10 anecdotes à connaître sur le Musée du Louvre

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Au cœur de Paris, le Louvre est le musée le plus visité au monde : 9 millions de visiteurs par an, 35 000 œuvres exposées, 60 000 m² de galeries. La plupart des gens en repartent avec une photo floue de la Joconde et l’impression d’avoir tout raté. Voici 10 anecdotes sur le musée du Louvre pour envisager la visite de ce trésor autrement.

À l’origine, une forteresse militaire

Avant d’être un palais ou un musée, le Louvre est avant tout un ouvrage défensif. Philippe Auguste le fait construire vers 1190 pour protéger Paris d’une attaque anglaise remontant la Seine depuis Rouen. Pas de fresques, pas de dorures : des douves, des tours, des murailles. La résidence royale ne viendra qu’à la fin du XIVe siècle, sous Charles V.

Ce que peu de visiteurs savent, c’est que ces fondations médiévales sont encore là. Au niveau -1 de l’aile Sully, la section « Louvre médiéval » expose les vestiges du donjon et des remparts d’origine. C’est l’une des zones les moins fréquentées du musée, ce qui en fait paradoxalement l’une des plus agréables à parcourir. Pour qui s’intéresse à l’histoire du Louvre, c’est un passage obligé.

Un vol a rendu la Joconde célèbre

Louvres La Joconde

La Joconde est un portrait de la Florentine Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo

En 1911, la Joconde n’est pas l’œuvre phare du Louvre. C’est son vol par Vincenzo Peruggia, un vitrier italien ayant travaillé au musée, qui la transforme en icône mondiale. Il la cache 2 ans dans son appartement parisien avant de tenter de la revendre à un antiquaire florentin, qui le dénonce. Elle revient au Louvre début 1914.

Dans le passé, Napoléon avait déjà fait décrocher le tableau pour l’accrocher dans sa chambre aux Tuileries. La valeur qu’on lui accordait était donc réelle, bien avant le coup d’éclat de Peruggia. Le vol a simplement rendu son absence publique, et le monde s’en est souvenu. Parmi les anecdotes sur la Joconde au musée du Louvre, c’est celle qui explique le mieux pourquoi ce tableau est devenu l’œuvre la plus regardée de la planète.

La Joconde est bien plus petite qu’on ne l’imagine

La toile de la Joconde mesure 77 x 53 cm. C’est à peine plus grand qu’un format A2. La majorité des visiteurs qui font la queue pour s’en approcher repartent surpris, parfois franchement déçus. C’est un fait utile à intégrer avant d’y aller, pour ne pas arriver avec de fausses attentes.

Depuis les années 1950, une vitre pare-balles la protège, après qu’un visiteur lui a jeté une pierre. Ajoutez à ça la distance imposée par les barrières et la foule, et vous comprenez pourquoi l’expérience est souvent vécue comme décevante. La voir « en vrai » reste un moment fort, mais ce n’est pas une révélation visuelle. Venez le matin à l’ouverture si vous voulez au moins vous en approcher correctement. C’est l’un des conseils pratiques les plus utiles à connaître sur le Louvre avant de visiter le musée.

Le Louvre de Napoléon et les œuvres volées

Le Louvre

Crédit photo : Shutterstock – alice-photo

Sous Napoléon, le Louvre change de nom et de nature. Rebaptisé « Musée Napoléon », il s’enrichit de près de 5 000 œuvres saisies lors des campagnes militaires en Italie, en Égypte et dans le reste de l’Europe. Ce n’est pas de l’acquisition : c’est du butin institutionnalisé.

À la chute de l’Empire, une grande partie est restituée aux pays d’origine. Cette période explique à la fois la richesse actuelle de certains départements du musée et les lacunes d’autres. Elle nourrit aussi les débats contemporains sur la restitution des œuvres, un sujet qui ne concerne pas que les musées africains ou le British Museum. C’est l’une des anecdotes les moins mises en avant dans l’histoire officielle du musée du Louvre, et l’une des plus éclairantes.

Il faudrait 100 jours pour tout voir

Le calcul est simple : 35 000 œuvres exposées, 30 secondes par œuvre, sans pause. Résultat : environ 100 jours de visite en continu seraient nécessaires. Et ce chiffre ne tient pas compte des 500 000 pièces conservées en réserve, dont la grande majorité n’est jamais présentée au public.

C’est l’erreur classique d’une première visite au Louvre : vouloir tout faire ou tout voir en une journée. C’est la meilleure façon de s’épuiser et de repartir avec des souvenirs flous des collections. Notre recommandation : choisissez un ou deux départements thématiques, l’Égypte antique, les sculptures grecques, ou les peintures italiennes, et prenez le temps d’aller jusqu’au bout des expositions. Vous en ressortirez avec quelque chose de réel. C’est la chose la plus importante à savoir sur le Louvre avant de le visiter pour la première fois.

