Visiter Arequipa : 10 incontournables à faire et voir (Pérou)
Beaucoup de voyageurs ne font qu’une halte à Arequipa, le temps de changer de bus pour Cusco ou le canyon de Colca. C’est passer à côté de l’une des plus belles villes du Pérou ! Surnommée la « ville blanche », Arequipa doit sa couleur à la sillar, une pierre volcanique extraite des carrières environnantes. Son centre historique, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, mêle architecture coloniale, façades claires et volcans en toile de fond. Prévoyez deux jours minimum pour découvrir Arequipa, trois si vous ajoutez le canyon de Colca. Voici les 10 visites et expériences à ne pas manquer.
1. Le couvent Santa Catalina

Crédit photo : Flickr – François Magne
Santa Catalina n’est pas un simple couvent, mais une véritable ville dans la ville. Sur 20 000 m², ruelles colorées, places, lavoirs, cuisines et cellules composent un dédale fondé en 1579. Jusqu’à 450 femmes, religieuses et servantes, y ont vécu à l’écart du monde pendant près de 4 siècles. Mais derrière les murs, certaines religieuses menaient un train de vie peu conforme aux règles monastiques. La situation finit par alerter Rome, et le pape Pie IX intervient en 1871 pour rétablir la discipline. Le complexe n’ouvre finalement ses portes au public qu’en 1970.
Comptez 2h minimum pour en faire le tour sans vous presser. L’entrée coûte 45 soles, payable en espèces ou par carte, directement sur place, sans réservation. Des guides proposent leurs services juste après l’entrée si vous préférez une visite commentée. Arrivez dès 9h pour éviter les groupes organisés qui envahissent les ruelles en milieu de matinée. Le jeudi soir, le couvent propose une visite nocturne, nettement plus atmosphérique : à privilégier si vous avez le choix.
2. La Plaza de Armas et la cathédrale

Crédit photo : Wikimédia – Ivan Mlinaric
La Plaza de Armas d’Arequipa frappe par sa cohérence : arcades en sillar blanc, fontaine centrale, palmiers, et une cathédrale qui occupe toute la façade nord. L’édifice actuel date de 1844, reconstruit sur les fondations de 1612 après un incendie et plusieurs tremblements de terre, le dernier majeur en 2001. Elle abrite l’un des plus grands orgues belges d’Amérique du Sud. L’accès au clocher est possible pour une vue directe sur le centre historique et le Misti.
L’intérieur de la cathédrale peut décevoir. Le style est néoclassique du XIXe siècle, très éloigné du baroque péruvien, et assez austère. Notre recommandation se porte sur le musée de la cathédrale (ouvert du lundi au samedi de 10h à 16h). Il donne accès à des zones fermées au public, dont le toit et les clochers qui dominent directement la place.
Rejoignez les terrasses des restaurants qui bordent la place en fin d’après-midi. La lumière rasante fait virer la roche volcanique au jaune doré. En soirée, la façade s’illumine et change d’atmosphère. Pour entrer dans la cathédrale, respectez les horaires d’ouverture : du lundi au samedi de 7h à 11h30 puis de 17h à 19h30, le dimanche de 7h à 13h et de 17h à 19h.
3. L’église de la Compañía de Jesús

Crédit photo : Flickr – zug55
Fondée par les Jésuites en 1578 et reconstruite après plusieurs séismes, la Compañía occupe l’angle sud-est de la Plaza de Armas. Sa façade en sillar mêle symboles chrétiens et éléments incas. Des anges côtoient des figures de la mythologie andine, un exemple concret du style baroque métis au Pérou. À l’intérieur, la sacristie abrite la chapelle Saint-Ignace, surnommée la chapelle Sixtine d’Arequipa pour sa coupole couverte de fresques tropicales polychromes.
L’entrée de l’église est gratuite, mais l’accès à la chapelle Saint-Ignace coûte environ 5 soles. Notre recommandation : passez par le cloître adjacent pour grimper à la galerie supérieure. Elle offre une vue dégagée sur le volcan Misti. Comptez 20 à 30 min pour faire le tour. Les horaires sont généralement coupés : de 9h à 12h, puis de 15h à 18h.
4. Le musée Santuarios Andinos et la momie Juanita

