Que ramener de Lanzarote : nos idées souvenirs utiles et vraiment locales
Lanzarote, c’est 300 km² de lave solidifiée, une agriculture classée par la FAO et une identité visuelle façonnée par un seul homme, César Manrique. Autant dire que l’île a de quoi proposer autre chose que des magnets et des t-shirts « I love Lanzarote ». Encore faut-il savoir où chercher ! Entre les zones balnéaires de Puerto del Carmen saturées de boutiques à touristes et les marchés d’artisans du centre de l’île, l’écart est considérable. Si vous cherchez quels souvenirs ramener de Lanzarote, voici les produits locaux qui valent vraiment le détour, et ceux à éviter.
Le vin volcanique, le souvenir le plus sérieux de l’île

Crédit photo : Flickr – Paco Cinillas
Les vignes de Lanzarote poussent dans des alvéoles creusées à la main dans la cendre volcanique. Appelées hoyos, elles sont protégées du vent par des murets de pierre noire en demi-cercle. Ce système agricole unique au monde est classé patrimoine agricole mondial par la FAO. Le cépage dominant est la Malvasía Volcánica, déclinée en blanc sec ou doux, sous appellation d’origine protégée DO Lanzarote.
La bodega El Grifo est la référence sur l’île. Fondée au XIXe siècle, c’est l’une des plus anciennes des Canaries, et elle dispose d’un musée du vin sur place. Comptez entre 8 et 20 € la bouteille selon la gamme. Attention, les bouteilles passent uniquement en soute. Achetez-les dans les dernières heures avant le vol et prévoyez du papier bulle ou un emballage protecteur.
Le mojo et les sauces, à glisser dans n’importe quelle valise

Crédit photo : Flickr – Jack Montgomery
Le mojo est la sauce emblématique des Canaries, présente sur toutes les tables de l’île. Il se décline en deux versions : le mojo rojo, épicé, à base de poivron rouge et d’ail, accompagne les viandes et les papas arrugadas. Et le mojo verde, à la coriandre ou au persil, va avec le poisson. On en trouve partout, des supermarchés aux marchés du dimanche.
Les versions artisanales vendues sur les marchés sont nettement supérieures aux pots industriels des grandes surfaces. C’est l’une des meilleures spécialités à ramener de Lanzarote : facile à transporter, facile à utiliser une fois rentré. Côté transport : un pot de moins de 100 ml passe en cabine, au-delà il faut le mettre en soute. Comptez 2 à 6 € le pot selon la qualité.
Le sel de Janubio, un condiment avec une vraie histoire

Crédit photo : Flickr – Alfredo Miguel Romero
Les salines de Janubio sont les plus grandes salines de l’archipel canarien en termes de superficie. Elles se situent sur la côte sud-ouest de l’île. Le sel y est récolté de façon semi-artisanale, dans un paysage de bassins géométriques qui vaut le détour en lui-même. À noter que l’exploitation productive est en déclin depuis plusieurs décennies. La visite du site renforce le sens du produit une fois rentré chez vous.
Ce qu’on rapporte concrètement : la fleur de sel de Janubio, nature ou aromatisée au mojo, aux herbes ou au pimentón. Elle se vend en petits sachets ou en pots décoratifs, faciles à transporter et à offrir. Comptez entre 3 et 8 €. C’est le souvenir gourmand le plus fiable de l’île et de Lanzarote, avec une provenance qu’on peut vérifier et expliquer.
Le fromage de chèvre et le gofio, pour les amateurs de produits du terroir

Crédit photo : Flickr – Lutz Hirschmann
Le fromage de chèvre local, le queso de cabra, se décline en version fraîche, semi-affinée ou affinée. Il est souvent roulé dans du paprika ou du gofio. Choisissez un format sec et sous vide si vous prenez l’avion : le fromage frais supporte mal plusieurs heures sans froid. Achetez-le le matin de votre retour et conservez-le au frais jusqu’à l’embarquement.
Le gofio mérite qu’on s’y arrête. C’est une farine de céréales grillées, maïs ou blé, héritée des Guanches, le peuple autochtone de l’archipel. Ils la consommaient bien avant la colonisation espagnole. On la retrouve dans pratiquement chaque repas traditionnel des Canaries : dans du lait, dans des soupes, en dessert. Le gofio se transporte facilement en sachet et reste un des produits locaux les plus méconnus à rapporter des Canaries, avec une vraie profondeur historique derrière.
L’aloe vera, à condition de bien choisir

