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Florence : visite guidée de la chapelle Brancacci
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| Dates | Jours | Horaires | Dernière admission |
|---|---|---|---|
| Toute l’année, sauf jours de fermeture | Lundi, Mercredi au Samedi | 10h00 – 17h00 | 16h15 |
| Toute l’année, sauf jours de fermeture | Dimanches et jours fériés | 13h00 – 17h00 | 16h15 |
| Toute l’année | Mardi | Fermé | — |
Nichée dans l’église Santa Maria del Carmine, la chapelle Brancacci est un jalon majeur de la Renaissance florentine. Ses fresques réalisées au XVe siècle par Masaccio et Masolino, plus tard complétées par Filippino Lippi, marquent une rupture décisive dans l’usage de la perspective et du réalisme. Initialement commandée par la famille Brancacci, la chapelle servait d’oratoire privé et demeure aujourd’hui une référence essentielle pour comprendre l’évolution de la peinture occidentale.
Visitez la Chapelle Brancacci, nichée dans l’église Santa Maria del Carmine au cœur de l’Oltrarno, et découvrez un cycle de fresques du XVe siècle qui a profondément transformé l’histoire de la peinture occidentale.
Lorsque Masaccio intervient à la Chapelle Brancacci, vers 1424-1427, la peinture italienne est encore largement tributaire de l’héritage byzantin et gothique. Ce qu’il introduit ici rompt avec cette tradition : une perspective linéaire construite, une lumière qui modèle les corps comme un volume réel, et des expressions humaines d’une intensité inédite. Ce n’est plus une image sacrée conventionnelle, c’est une scène qui se déroule dans un espace crédible, habité par des figures de chair. Michel-Ange viendra lui-même étudier ces fresques durant sa formation florentine, comme avant lui Léonard ou Botticelli — signe de l’ascendant durable qu’exerça Masaccio sur plusieurs générations d’artistes.
Considérée comme l’une des fresques les plus importantes du Quattrocento, Le Paiement du tribut occupe une place centrale sur le mur gauche de la chapelle. La scène, tirée de l’Évangile de Matthieu, est traitée en trois moments simultanés selon la tradition narrative médiévale — mais avec des moyens radicalement nouveaux. Masaccio y déploie une lumière naturelle qui unifie la composition, et confère à chaque apôtre une présence physique et psychologique saisissante. Chaque visage est une individualité, chaque geste porte une conviction. C’est ici, plus qu’ailleurs, que la rupture avec la peinture gothique se mesure avec le plus d’évidence.
Peinte par Masaccio sur le pilastre gauche de l’entrée de la chapelle, L’Expulsion du Jardin d’Éden frappe dès le premier regard. Les deux figures d’Adam et Ève ne sont pas simplement représentées : elles semblent traversées par une douleur physique et une honte que l’on ressent presque. C’est l’un des premiers nus dramatiques de la peinture occidentale, traité non comme un prétexte formel mais comme une expression humaine pleine et entière. En se retournant vers le pilastre opposé, on découvre La Tentation de Masolino — même sujet, tout autre monde.
Sur le pilastre droit, Masolino peint La Tentation d’Adam et Ève en pendant direct à l’Expulsion de Masaccio. Le rapprochement est instructif : là où Masaccio impose un réalisme brutal et une présence corporelle troublante, Masolino propose des figures gracieuses, idéalisées, encore proches de l’élégance gothique tardive. Aucun des deux n’est inférieur à l’autre — ils appartiennent simplement à deux conceptions de la peinture, et leur coexistence dans ce même espace offre une lecture comparative rare, sans avoir besoin de quitter la chapelle.
La Chapelle Brancacci est un chantier à trois mains, séparées dans le temps par des décennies. Masaccio et Masolino travaillent ensemble à partir de 1424, avant que la disgrâce politique des Brancacci, exilés par les Médicis en 1436, n’interrompe le programme pour près de cinquante ans. C’est finalement Filippino Lippi qui complète le cycle vers 1481-1482, avec une sensibilité propre à la fin du Quattrocento. En parcourant la partie supérieure de la chapelle, on perçoit ces trois registres : la monumentalité de Masaccio, la grâce de Masolino, la narration plus ornementale de Filippino. Un même mur, trois époques.
La restauration majeure achevée en 1990 a profondément renouvelé la lecture des fresques. Des siècles de suie, de retouches et d’enduits maladroits masquaient des couleurs dont on ignorait la vivacité. Les travaux ont restitué des tons clairs et contrastés qui changent la perception de l’ensemble, et ont permis de mieux délimiter les zones d’intervention respectives de Masaccio et Masolino. Depuis l’espace central de la chapelle, on dispose du meilleur recul pour embrasser l’intégralité du programme iconographique et mesurer ce que cette restauration a rendu visible.
L’ensemble du décor est structuré autour d’un cycle consacré à la Vie de Saint Pierre, commandé par la famille Brancacci au début du XVe siècle. Parmi les scènes les plus fascinantes figure la Résurrection du fils de Théophile, où l’on reconnaît, selon les historiens, des portraits présumés de Masaccio, Masolino, Alberti et Brunelleschi parmi les témoins de la scène. Plus loin, Saint Pierre guérissant les malades de son ombre offre un témoignage précieux sur l’architecture et la vie urbaine du Florence du Quattrocento. Ces fresques ne sont pas seulement des œuvres d’art : elles fonctionnent aussi comme des documents sur une époque.
En levant les yeux vers la voûte de la chapelle, on perçoit l’intervention de Filippino Lippi, fils de Fra Filippo Lippi, chargé de compléter un décor laissé inachevé après l’exil forcé de Felice Brancacci. La voûte, moins spectaculaire que les fresques murales, mérite néanmoins attention pour la cohérence qu’elle apporte à l’ensemble et pour la façon dont Filippino compose avec un espace et un programme qu’il n’a pas initiés. Un exercice de continuité stylistique, à une époque où l’art florentin avait déjà largement absorbé les leçons de Masaccio.
Piazza del Carmine, 14, 50124 Firenze FI, Italy
La Chapelle Brancacci se trouve dans le quartier de l’Oltrarno, au sein de l’église Santa Maria del Carmine, sur la Piazza del Carmine. Elle est située à quelques minutes à pied du Ponte Vecchio et du centre historique de Florence, dans une zone paisible entourée de ruelles typiquement florentines.
La Chapelle Brancacci est facilement accessible depuis le centre de Florence. On peut s’y rendre à pied depuis les principaux sites touristiques, ou en empruntant les transports en commun qui desservent la Piazza del Carmine. Les taxis et vélos en libre-service constituent également des solutions pratiques.
1 581 avis
Les visiteurs décrivent une chapelle petite mais exceptionnelle, où les fresques de Masaccio et Masolino impressionnent par leurs couleurs, leur réalisme et leur force émotionnelle. L’expérience est jugée précieuse, surtout grâce à la restauration et à l’histoire artistique visible sur les murs. Beaucoup recommandent de réserver à l’avance, car l’accès se fait par créneaux limités, et suggèrent de voir le film d’introduction pour mieux apprécier les détails lors de la visite.
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Billet d'entrée
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