Crédit photo : Flickr – mrd3photos
Juanita n’est pas une simple curiosité ! C’est une adolescente inca sacrifiée vers 1450 sur le volcan Ampato, à plus de 6 000 m d’altitude, retrouvée en 1995 dans un état de conservation exceptionnel. Le froid a préservé ses organes, ses vêtements, son visage. Son histoire est troublante et dense sur le plan culturel. Le musée replace cette découverte dans son contexte : les rituels de capacocha pratiqués sur les volcans qui entourent Arequipa et les offrandes récupérées avec elle. À noter : de janvier à avril, Juanita est conservée à l’abri de la lumière pour sa préservation. Une autre momie inca est alors exposée à sa place.
La visite guidée est incluse dans le billet (les guides sont des étudiants, prévoyez un pourboire). Suivez-la : sans elle, on passe devant une vitrine réfrigérée sans vraiment comprendre ce que l’on regarde. Avec elle, les explications sur les artefacts et les rituels funéraires prennent tout leur sens.
L’entrée coûte 25 soles. Le musée ouvre du lundi au samedi de 9h à 18h, et le dimanche de 9h à 14h. Programmez une bonne heure sur place.
5. Le mirador de Yanahuara

Crédit photo : Flickr – Elmer Angel
Yanahuara se trouve à 15-20 min à pied du centre historique, et le trajet vaut le détour. Vous verrez des rues pavées en pierre volcanique blanche, des maisons basses, et très peu de touristes. Sur le chemin, repérez les restaurants de quartier qui affichent un menu del día entre 12 et 15 soles.
Le mirador lui-même forme une galerie d’arches en sillar gravées de citations d’auteurs locaux, qui cadrent directement sur le Misti, le Chachani et le Pichu Pichu. Notre conseil : allez-y en fin d’après-midi, quand la lumière rasante fait rougir les flancs des volcans. L’accès est gratuit, prévoyez 1 sol pour les toilettes publiques sur place.
Ne limitez pas la visite aux arches. Prenez le temps de marcher dans le quartier autour. C’est l’Arequipa des habitants, calme, avec des ruelles très graphiques et sans vendeurs ambulants. La course en taxi ou Uber depuis la Plaza de Armas revient entre 7 et 10 soles si vous ne souhaitez pas marcher.
6. Le marché San Camilo

Crédit photo : Flickr – Roland Müller
San Camilo n’est pas un marché conçu pour les touristes. Il s’agit du marché couvert central d’Arequipa, ouvert depuis 1938 dans un bâtiment à structure métallique dont l’origine est souvent attribuée à tort aux ateliers Eiffel. Les habitants le fréquentent chaque jour pour leurs courses.
Vous y trouvez des fruits andins comme la chirimoya et la tuna, des fromages locaux, des épices, des herbes médicinales et des piments en quantité. Montez à l’étage pour manger dans les petits restaurants de marché. C’est là que se trouvent les plats les moins chers de la ville, rocoto relleno et adobo arequipeño compris. Les tables sont prises d’assaut par les locaux à l’heure du déjeuner, ce qui est généralement bon signe. Arrivez le matin pour l’animation à son maximum. Le marché ferme vers 19h. Adresse : Calle San Camilo.
7. Mundo Alpaca et le quartier San Lázaro

Crédit photo : Flickr – Jus Snaps
Mundo Alpaca mérite une visite même si vous n’achetez rien. Avant toute chose, il faut savoir dans quoi on entre. C’est un espace commercial appartenant au groupe Inca Tops, l’un des plus grands exportateurs mondiaux de fibre d’alpaga, et tout le parcours conduit logiquement vers les boutiques. Cela dit, dans une bâtisse en sillar, l’espace accueille lamas, alpagas, vigognes et guanacos, de l’herbe est fournie pour les nourrir directement.
Le musée de la machinerie textile retient vraiment l’attention. Il expose les anciennes machines de traitement de la fibre et permet d’observer des tisserandes andines au travail. L’entrée est entièrement gratuite et presque toujours déserte. L’espace retrace l’ensemble du processus de fabrication, de la fibre brute au tissu fini. Beaucoup de visiteurs passent devant sans s’y arrêter. Ne faites pas cette erreur ! Le personnel est disponible et pédagogue, posez des questions.
Juste à côté, San Lázaro est le plus ancien quartier d’Arequipa. Les ruelles étroites en pierre volcanique, les façades blanches et l’absence quasi totale de touristes tranchent avec l’animation du centre historique. Consacrez-y 1h tôt le matin ou en fin d’après-midi quand la lumière frappe le sillar. Les deux visites s’enchaînent naturellement et se font entièrement à pied depuis la Plaza de Armas.
- Les 20 plus beaux endroits à visiter au Pérou
- Pisco Sour : querelle enfantine entre le Pérou et le Chili ?
- Découvrez les 5 sites historiques incontournables de Lima au Pérou, une immersion dans le passé fascinant de la capitale péruvienne
- Découvrez 4 aventures inoubliables à vivre au Pérou pour un voyage hors du commun
8. La gastronomie arequipeña

