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Le Parc Güell attire plus de 9 millions de visiteurs par an. La plupart photographient la salamandre, s’assoient sur le grand banc et repartent explorer la ville de Barcelone. Peu de gens savent qu’ils ont marché sur un projet immobilier raté, au-dessus d’une citerne cachée, devant un arbre que Gaudí a refusé d’abattre. Découvrez 10 anecdotes sur l’histoire du Parc Güell pour voir le parc sous un autre angle.

1. C’était un projet immobilier, et c’est devenu un flop

En 1900, l’industriel Eusebi Güell mandate Gaudí pour concevoir une cité-jardin privée inspirée du modèle britannique. Le projet prévoit 60 villas pour la haute bourgeoisie barcelonaise, avec jardins, services communs, et vue dégagée sur la ville. En 1914, le bilan est brutal : deux maisons construites, une seule vendue. Personne ne veut habiter si loin du centre à cette époque.

C’est cet échec commercial total qui explique pourquoi le parc ressemble à ce qu’il est aujourd’hui : un espace à moitié fini, sans les manoirs prévus, ouvert à tous. La ville de Barcelone rachète le terrain en 1922 et l’ouvre au public en 1926. Ce qui devait être une enclave privée pour millionnaires devient l’un des sites les plus fréquentés d’Espagne.

2. Le nom s’écrit avec un « k »

Sur les plaques d’origine, on lit « Park Güell » et non « Parc » ni « Parque ». Ce n’est pas une faute : c’est une référence directe au concept anglais de « garden city », revendiquée par Güell lui-même. L’orthographe catalane ou espagnole aurait brouillé le message.

Ce détail orthographique dit quelque chose sur l’ambition du projet : reproduire à Barcelone un modèle urbain britannique, avec tout le prestige que ça impliquait à l’époque. Regardez les plaques à l’entrée, elles sont encore présentes.

3. Gaudí n’a pas conçu sa propre maison

Gaudí s’installe dans le parc en 1906 et y vivra près de 20 ans, avec son père et sa nièce. La maison qu’il occupe est une maison témoin destinée à convaincre les acheteurs potentiels. Ironiquement, elle n’est pas de lui : c’est son collaborateur Francesc Berenguer qui l’a dessinée.

Gaudí l’achète pour encourager les ventes, sans succès. Aujourd’hui reconvertie en musée (Casa Museu Gaudí), elle présente des meubles d’origine et des objets personnels de l’architecte. L’entrée est payante et séparée du billet pour la zone monumentale.

4. Le banc a été moulé sur un corps humain

Parc Guell Barcelone

Le banc ondulé de la place centrale mesure 110 m de long. Pour obtenir la courbure ergonomique exacte, Gaudí aurait fait asseoir un ouvrier nu dans du plâtre frais afin de reproduire la forme naturelle du dos et des hanches. Cette anecdote sur le Parc Güell est difficile à vérifier formellement. Mais elle est cohérente avec la méthode de Gaudí, obsédé par l’observation du corps humain et des formes naturelles.

Le banc est recouvert de trencadís, la technique de mosaïque faite d’éclats de céramique récupérés, largement développée ici. Asseyez-vous et regardez les détails de près : aucun fragment n’est identique.

5. Sous la place, une citerne cachée

La grande place repose sur la salle hypostyle, une salle de 86 colonnes inclinées prévue comme marché couvert pour les résidents. Ces colonnes acheminent l’eau de pluie collectée en surface vers une immense citerne souterraine. Un système de gestion des eaux pluviales conçu en 1900, qui préfigure ce qu’on appelle aujourd’hui l’architecture durable.

L’eau stockée alimentait la fontaine du dragon en bas de l’escalier et irriguait le parc. La salamandre visible au pied de l’escalier est en réalité le trop-plein de cette citerne, habillé d’une forme symbolique. Ce que tout le monde photographie est, techniquement, un exutoire hydraulique.