La Pyramide, un scandale devenu symbole

Musée du Louvre à Paris, France, vue extérieure avec des visiteurs

Shutterstock : Olha Solodenko

Quand François Mitterrand annonce le projet en 1983, la presse française parle de « crime contre Paris ». L’architecte sino-américain I.M. Pei est la cible de critiques virulentes. La Pyramide est inaugurée en 1989, et elle est aujourd’hui l’un des repères visuels les plus identifiables de Paris.

Un mythe persiste : le roman Da Vinci Code affirme qu’elle compte exactement 666 vitres. Le Louvre indique officiellement 673 plaques de verre, soit 603 losanges et 70 triangles. Si vous passez par le Carrousel du Louvre, regardez vers le haut depuis le sous-sol : la Pyramide inversée, bien moins connue, est là, suspendue au-dessus de vous. La plupart des visiteurs passent devant sans jamais lever les yeux.

Les œuvres évacuées pendant la guerre

En août 1939, avant même la déclaration de guerre, le directeur des musées nationaux Jacques Jaujard organise en secret l’évacuation de la quasi-totalité des chefs-d’œuvre du Louvre vers des châteaux de la Loire et d’autres sites en province. La Joconde, la Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace partent en camion, emballées dans des caisses.

Le Louvre reste pratiquement vide pendant toute l’Occupation. C’est l’une des opérations logistiques les plus remarquables de l’histoire de l’art, menée en quelques jours, dans la discrétion totale. Jaujard joue aussi un rôle de résistance passive face aux réquisitions allemandes, retardant les inventaires, multipliant les obstacles administratifs. Un personnage que l’histoire officielle du musée mentionne peu. Parmi les anecdotes sur le musée du Louvre liées à la Seconde Guerre mondiale, c’est sans doute la plus méconnue du grand public.

Le Palais des Tuileries, la partie manquante

Le Louvre actuel forme un U ouvert côté jardin. Ce n’était pas prévu ainsi. Le Palais des Tuileries, qui fermait l’ensemble côté ouest, est incendié en mai 1871 pendant la Commune de Paris. Les ruines sont rasées en 1882. Ce qui reste, c’est un musée dont la forme est le résultat d’une destruction, pas d’un choix architectural.

Regardez un plan aérien du Louvre : l’absence est visible. Entre les deux ailes qui s’ouvrent sur les Tuileries, il manque un bâtiment entier. Des voix s’élèvent régulièrement pour proposer une reconstruction, sans jamais aboutir. Pour l’instant, c’est un vide qui raconte autant que ce qui reste. Une anecdote insolite sur le musée du Louvre que peu de visiteurs ont en tête en se promenant dans la cour.

Des artistes logeaient dans les galeries

Sous l’Ancien Régime, le Louvre n’est pas seulement un palais ou un lieu d’exposition : c’est aussi une résidence. Des artistes, sculpteurs, orfèvres et savants protégés par le roi y vivent et travaillent dans des logements de fonction aménagés à l’intérieur même des galeries.

Le résultat est décrit par les contemporains comme un chaos pittoresque : ateliers de fortune, cuisines improvisées, entrepôts, risques d’incendie permanents. Napoléon met fin à cette pratique en rationalisant l’usage du bâtiment. Toutefois, pendant des décennies, ce qui est maintenant des salles de musée servait d’appartements, d’ateliers ou d’écuries. Une façon de se représenter l’espace autrement lors de la visite. C’est l’une des curiosités du Louvre que l’on ne trouve pas dans les brochures officielles.

Le Louvre a un jumeau aux Émirats

Le Louvre Abu Dhabi, Emirats arabes unis

Shutterstock – ViktoriyaFivko

Depuis 2017, un Louvre Abu Dhabi existe aux Émirats arabes unis. C’est le fruit d’un accord de coopération de 30 ans : la France prête son nom, son expertise et des œuvres de ses collections nationales, en échange d’un financement de plusieurs centaines de millions d’euros.

Le modèle est unique dans le monde muséal, et il divise. Dans le milieu culturel français, le débat sur la « marchandisation » du patrimoine national ne s’est jamais vraiment refermé. Est-ce une diplomatie culturelle efficace ou une forme de location de prestige ? Les deux arguments se tiennent. Ce qui est sûr, c’est que l’accord a pesé sur la façon dont d’autres institutions françaises envisagent aujourd’hui leurs partenariats internationaux.

Au musée du Louvre, chaque salle cache des anecdotes qui changent complètement le regard sur la visite. Le Louvre n’est pas un musée ordinaire : c’est une histoire à décrypter pas à pas.

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Depuis ma jeunesse, j'ai toujours été attiré par l'univers du tourisme et l'expérience de vivre à l'étranger. Alors, après avoir visité plus d'une trentaine de pays, j'ai décidé de m'installer dans un village au Sénégal en 2019 où j'ai la chance de vivre de ma passion pour les voyages.

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