Visiter Koh Phayam : 10 incontournables à faire et voir

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En Thaïlande, Koh Phayam ne cherche pas à plaire à tout le monde, et c’est exactement ce qui la rend intéressante. Vous ne trouverez pas de voitures, pas de clubs de plage, pas de complexes hôteliers. Juste 20 km² de jungle et de sable dans la mer d’Andaman, à 45 min en speedboat de Ranong. Cette île thaïlandaise attire des voyageurs qui savent ce qu’ils ne veulent pas, autant que ce qu’ils cherchent. Voici 10 façons concrètes d’en tirer le meilleur.

Ao Yai, la grande plage de l’île

Plage Ao Yai à Koh Phayam, Thaïlande

Aussi appelée Big Bay, Ao Yai est la plage principale de Koh Phayam. Elle s’étend sur environ 3 km de sable orientés plein ouest. Chaque soir, admirez le coucher de soleil tomber directement sur la mer depuis n’importe quel point du rivage, sans avoir à chercher de spot particulier. En saison sèche (novembre à avril), la baignade est agréable. Les vagues régulières attirent les surfeurs particulièrement de mai à octobre, mais aussi ponctuellement en saison sèche. Mais restez vigilant car les courants et le ressac peuvent être puissants et dangereux, même pour des nageurs confirmés.

C’est ici qu’on vous conseille de poser vos valiser dans le cadre d’un premier séjour sur l’île Koh Phayam. Si quelques hébergements plus modernes avec piscine ont fait leur apparition ces dernières années, la majorité des bungalows et restaurants en bord de plage restent simples et sans prétention, préservant l’esprit bohème du lieu. Vous y trouverez surtout des hébergements en bois, des hamacs et une ambiance pieds dans le sable.

Le snorkeling n’est en revanche pas possible le long de ce rivage. Les fonds sont exclusivement sableux et l’eau y est souvent brassée. Pour observer les coraux et les poissons, tournez-vous vers d’autres plages de l’île comme Ao Kwang Peeb ou aux extrémités d’Ao Khao Kwai. À Ao Yai, profitez plutôt de la marée basse : l’eau se retire loin en laissant une immense étendue de sable dur, idéale pour marcher, faire un footing ou jouer sur la plage.

2. Ao Khao Kwai et le fameux Hippy Bar

Hippy Bar à Ao Khao Kwai, Koh Phayam

Ao Khao Kwai (Buffalo Bay) est la deuxième grande baie de l’île, au nord-ouest. Elle se divise en deux ambiances bien distinctes. Côté nord, vous côtoierez une mangrove dense et des eaux très calmes. Côté sud, attendez-vous à une longue plage de sable fin ouverte sur la mer. Moins fréquentée qu’Ao Yai, cette baie attire surtout ceux qui veulent couper court avec le monde. À marée basse, la mer dévoile des bancs de vase et des rochers, ce n’est donc pas l’idéal pour la baignade à ces heures-là.

Le Hippy Bar est une impressionnante structure construite entièrement en bois flotté en forme de bateau pirate. Il s’agit du meilleur endroit de Koh Phayam pour regarder le soleil descendre sur la mer d’Andaman. Aucune terrasse design, aucune piscine : vous trouverez des coussins posés sur le sable, des étages labyrinthiques et du reggae en fond sonore. Les smoothies sont parmi les meilleurs de l’île, généreux en fruits et légers en glace. Venez en fin d’après-midi, installez-vous, et laissez passer l’heure. Le lieu étant emblématique et très prisé au coucher du soleil, il est conseillé d’arriver un peu en avance en haute saison pour avoir une bonne place.

Plusieurs bungalows sont disponibles à proximité immédiate à petit prix. Confortables mais très basiques, ils sont soumis aux infrastructures de l’île qui n’est pas reliée au réseau électrique national. Le WiFi est souvent limité aux espaces communs, la climatisation est rare, et l’éclairage extérieur est quasi inexistant après la nuit tombée. Si vous êtes seul(e) ou peu à l’aise dans le noir, une lampe torche ou frontale est indispensable pour regagner votre chambre.

