maisons et les escaliers taillés dans la roche.

Le circuit fait généralement halte à la baie de Tersane, un ancien chantier naval dont les ruines affleurent à la surface. C’est ici que la baignade est autorisée depuis le bateau. Les capitaines jettent aussi l’ancre à Kaleköy (l’antique Simena), un village au pied d’une forteresse byzantine. Il est accessible uniquement par la mer ou à pied depuis Üçağız par un sentier bordé de sarcophages lyciens. Réservez votre excursion directement à Üçağız ou depuis Kaş et Kalkan, et optez pour une journée complète. Le rythme y est beaucoup plus adapté pour explorer le secteur sans courir.

9. Myra et l’église Saint-Nicolas à Demre

Vestiges de Myra, Riviera turque

Crédit photo : Flickr – HN Photography

La nécropole rupestre de Myra est l’une des plus denses de toute la côte lycienne. Des dizaines de tombes creusées directement dans la falaise, organisées en étages, reproduisent en pierre des façades de maisons en bois. Un grand théâtre romain, qui a conservé une grande partie de ses gradins et de sa scène, est adossé au pied de cette falaise. Les deux monuments se visitent ensemble en moins de 2h. L’entrée du site de Myra est à 13 € par personne. Si vous enchaînez les sites antiques sur la côte, le Museum Pass turc amortit vite son coût. Arrivez le matin pour éviter les groupes qui débarquent en excursion depuis Antalya.

À 5 min en voiture, dans le centre de Demre, l’église Saint-Nicolas (dont l’entrée coûte 17 €) mérite l’arrêt. C’est ici que vécut et mourut au IVe siècle l’évêque à l’origine du mythe du Père Noël. L’édifice conservé date principalement du XIe siècle, période à laquelle l’église byzantine fut reconstruite et agrandie. Ses fresques et iconographies originales sont en grande partie lisibles, dont une représentation du Premier Concile de Nicée.

L’audioguide est disponible via une application mobile (prévoyez vos écouteurs et de la data). Mais son contenu déçoit souvent : une recherche rapide sur votre téléphone vous apportera davantage. Le centre-ville de Demre, lui, est sans intérêt : ne cherchez pas à y flâner, restez sur les deux sites et repartez.

10. Phaselis : se baigner entre des colonnes romaines

Phaselis, Riviera turque

Crédit photo : Flickr – Yvonne Primé

Phaselis offre une configuration rare. Ses vestiges (théâtre, agora, rue à colonnades, arc d’Hadrien) s’étalent dans une pinède odorante, directement au bord de trois baies où l’on peut piquer une tête. Vous posez votre serviette à 20 m de colonnes antiques, et ça n’a rien d’une mise en scène. Le mont Tahtali, l’ancien Olympe lycien culminant à 2 365 m, veille sur l’ensemble depuis l’arrière.

Planifiez 2h sur place et arrivez tôt. Les cars d’excursion débarquent d’Antalya, située à 60 km, dès la fin de matinée. Phaselis fonctionne très bien comme premier arrêt si vous descendez la côte vers le sud, ou comme étape finale avant de rendre la voiture à Antalya. Le parking est spacieux et l’entrée coûte 12 €.

Un détail utile pour choisir votre plage : privilégiez la baie sous le vent (vent d’est égale plage ouest, et inversement). L’eau y est nettement plus claire. En revanche, malgré de récents aménagements controversés sur le site, les sanitaires sont vite saturés en pleine saison. Prévoyez de quoi vous changer discrètement sous les pins.

D’autres incontournables à visiter sur la Riviera turque

La Voie lycienne : randonner d’une ruine à l’autre

La Voie lycienne, Riviera turque

Crédit photo : Flickr – Alexandre Brean

540 km de sentier balisé relient Ölüdeniz à Antalya en longeant la côte, les criques et les sites antiques. Inutile de prévoir une traversée complète (comptez 25 à 30 jours pour l’intégrale). Les tronçons autour de Kaş, entre Kalkan et Patara, ou dans les environs d’Olympos se font à la journée sans équipement spécifique.

Le balisage rouge et blanc est globalement fiable. Mais certaines portions manquent d’ombre et deviennent pénibles en plein été. Partez en avril-mai ou octobre : les températures restent raisonnables, la végétation est verte et les sites archéologiques que le sentier traverse sont presque déserts.

Questions pratiques pour votre voyage sur la Riviera turque

Comment aller sur la Riviera turque ?

L’avion est le seul accès réaliste depuis la France. Deux aéroports desservent la côte : Dalaman à l’ouest (proche de Fethiye et Marmaris) et Antalya à l’est (porte d’entrée vers Kaş, Kekova et Phaselis). Des vols directs existent depuis Paris, Lyon et Marseille, avec des compagnies comme Turkish Airlines, Pegasus ou Transavia, pour des durées de vol de 3h à 3h30.

Utilisez notre comparateur de vol pour dénicher les meilleures options. Si votre itinéraire couvre toute la côte de Dalaman à Antalya, réserver en aller simple sur un aéroport et rentrer depuis l’autre est franchement la meilleure formule : ça évite un aller-retour de 250 km.

Comment se déplacer sur la Riviera turque ?