Crédit photo : Flickr – APEGA Sociedad Peruana de Gastronomía
Arequipa est l’une des meilleures villes du Pérou pour manger. Dans un pays reconnu mondialement pour sa gastronomie, ce n’est pas une formule en l’air ! Le format à connaître, c’est la picantería : restaurant traditionnel servant historiquement le midi, cuisine au feu de bois, ambiance de cantine populaire, fréquentée avant tout par les habitants. On y mange le rocoto relleno (piment farci à la viande et au fromage), le chupe de camarones (soupe épaisse de crevettes de rivière), l’adobo arequipeño (ragoût de porc mariné servi traditionnellement le dimanche matin) ou le solterito de queso (salade froide de fromage frais, fèves et maïs).
Chaque jour de la semaine propose un plat spécifique avec un rapport qualité-prix très avantageux, portions généreuses incluses. Si vous voulez goûter à tout, commandez un americano (une assiette de dégustation combinant plusieurs spécialités) qui suffit largement pour deux. Prévoyez votre déjeuner dans une picantería dès le premier jour, avant d’enchaîner sur les visites de l’après-midi.
À table, commandez un jus de fruits pressé sur place ou une chicha de guiñapo (la boisson fermentée emblématique de la ville, à base de maïs noir) plutôt qu’une boisson importée. Un verre d’Anis Nájar, le digestif local par excellence, aide à faire passer le repas. Pour finir, testez le queso helado dans la rue. Cette glace artisanale au lait entier, à la vanille et à la cannelle n’a de fromage que le nom, mais elle accompagne parfaitement une balade autour de la Plaza de Armas.
9. La Ruta del Sillar

Crédit photo : Flickr – Piero Damiani
Le sillar, c’est la pierre volcanique issue des dépôts pyroclastiques du Chachani qui a construit Arequipa pierre par pierre. Visiter les carrières encore actives à 30 min du centre, c’est comprendre pourquoi l’architecture de la ville est si singulière. La Quebrada de Culebrillas est le point fort du parcours. C’est un canyon étroit aux parois rosées, avec des pétroglyphes préhispaniques gravés directement dans la roche. La fameuse roche blanche et ses grandes sculptures modernes se trouvent, elles, dans la carrière d’Añashuayco. L’accès coûte 5 soles par secteur, soit 10 soles pour le parcours complet.
L’excursion peut s’opérer en transport en commun avec les bus en direction de Yura, mais notre choix se porte sur une excursion organisée. Elle règle une logistique chronophage et apporte le contexte historique qui manque cruellement en autonomie. Comptez une demi-journée, pas plus. Programmez cette sortie le matin, avant que la chaleur ne stagne dans les carrières. Le site est vaste et poussiéreux, prévoyez des chaussures fermées.
Sous le soleil, la réflexion de la lumière sur la pierre blanche d’Añashuayco est aveuglante. Chapeau, lunettes de soleil et crème solaire sont indispensables. Sur place, des tailleurs travaillent les blocs à l’ancienne, ce qui permet de voir l’extraction du matériau en direct.
10. L’excursion au canyon de Colca