6. La salamandre est peut-être un dragon, ou autre chose

Fontaine avec sculpture de salamandre au Parc Güell, Barcelone

Fontaine avec l’emblématique sculpture de salamandre au Parc Güell à Barcelone

La sculpture colorée en bas de l’escalier principal est devenue l’icône du parc, et de Barcelone en général. Problème : Gaudí n’a laissé aucune explication sur sa signification. Plusieurs lectures coexistent : le dragon de Sant Jordi (saint Georges, patron de la Catalogne), une salamandre alchimique représentant le feu, ou simplement la sortie du trop-plein de citerne habillée d’une forme symbolique.

Cette anecdote sur le Parc Güell est caractéristique de l’œuvre de Gaudí, qui mêle références religieuses, mythologiques et catalanes sans jamais livrer de mode d’emploi. Choisissez l’interprétation qui vous convient, elle vaut autant que les autres.

7. Gaudí a refusé d’abattre un arbre

Dans la zone des viaducs, un vieux caroubier couché attire peu d’attention. Les collaborateurs de Gaudí proposaient d’arracher l’arbre pour faciliter la construction. L’architecture a refusé et fait modifier le tracé du viaduc pour contourner le caroubier. L’arbre est toujours là, ses branches cherchant la lumière entre les colonnes.

La zone des viaducs est nettement moins fréquentée que le bas du parc. Si vous cherchez à éviter la foule et à découvrir une facette méconnue du travail de Gaudí, c’est là qu’il faut aller. Le caroubier vaut le détour à lui seul.

8. Les colonnes imitent des troncs d’arbres

Portico de la Lavandera Parc Güell

L’allée singulière des colonnes ou Portico de la Lavandera dans le Parc Güell à Barcelone

Gaudí ne s’inspire pas de la nature pour la décoration : il la reproduit dans la structure. Les colonnes des viaducs sont inclinées et rugueuses comme des troncs alors que les arches évoquent des racines ou des grottes. Quant à la pierre, elle est extraite directement sur le terrain pour se fondre dans le paysage. Aucune ligne droite : Gaudí considérait que « la ligne droite appartient aux hommes, la courbe à Dieu ».

Le Parc Güell a servi de laboratoire d’expérimentation structurelle. Les colonnes inclinées qu’il perfectionne ici, il les réutilisera ensuite à la Sagrada Família. Vous êtes en réalité devant un chantier test, pas une œuvre définitive.

9. Au sommet, une chapelle qui n’a jamais existé

Le point le plus haut du parc, le Turó de les Tres Creus, offre la meilleure vue panoramique sur Barcelone. Güell et Gaudí prévoyaient d’y construire une grande chapelle, pièce centrale de leur cité-jardin. Faute d’acheteurs et de financements, ils se contentent de 3 croix en pierre qui forment un calvaire sobre face à la ville.

C’est l’un des points les moins fréquentés du parc et l’un des plus utiles pour comprendre ce que le lieu aurait dû être. Comptez environ 15 min de marche depuis la zone monumentale. La montée vaut le déplacement, surtout en fin de journée.

10. Un classement Unesco qui ne concerne pas que le parc

Le Parc Güell est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1984, mais pas en tant que site isolé. Il fait partie d’un ensemble intitulé « Œuvres d’Antoni Gaudí » qui regroupe 7 bâtiments : la Sagrada Família, la Casa Batlló, la Casa Milà, le Palau Güell, la Cripta de la Colònia Güell, la Casa Vicens et le Parc Güell.

Ce classement collectif reconnaît une cohérence architecturale et une période créative, pas un monument isolé. Si vous préparez un séjour à Barcelone centré sur les curiosités et secrets de l’œuvre de Gaudí, ce sont ces 7 sites qui forment un parcours cohérent. Le Parc Güell n’est qu’un point de départ.

Connaître ces anecdotes et faits insolites sur le Parc Güell change la visite. Désormais, vous ne regarderez plus le parc de la même façon.

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À travers GenerationVoyage, je partage ma passion des voyages depuis 2010. Un passe-temps au début, j'ai rapidement compris que mes articles pouvaient inspirer des voyageurs comme vous à mieux organiser leurs séjours. Une question sur une destination, une visite, un bon plan ? J'y réponds dans les commentaires.

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