Crédit photo : Flickr – Heather Cowper
Lanzarote vend de l’aloe vera à tous les coins de rue, mais la réalité est moins glorieuse que le marketing. La grande majorité des produits vendus en boutique utilisent de l’aloe cultivé ailleurs, parfois hors des Canaries. Quelques exploitations travaillent l’aloe vera sur l’île avec des degrés de certification variables. Mais aucune adresse unique ne fait référence : vérifiez systématiquement la composition et la provenance sur l’étiquette avant d’acheter.
Privilégiez le gel pur avec un fort pourcentage d’aloe vera (au moins 95 %), les crèmes hydratantes simples et les savons. Évitez les produits très colorés ou fortement parfumés : ce sont des indicateurs de dilution importante. Les prix vont de 5 à 25 € selon le format. Un bon produit certifié se justifie, un pot générique acheté à l’aéroport ne vaut pas la peine.
Les bijoux en olivine et pierre volcanique, le souvenir typique de l’île des volcans

Crédit photo : Wikimédia – Jan Helebrant
L’olivine est une pierre semi-précieuse verte que l’on trouve directement dans les roches volcaniques de l’île. Elle est montée en colliers, boucles d’oreilles ou bracelets, souvent associée à de la lave noire pour un contraste visuel fort et lisible. C’est un des rares souvenirs typiques de Lanzarote directement liés à la géologie de l’île. Cela lui donne un sens réel plutôt qu’un sens marketing.
Le problème est que les marchés touristiques mélangent pièces artisanales locales et produits importés de mauvaise qualité. Cherchez la mention « hecho en Lanzarote » ou achetez directement dans un atelier d’artisan. Comptez entre 10 et 40 € selon la pièce. Une boucle d’oreilles en olivine locale vaut infiniment plus qu’un bijou importé vendu comme « typique de l’île ».
La poterie et la céramique, un artisanat avec une identité propre

Crédit photo : Flickr – Pierre Pabion
Deux grandes familles de céramiques méritent l’attention. D’un côté, les poteries utilitaires, bols, plats et cruches dans un style sobre et terrien. De l’autre, les statuettes « los Novios de El Mojón », figures traditionnelles aux attributs surdimensionnés, symboles de fertilité ancrés dans l’artisanat populaire de l’île. Ce ne sont pas des gadgets : elles font partie de la production artisanale de Lanzarote depuis des générations.
Les céramiques inspirées de l’univers de César Manrique, aux formes organiques et aux couleurs primaires, représentent bien l’identité visuelle de l’île. Pour éviter les contrefaçons et les produits importés, achetez dans les boutiques des centres d’art CACT. Casa Museo del Campesino, Jameos del Agua ou la Fondation César Manrique sont les adresses à retenir. La sélection est cohérente et les prix honnêtes. Attendez-vous à payer entre 10 € pour une petite pièce et plus de 50 € pour un objet d’atelier.
Où acheter : deux marchés à retenir et les bonnes boutiques
Le marché de Teguise (dimanche matin) est le plus grand de l’île. C’est aussi le plus fréquenté par les excursions organisées. Arrivez avant 10h pour avoir une chance de trier correctement. Le mélange de produits locaux de qualité et d’imports bas de gamme est réel, et il faut du temps pour faire le tri. L’ambiance vaut le déplacement, mais si vous cherchez où acheter vos souvenirs à Lanzarote et que vous devez choisir entre les deux marchés, allez à Haría.
Le marché d’Haría (samedi matin) est plus petit, plus calme, réservé aux artisans locaux et aux producteurs. La garantie sur l’origine des produits y est bien meilleure. Pour les souvenirs design sans risque à Lanzarote, les boutiques des CACT offrent une sélection cohérente avec l’identité de l’île, à des prix honnêtes. Dernier rappel logistique : vin, mojo, aloe vera en grand format et céramiques passent en soute uniquement. Prévoyez un sac plastique résistant ou du papier bulle avant de partir faire vos achats.
Du sel de Janubio à l’olivine volcanique, Lanzarote propose des souvenirs ancrés dans sa géologie et son terroir. Commencez par le marché d’Haría le samedi matin pour faire le meilleur tri.