Crédit photo : Flickr – Davers
Le canyon de Colca justifie à lui seul de prolonger son séjour à Arequipa. À 3h30 de route, il dépasse les 3 000 m de profondeur et compte parmi les canyons les plus profonds au monde. Vous y découvrirez des terrasses agricoles préhispaniques encore cultivées, des villages andins et les bains thermaux de Chivay. Le point fort reste la Cruz del Cóndor, où les condors planent à hauteur des yeux entre 9h et 10h30. Arrivez avant 9h pour devancer les bus de groupes.
Achetez votre billet touristique en espèces au poste de contrôle, à l’entrée de Chivay. Aucun système officiel de vente en ligne fiable n’est disponible pour les voyageurs autonomes. En voiture de location, suivez l’axe goudronné via Yura (routes 34A puis 106). Les GPS proposent parfois des pistes impraticables pour raccourcir le trajet. Une excursion à la journée depuis Arequipa reste possible, mais épuisante. Prévoyez deux jours minimum, trois si vous souhaitez descendre à pied jusqu’à l’oasis de Sangalle, au fond du canyon.
Sur la route, le col de Patapampa atteint 4 910 m d’altitude. La Reserva Nacional de Salinas y Aguada Blanca offre des paysages remarquables : flamants roses sur les lagunes salées, vigognes sauvages et volcans enneigés en arrière-plan. Prenez le temps de vous arrêter. Prévoyez une journée calme à Arequipa, située à 2 335 m, avant de partir. L’acclimatation limite les risques liés au mal des montagnes. Sur place, préparez-vous aux nuits froides : les hébergements fournissent généralement bouillottes et épaisses couvertures.
D’autres incontournables à visiter à Arequipa et aux alentours
L’ascension de volcans pour les plus sportifs