3. Le Wat Koh Phayam, seul temple de l’île

Le Wat Koh Phayam sur l'île Koh Phayam, Thaïlande

Shutterstock – Rungsilp Sasitorn

Le Wat Koh Phayam constitue le seul temple de l’île. Il est célèbre pour son sanctuaire (ubosot) posé sur pilotis à quelques minutes à pied du port principal. Son bâtiment principal trône sur l’eau, accessible par un pont qui s’avance directement dans la mer. Le temple est habité par des moines, ce qui lui donne une atmosphère bien différente d’un simple site touristique. Vous ne pourrez pas passer à côté d’un grand Bouddha doré veillant sur le complexe depuis la colline adjacente. De petites huttes de méditation traditionnelles (koutis) réservées aux moines sont visibles sur place, une touche d’authenticité appréciée.

La jetée qui mène à l’édifice marin offre un superbe panorama sur la baie, idéale pour quelques minutes de déambulation. L’entrée est gratuite et la visite dure 20 à 30 min, pas plus. Le Wat Koh Phayam est un temple modeste, sans prétention architecturale, mais dont la singularité maritime fait tout le charme.

Prévoyez d’y passer à l’arrivée ou juste avant de reprendre le bateau. Entrez avec les épaules et genoux couverts, comme partout en Thaïlande. Pour ceux qui débarquent ici après plusieurs jours de plage sans avoir mis les pieds dans un temple, c’est une bonne façon de se replonger dans le contexte culturel du pays.

4. Le point de vue panoramique de l’île

Point de vue panoramique de l’île Koh Phayam, Thaïlande

Un des points de vue les plus impressionnants de Koh Phayam se trouve sur la colline centrale, accessible en scooter depuis le village principal. La montée prend une dizaine de minutes sur une piste bétonnée pentue, mais la vue à 360 degrés sur l’île, les plages et la mer d’Andaman vaut largement l’effort. Depuis ce point culminant, vous embrasserez d’un seul regard Ao Yai à l’ouest, Ao Khao Kwai au nord-ouest, et par temps clair, les îlots rocheux environnants.

Le meilleur moment pour y monter reste la fin d’après-midi, quand la lumière se fait plus douce et que les couleurs de la jungle contrastent avec le bleu profond de la mer. Emportez de l’eau car il n’y a aucune infrastructure là-haut. Il vous faudra marcher 20 à 30 min sur place pour profiter pleinement du panorama et faire quelques photos.

5. Ao Mae Mai, la plage tranquille du nord-est

Ponton en pierre sur la plage Ao Mae Mai, Koh Phayam

Shutterstock – ksl

Ao Mae Mai est la plage oubliée de Koh Phayam. Implantée au nord-est de l’île, elle attire très peu de monde comparé à Ao Yai ou Ao Khao Kwai. Cette petite baie bordée de quelques bungalows familiaux est pourvue d’une eau généralement calme et d’un sable fin. L’endroit est idéal pour ceux qui sont en quête d’un isolement maximum, à l’écart de toute animation.

L’accès se fait en scooter par un chemin qui traverse des plantations d’hévéas et de cajous. La route est correcte mais plus étroite que les axes principaux. 15 à 20 min de trajet sont nécessaires depuis le port. Sur place, vous ne croiserez pas de restaurant sophistiqué, juste quelques petites adresses tenues par des locaux qui servent des plats simples. Si vous cherchez à vous couper vraiment du monde le temps d’une journée, c’est ici qu’il faut venir.

6. Kayak dans la mangrove

Kayak dans la végétation luxuriante de Koh Phayam, Thaïlande

Shutterstock – fokke baarssen

La mangrove au sud d’Ao Khao Kwai s’explore en kayak, seul ou en duo, à votre rythme. Les kayaks se louent près de la petite communauté moken installée non loin du pont qui enjambe la rivière. Tablez entre 100 et 150 baht de l’heure (ou environ 300 baht la demi-journée). Les canaux sont étroits, l’eau est calme, et le silence s’avère total. À peine est-il rompu par les crabes qui remontent sur les racines ou les singes dans la végétation au-dessus de vous.

