×
Mot de passe oublié ?

Perception, la gigantesque oeuvre de street art au cœur du Caire

Comparez et trouvez vos activités voyage
Perception, la gigantesque oeuvre de street art au cœur du Caire

Au nez et à la barbe du gouvernement égyptien, une oeuvre de street art monumentale étalée sur 50 bâtiments est venue égayer le quotidien du « peuple des poubelles » !

Au milieu des bâtiments en briques du Caire et des piles énormes de déchets se distingue une œuvre de street art tentaculaire, qui, au premier abord, semble désordonnée et incohérente. Mais lorsque vous vous tenez debout sur la colline tout proche, vous pouvez découvrir une monumentale « calligraffie », un mélange de calligraphie arabe et de graff, comme son créateur eL Seed, un artiste franco-tunisien aime l’appeler. Le message est alors plus clair et se lit nettement comme suit: « Si quelqu’un veut voir la lumière du soleil, il faut qu’il se frotte les yeux. »

La citation d’Athanase d’Alexandrie, un évêque copte du IIIème siècle et grande figure du christianisme antique, représente l’importance de retenir son jugement des autres seulement à cause de leur situation ou apparence. eL Seed a appelé son oeuvre « Perception » pour cette raison, dans l’espoir d’inciter les gens à voir au-delà de l’apparence physique dans ce quartier de Manchiet Nasser au Caire.

El Seed, street-art, Perception, Le Caire

Avec l’autorisation d’eL Seed

L’ensemble de l’oeuvre a pris trois semaines pour être achevée, et eL Seed affirme qu’elle a été réalisée dans le plus grand secret du gouvernement égyptien en raison des lois strictes du pays interdisant l’expression artistique.

Un hommage au « peuple des poubelles »

L’oeuvre est une anamorphose recouvrant une cinquantaine d’immeubles. Comme l’explique l’artiste dans un article paru sur Le Monde, « dans mon nouveau projet, Perception, je questionne les jugements et les idées fausses que la société peut avoir, inconsciemment, sur une communauté, en se basant sur les différences. Dans le quartier de Manchiet Nasser, au Caire, la communauté copte de Zaraeeb collecte les ordures de la ville depuis des décennies et a mis au point le système de recyclage le plus efficace et le plus rentable au niveau mondial. Et pourtant, cet endroit est perçu comme sale, il est marginalisé et tenu à part. » Ici, on appelle les habitants du quartier les « zabbalines » (« ramasseurs »).

El Seed, street-art, Perception, Le Caire

Avec l’autorisation d’eL Seed

Ainsi, eL Seed rend hommage aux membres de cette communauté: « On leur a donné le nom de « Zabaleen » (« le peuple des poubelles »), mais ce n’est pas ainsi qu’ils s’appellent eux-mêmes. Ils ne vivent pas au milieu des déchets, mais vivent des déchets; et ce ne sont pas leurs déchets, mais ceux de la ville tout entière. Ce sont eux qui nettoient la ville du Caire », écrit l’artiste sur son compte Facebook.

El Seed, street-art, Perception, Le Caire

Avec l’autorisation d’eL Seed

El Seed, street-art, Perception, Le Caire

Avec l’autorisation d’eL Seed

El Seed, street-art, Perception, Le Caire

Avec l’autorisation d’eL Seed

El Seed, street-art, Perception, Le Caire

Avec l’autorisation d’eL Seed

El Seed, street-art, Perception, Le Caire

Avec l’autorisation d’eL Seed

El Seed, street-art, Perception, Le Caire

Avec l’autorisation d’eL Seed

El Seed, sEl Seed, street-art, Perception, Le Caire

Avec l’autorisation d’eL Seed

Et voici « Perception » de nuit :

El Seed, street-art, Perception, Le Caire de nuit

Avec l’autorisation d’eL Seed

A voir aussi dans la rubrique Le Caire
A voir aussi dans la rubrique Photos
Répondre

Laisser un commentaire