Crédit photo : Flickr – Joe Stylos
L’ascension du Misti (5 822 m) se fait en deux jours, avec une nuit au camp de base. Elle ne demande pas de compétences techniques particulières, seulement une bonne condition physique et une acclimatation sérieuse. Le Chachani (6 057 m) est techniquement l’un des 6 000 m les plus accessibles du Pérou. Mais accessible ne veut pas dire facile ! À cette altitude, l’organisme encaisse un effort bien supérieur à ce que les jambes ressentent, et l’épuisement s’installe brutalement. Prévoyez une acclimatation d’au moins deux jours à Arequipa avant de tenter l’un ou l’autre sommet, et partez obligatoirement avec un guide certifié.
La descente dans le canyon de Colca jusqu’à l’oasis de Sangalle est une expérience radicalement différente. Accessible à tout marcheur raisonnablement entraîné, elle n’a rien d’une expédition de haute montagne. Palmiers, piscines naturelles au fond du canyon, puis remontée très exigeante le lendemain matin. Prévoyez au minimum un à deux jours calmes à Arequipa avant de forcer sur l’organisme. À 2 335 m, la ville fournit une première étape d’acclimatation indispensable.
Questions pratiques pour votre voyage à Arequipa
Comment aller à Arequipa ?
Depuis la France, on arrive à Arequipa en avion avec une escale, généralement à Lima. Les compagnies comme LATAM ou Sky Airline assurent la liaison Lima-Arequipa en 1h30, avec des vols plusieurs fois par jour à partir de 40 à 80 € selon la saison. Utilisez notre comparateur de vol pour trouver le meilleur tarif sur l’ensemble du trajet.
Le bus depuis Lima existe (environ 14 à 16h de trajet), et certains le font pour économiser. Mais ce n’est pas notre recommandation. Une journée perdue dans un bus andin, ça ne se justifie pas sauf budget vraiment serré. Le bus depuis Cusco est plus pertinent, 9 à 10h de route avec des compagnies comme Cruz del Sur ou Oltursa, pour 25 à 45 €.
Comment se déplacer à Arequipa ?
À Arequipa, Uber et InDrive sont les options les plus pratiques pour un visiteur, et elles coûtent peu. Comptez 2 à 4 € pour rejoindre Yanahuara ou San Lázaro depuis le centre historique. Le centre lui-même se visite entièrement à pied, les principaux sites tenant dans un rayon de 600 m autour de la Plaza de Armas.
Louer une voiture à Arequipa n’a pas de sens pour visiter la ville. Pour le canyon de Colca, une excursion organisée est largement préférable. La route monte au-delà de 4 000 m, et un guide local fait toute la différence pour le contexte culturel.
Où dormir à Arequipa ?
Le centre historique est le quartier à privilégier en premier lieu. On y accède à pied à tous les sites majeurs, l’animation est constante, et l’architecture en sillar blanc rend le moindre hôtel photogénique. Compter 30 à 70 € la nuit pour un bon hôtel de charme dans cette zone.
Yanahuara convient à ceux qui veulent calme et vue sur le Misti, à 15 min à pied ou 5 min en Uber du centre. Selva Alegre, quartier résidentiel verdoyant adjacent au centre, est une alternative tranquille avec des adresses bien situées. On évite les hôtels autour de la gare routière Terrapuerto : bruyants, éloignés des sites, et les trajets en taxi le soir y coûtent plus cher qu’annoncé.
Questions fréquentes sur Arequipa
Quel budget prévoir par jour pour visiter Arequipa ?
Allouez 40 à 60 € par jour à Arequipa pour un voyage confortable, hôtel en centre historique inclus. Les entrées des sites majeurs restent modestes (Santa Catalina à environ 11 €, musée Santuarios Andinos à 6 € environ). La nourriture dans les picanterías revient à 4 à 8 € par repas, et les déplacements en Uber sont quasi gratuits à l’échelle européenne. Le poste qui fait grimper l’addition : l’excursion au canyon de Colca, autour de 50 à 80 € pour deux jours organisés.
Vaut-il mieux visiter Arequipa avant ou après Cusco ?
Notre recommandation est claire : commencez par Arequipa avant de rejoindre Cusco. Arequipa se trouve à 2 335 m d’altitude, contre 3 400 m pour Cusco. Y passer deux ou trois jours permet une acclimatation progressive qui rend le séjour à Cusco beaucoup plus agréable. Partir dans l’autre sens, c’est s’infliger le mal des montagnes inutilement. Le bus Arequipa-Cusco avec Cruz del Sur prend 9 à 10h et coûte 25 à 45 €.
Peut-on visiter Arequipa en 2 jours sans voiture ?
Oui, deux jours à Arequipa suffisent pour le centre historique sans voiture, et tout se fait à pied ou en Uber. Santa Catalina, la Plaza de Armas, l’église de la Compañía, le musée Santuarios Andinos, le marché San Camilo et le mirador de Yanahuara tiennent en deux journées bien organisées. En revanche, deux jours ne permettent pas d’ajouter le canyon de Colca. Il faut compter 3 à 4 jours au total pour combiner ville et excursion.
Faut-il réserver Santa Catalina à l’avance ou peut-on se présenter sur place ?
On peut se présenter directement à l’entrée de Santa Catalina sans réservation. Mais arriver à l’ouverture, à 9h, est fortement conseillé. Les groupes de touristes arrivent en masse à partir de 10h30, et le site (20 000 m² de ruelles et cours) perd beaucoup de son atmosphère avec la foule. Vérifiez le tarif du billet à jour directement sur place, il évolue régulièrement. L’option visite nocturne aux bougies le jeudi soir est une vraie alternative si la journée est chargée.
Quand éviter de visiter Arequipa à cause du mauvais temps ?
Janvier et février sont les mois à éviter à Arequipa si on veut des vues dégagées sur les volcans. C’est la saison des pluies dans le sud du Pérou : ciel couvert, averses régulières l’après-midi, et le canyon de Colca peut être difficile d’accès sur certains tronçons. La fenêtre idéale court de mai à novembre, avec un ciel stable et des températures agréables en journée (18 à 22°C). Juillet et août sont les mois les plus fréquentés, sans que cela justifie de les éviter.
L’altitude d’Arequipa pose-t-elle vraiment un problème pour les visiteurs ?
Arequipa à 2 335 m est rarement problématique pour des voyageurs en bonne santé. Mais ce n’est pas non plus une altitude à ignorer. Un premier jour calme, sans montée vers le Colca ni effort physique intense, suffit généralement à s’adapter. Les symptômes légers (maux de tête, fatigue) disparaissent en 24h pour la plupart des gens. Là où l’altitude devient un vrai enjeu, c’est si on enchaîne directement sur une ascension du Misti (5 822 m) ou une excursion au Colca sans acclimatation préalable.
Les sites d’Arequipa acceptent-ils les cartes bancaires ou faut-il du liquide ?
Le liquide en soles reste indispensable à Arequipa pour la grande majorité des paiements : entrées des musées, picanterías, marchés, taxis non Uber. Les distributeurs automatiques sont nombreux dans le centre historique, notamment autour de la Plaza de Armas, mais pratiquent des frais de retrait élevés (3 à 8 € par opération selon les banques). Retirez en une seule fois plutôt qu’en plusieurs petites sommes. Les hôtels et restaurants de catégorie intermédiaire acceptent généralement la carte Visa.
Carte des hôtels et logements - Pérou