Partez quelques heures avant la marée haute : le courant devient légèrement favorable, et la faune est bien plus active. Le réseau de canaux est suffisamment étendu pour pagayer plusieurs heures sans tourner en rond. Pas besoin d’expérience particulière, mais une bonne condition physique est requise si vous visez une session longue. Autre détail à connaître : ces mangroves ont contribué à protéger l’île lors du tsunami de décembre 2004, quand d’autres îles de la région ont été bien plus touchées. C’est exactement l’esprit de Koh Phayam : une exploration libre, sans programme ni guide attitré.

7. Snorkeling et excursions en bateau

Fonds marins sur l’archipel de Surin, Thaïlande

Koh Phayam n’a pas de récif corallien au bout de ses plages. Pour le snorkeling, il faut embarquer sur un bateau. La destination la plus accessible est Ko Khang Khao, une île déserte voisine avec des coraux préservés et une eau bien claire. 30 à 40 min de long-tail vous conduiront à destination. Pour ceux qui veulent aller plus loin, l’archipel de Surin et Richelieu Rock sont des sites de plongée reconnus, mais la journée complète d’excursion est incompressible.

Une précaution à avoir en tête : les oursins sont nombreux parmi les coraux, au fond de l’eau. Assurez-vous d’avoir des chaussons de snorkeling ou faites attention à où vous mettez vos mains et vos pieds. Côté plongée, les départs pour les excursions vers ces sites éloignés se font généralement tôt le matin, autour de 8h. Pour des explorations plus courtes, la plongée autour des îlots rocheux voisins (comme Ko Khang Khao) vaut aussi le détour si vous disposez d’un niveau certifié. La baie d’Ao Yai est quant à elle composée de fonds sableux propices au surf mais inadaptés à la plongée.

Organisez l’excursion directement via votre hébergement ou au port, sans réserver des semaines à l’avance. En revanche, restez flexible sur le planning : les horaires et itinéraires peuvent évoluer selon les conditions du jour. Privilégiez la période entre novembre et avril pour maximiser vos chances de rencontrer une mer calme, une eau claire et une faune marine au rendez-vous. En cas de mousson, oubliez le snorkeling et rabattez-vous sur une activité terrestre.

8. Tour de l’île en scooter (ou vélo)

Tour de l'île Koh Phayam en scooter

Shutterstock – Phuketian.S

Koh Phayam n’a pas de voitures. Les routes sont des chemins étroits en béton, faits pour les deux-roues. Louez un scooter au port (comptez 200 à 250 bahts par jour) et partez explorer l’intérieur de l’île. Vous traverserez des plantations de cajous et hévéas, une jungle dense, et quelques villages qui font vivre l’archipel entre les deux plages principales. Vous pourrez atteindre des petits hameaux de pêcheurs, des sentiers qui s’enfoncent dans la forêt, et le point de vue panoramique depuis la colline centrale. C’est comme ça qu’on comprend vraiment Koh Phayam, pas depuis un transat.

Ne cherchez pas de stations-service : l’essence s’achète au litre dans des bouteilles en verre vendues un peu partout au bord des chemins. Si le scooter ne vous convainc pas, des vélos (classiques ou électriques) sont disponibles, mais certains chemins sont pentus. Une demi-journée suffit pour boucler l’île.

9. Observer les calaos dans la jungle

Calao à Koh Phayam, Thaïlande

Les calaos sont partout sur Koh Phayam. Ces grands oiseaux noirs et blancs, avec leur bec massif surmonté d’une corne jaune pâle, peuplent la canopée en groupes bruyants. C’est surtout tôt le matin et en fin d’après-midi que vous pourrez les observer. Pas besoin d’excursion organisée ni de guide : ils sont visibles à l’œil nu depuis les chemins de l’île, en particulier autour d’Ao Khao Kwai et dans l’intérieur boisé.

Le bruit de leur vol est caractéristique, une sorte de battement d’ailes sourd et puissant qui précède souvent leur apparition. Levez les yeux au-dessus de la végétation quand vous entendez ce son. Pour les voyageurs qui ne les ont jamais vus en liberté, c’est une des vraies découvertes du séjour.