La voiture de location est le seul vrai mode de déplacement pour explorer la côte lycienne correctement. Les sites archéologiques comme Xanthos, Létoon ou Patara ne sont accessibles par aucun transport en commun régulier. Les dolmuş (minibus collectifs locaux) relient bien les grandes villes entre elles, mais sans horaires fiables ni accès aux zones reculées. Comptez 15 à 30 € par jour pour une petite voiture, selon la saison et le prestataire. À l’intérieur de Kaş ou Fethiye, tout se fait à pied. Pour Kekova, le bateau s’impose : il n’existe aucun accès terrestre à la cité engloutie.

Où dormir sur la Riviera turque ?

Kaş est notre recommandation prioritaire comme base centrale. La ville est à taille humaine, bien placée entre Fethiye et Antalya. Et les options d’hébergement de qualité y sont nombreuses sans atteindre les prix pratiqués à Kalkan. Comptez 40 à 80 € la nuit pour une chambre correcte en pension ou petit hôtel indépendant (tarif 2025).

Kalkan convient mieux aux voyageurs qui cherchent un confort supérieur, avec des maisons d’hôtes en terrasse bien tenues mais des prix 30 à 40 % plus élevés. Fethiye fonctionne comme base logistique, pas comme destination en soi. Le front de mer est sur-commercialisé et les grandes plages de la région nécessitent de toute façon une voiture.

Questions fréquentes sur la Riviera turque

Quel budget prévoir pour une semaine sur la Riviera turque ?

Une semaine sur la Riviera turque revient à environ 700 à 1 000 € par personne hors vol, pour un voyage en couple avec voiture de location, hôtels indépendants et restaurants locaux. Le poste hébergement tourne autour de 50 à 70 € la nuit pour deux en bonne pension. La restauration est très abordable (un repas complet au restaurant local dépasse rarement 15 € par personne). Et les droits d’entrée des sites archéologiques varient entre 5 et 15 € par site. La lire turque profite aux voyageurs payant en euros : le taux de change est favorable depuis 2022.

Combien de jours faut-il pour visiter la Riviera turque correctement ?

Sept jours constituent le minimum pour couvrir l’essentiel entre Dalaman et Antalya sans s’épuiser. En dessous, il faut choisir : soit la partie ouest (Fethiye, Kayaköy, Ölüdeniz, Xanthos), soit la partie est (Kaş, Kekova, Myra, Phaselis). Dix jours restent la durée idéale pour visiter les sites archéologiques majeurs, faire une journée en bateau à Kekova et intégrer quelques heures de randonnée sur la Voie lycienne sans courir d’un site à l’autre.

Faut-il un visa pour entrer en Turquie depuis la France ?

Oui, les ressortissants français ont besoin d’un visa pour entrer en Turquie. Le e-visa s’obtient en ligne sur le site officiel evisa.gov.tr, en moins de 10 min, pour un tarif de 35 $ environ. Il est valable 90 jours et permet des séjours multiples. À ne pas laisser pour le dernier moment ! Certains voyageurs se présentent à l’aéroport sans l’avoir demandé, ce qui peut bloquer l’embarquement. Les arnaques de faux sites de visa sont fréquentes, passez exclusivement par le site gouvernemental turc.

Peut-on visiter la Riviera turque sans voiture de location ?

Non, pas de façon satisfaisante. Sans voiture, on se retrouve limité aux villes (Fethiye, Kaş, Antalya) et aux excursions en bateau organisées, ce qui exclut d’office les sites comme Xanthos, Létoon, Patara ou Caunus. Les dolmuş opèrent entre les grandes villes, mais les fréquences chutent après 18h et les sites archéologiques isolés restent inaccessibles. Louer une voiture dès l’aéroport de Dalaman ou d’Antalya est la décision la plus importante du voyage. C’est aussi ce qui change complètement la liberté d’itinéraire sur cette côte.

Vaut-il mieux commencer l’itinéraire par Dalaman ou par Antalya ?

Commencer par Dalaman et finir à Antalya est notre recommandation, pour une raison simple : les sites les plus denses et les plus intéressants (Kayaköy, Xanthos, Létoon, Patara, Kaş, Kekova) se concentrent dans la partie ouest et centrale. En commençant par là, on aborde la côte progressivement, avec une montée en intensité vers Myra et Phaselis. L’inverse fonctionne, mais les voyageurs qui débutent par Antalya ont tendance à passer trop de temps dans la ville avant d’atteindre les sites lyciens qui méritent le plus de temps.

Quelle est l’erreur la plus fréquente des voyageurs sur la Riviera turque ?

Réserver un hôtel en all-inclusive et passer la majeure partie du séjour sur la plage. La côte lycienne est l’une des zones archéologiques les plus riches de Méditerranée orientale. Et la plupart des voyageurs n’en visitent qu’une fraction faute d’organisation. L’autre erreur classique : venir en juillet-août, quand les sites atteignent 38 à 42°C à midi. Les plages sont saturées et les tarifs d’hébergement au maximum. Mai, juin, septembre et octobre offrent des conditions sans comparaison, pour des prix d’hébergement souvent 30 à 50 % inférieurs à ceux du pic estival.

Carte des hôtels et logements - Turquie
Plus d'inspiration

Depuis ma jeunesse, j'ai toujours été attiré par l'univers du tourisme et l'expérience de vivre à l'étranger. Alors, après avoir visité plus d'une trentaine de pays, j'ai décidé de m'installer dans un village au Sénégal en 2019 où j'ai la chance de vivre de ma passion pour les voyages.

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