10. Rencontrer la communauté Moken et leur mode de vie

Maison traditionnelle sur l'île Koh Phayam, Thaïlande

Shutterstock – Arkadij Schell

Une petite communauté moken, originaire de Birmanie, s’est installée près de la mangrove au sud d’Ao Khao Kwai. Les Mokens vivent traditionnellement de la pêche et du ramassage en mer. Ils conservant un mode de vie semi-nomade ancré dans des savoirs millénaires. Quelques familles proposent aujourd’hui la location de kayaks aux visiteurs, ce qui constitue une source de revenus complémentaire.

Ce n’est pas un village touristique organisé, mais une petite communauté qui continue de vivre selon ses propres codes. Immergez-vous dans leur quotidien depuis le pont ou échangez quelques mots avec eux en anglais. Le respect de leur intimité et de leur espace est évidemment de mise.

Questions pratiques pour votre voyage à Koh Phayam

Comment aller à Koh Phayam ?

Depuis la France, il n’existe pas de vol direct vers Ranong. Le trajet standard passe par Bangkok (vols directs depuis Paris, environ 11h), puis un vol intérieur Bangkok-Ranong (1h environ) ou un bus longue durée depuis la capitale. Depuis l’aéroport de Ranong, la jetée est à 20 min en taxi.

Depuis la jetée, le speedboat met environ 45 min pour rejoindre l’île. Le ferry lent prend autour de 2h. Les départs s’effectuent plusieurs fois par jour en haute saison, mais deviennent plus rares entre mai et octobre. Pour trouver les meilleurs tarifs sur les vols internationaux et intérieurs, utilisez notre comparateur de vol.

Comment se déplacer à Koh Phayam ?

L’île ne comporte aucune voiture. Les chemins bétonnés étroits sont exclusivement faits pour les scooters et les vélos. Les scooters se louent au port et dans certains hébergements pour un tarif journalier modeste. C’est le moyen le plus pratique pour explorer l’intérieur de Koh Phayam, rejoindre les plages isolées et découvrir les plantations.

Le vélo fonctionne bien pour se déplacer sur de courtes distances, mais certains chemins sont pentus. Pour les trajets entre le port et les plages principales, des tuk-tuks-motos font office de taxi informel. À pied, seule la zone autour du port est vraiment praticable.

Où dormir à Koh Phayam ?

L’offre d’hébergements se concentre autour de deux zones principales. Ao Yai (côté ouest) est le choix logique pour un premier séjour : bungalows directement sur le sable, plusieurs petits restaurants, ambiance détendue. C’est la plage la plus animée de l’île, ce qui reste très relatif.

Ao Khao Kwai (Buffalo Bay), au nord-ouest, attire ceux qui aspirent à plus de calme. L’accès est plus difficile, les hébergements plus épars, mais la mangrove est à portée de kayak. Quelques bungalows sont posés près du port, pratiques pour une nuit de transit avant de reprendre le bateau.

Quelle est la meilleure période pour aller à Koh Phayam ?

Novembre à avril est la fenêtre idéale : mer calme, soleil, conditions parfaites pour la baignade et le snorkeling. Décembre et janvier constituent le pic de fréquentation, avec des prix légèrement plus élevés.

Faut-il un visa pour entrer en Thaïlande ?

Les ressortissants français bénéficient d’une exemption de visa pour des séjours jusqu’à 60 jours, à condition d’arriver avec un passeport valide au moins 6 mois après la date d’entrée.

Quelle monnaie utiliser à Koh Phayam ?

La monnaie est le baht thaïlandais. Emportez un maximum de cash à Ranong avant de prendre le bateau : l’unique distributeur de l’île, proche du port, est régulièrement en panne ou à court de billets.

Le Wi-Fi et le réseau mobile fonctionnent-ils correctement sur l’île ?

Le Wi-Fi est disponible dans la plupart des hébergements, mais le signal est instable. Une SIM thaïlandaise avec forfait data (AIS ou DTAC) est fortement conseillée : elle fonctionne mieux que le Wi-Fi local pour rester connecté en dehors de votre hébergement.

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À travers GenerationVoyage, je partage ma passion des voyages depuis 2010. Un passe-temps au début, j'ai rapidement compris que mes articles pouvaient inspirer des voyageurs comme vous à mieux organiser leurs séjours. Une question sur une destination, une visite, un bon plan ? J'y réponds dans les commentaires.

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