Que rapporter de Dubaï : notre guide des souvenirs utiles et typiques
Dubaï abrite plus de 70 centres commerciaux, mais les meilleurs achats ne s’y trouvent pas forcément. Entre les dattes fourrées à 150 AED le coffret et les contrefaçons de souk qui finissent saisies à la douane de Roissy, il y a des choix à faire. Ce guide couvre les souvenirs typiques de Dubaï qui valent vraiment le coup, de la gourmandise au bijou en passant par les parfums et les objets déco, avec pour chaque catégorie où acheter, combien prévoir et ce qu’il faut éviter.
Les dattes, valeur sûre à tous les budgets

Crédit photo : Flickr – kimcyoungjohn
Aux Émirats, les dattes ne sont pas un souvenir pour touristes. Elles sont servies à chaque accueil, offertes à chaque occasion et consommées au quotidien. Ces fruits font partie des souvenirs alimentaires les plus ancrés culturellement à Dubaï, et celui qui plaît le plus au retour. Pour un budget serré, les dattes en vrac au Souk des Épices de Deira ou chez Carrefour démarrent à quelques dirhams le kilo. Pour offrir, laissez-vous tenter par les coffrets Bateel, avec dattes fourrées aux amandes, pistaches ou zeste d’orange. Ils oscillent entre 80 et 200 AED selon la taille, avec un packaging soigné qui fait son effet.
Les dattes emballées passent sans aucun problème en bagage cabine. Préférez les acheter vers la fin du séjour. C’est mieux que de les trimballer toute une semaine dans une valise en pleine chaleur. Bateel dispose de boutiques dans la plupart des grands malls. Mais les dattes de souk sont tout aussi bonnes, juste moins photogéniques. Si vous voulez aller plus loin que « des dattes », précisez la variété. Les Medjool sont charnues et sucrées. Les Kholas sont plus fondantes et caramélisées. Quant aux Ajwa, elles sont plus petites et légèrement amères.
Le chocolat de Dubaï, la tendance qui dure

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Le « Dubai Chocolate » est né localement avant de devenir un phénomène mondial. Il s’agit d’une tablette fourrée de knafeh (vermicelles de blé grillés) et de pistache, enrobée de chocolat. La marque à l’origine du concept est FIX Chocolatier. C’est de loin la version la plus aboutie, avec une texture et un équilibre sucré-salé que les copies bon marché n’atteignent pas. Comptez 50 à 100 AED pour un coffret. Attention cependant : FIX fonctionne uniquement en commandes en ligne et en livraison locale. Il n’existe pas de boutique physique accessible à un touriste de passage.
En pratique, les imitations disponibles dans les malls et à l’aéroport sont ce que vous trouverez réellement sur place. Les prix sont variables et la qualité demeure inégale. Le problème majeur est simple : ce chocolat fond à une vitesse alarmante dès que les températures dépassent 35°C, ce qui est le cas la majeure partie de l’année à Dubaï. Achetez-le le jour du départ, idéalement à l’aéroport ou juste avant. Et placez-le en bagage cabine avec un sac isotherme si possible.
Alternative originale à considérer : le chocolat au lait de chamelle d’Al Nassma. Présenté dans un packaging en forme de chameau, son goût est plus crémeux et légèrement salé. C’est moins tendance mais franchement plus intéressant à offrir. De plus, il s’avère plus authentiquement émirati que le chocolat pistache-knafeh dont la créatrice est d’origine étrangère.
Parfums orientaux et oud

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L’oud, résine extraite du bois d’agar, est au centre de la culture olfactive émiratie. Ce n’est pas un parfum comme les autres. La profondeur et la persistance n’ont rien à voir avec les eaux de toilette occidentales. Vous le trouverez sous trois formes principales : les attars (huiles parfumées sans alcool, à appliquer directement sur la peau), le bakhoor (copeaux de bois imprégnés à brûler dans une mabkhara), et les encens en bâtonnets. Ajmal, Arabian Oud et Swiss Arabian sont les marques les plus connues. Elles sont présentes dans les souks de Deira (où les prix sont négociables) et dans les malls (prix fixes, gamme plus large et cohérente).
Sachez que les petits botteurs de Deira composent des attars sur mesure selon vos préférences, à 30-40 AED le flacon. C’est une expérience d’achat qu’aucun mall ne reproduit. Ce cadeau s’adresse autant pour les hommes que pour les femmes et sort vraiment du registre des souvenirs standards de Dubaï. Attention à bien emballer les flacons d’huile pour la soute. Une fuite dans une valise, c’est un désastre olfactif pour tout le reste des affaires. Pour les huiles parfumées en quantité supérieure à 100 ml, elles passent en soute uniquement.
L’or, si vous savez ce que vous faites

Crédit photo : Flickr – Elroy Serrao
Le Gold Souk de Deira regroupe plus de 300 boutiques sur quelques rues. Vous passerez devant des vitrines chargées d’or en 18, 22 et 24 carats. Les prix sont basés sur le cours mondial affiché chaque matin. La seule vraie marge du vendeur est la « making charge », le coût de fabrication, qui est négociable. C’est l’un des rares endroits au monde où acheter de l’or au juste prix est réellement possible, à condition de savoir ce que vous faites.
Si vous ne vous y connaissez pas ou que vous n’avez pas 1h pour comparer plusieurs boutiques, ne vous lancez pas. Vérifiez systématiquement le marquage en carats et conservez les factures pour la douane au retour. Surtout, méfiez-vous des vendeurs trop pressants qui « font une exception » sur le prix.
À noter sur la douane française : les bijoux achetés pour usage personnel ne sont pas soumis à déclaration obligatoire. Mais la franchise douanière s’élève à 430 € pour un retour en avion. Au-delà, des droits de douane s’appliquent. Conservez vos factures pour justifier la valeur en cas de contrôle. Les bijouteries des grands malls vendent aussi de l’or, sans possibilité de négocier. Mais avec une garantie de qualité plus lisible pour un acheteur non averti.
Épices et café arabe

Crédit photo : Wikimédia – Syedphotography
Le Souk des Épices de Deira reste le point de départ le plus accessible pour cette catégorie. Toutefois, les étals s’adressent désormais largement aux touristes et les prix ont suivi. Pour des achats plus locaux, visez les épiceries iraniennes de Deira et les commerces du quartier d’Al Fahidi. Le safran mérite à lui seul l’attention. Comptez entre 30 et 60 AED le gramme selon la qualité et la quantité achetée. En dessous de 20 AED, méfiance totale ! Il s’agit souvent de safran coupé ou coloré artificiellement. Les emballages imitant le safran certifié iranien circulent abondamment dans ces mêmes étals. Exigez de vrais pistils, complets et uniformément colorés.
La cardamome, le sumac, le za’atar et les mélanges pour biryani sont aussi d’excellents achats à ramener de Dubaï dans sa valise. Ces produits sont légers, utiles et peu coûteux. Le café arabe (gahwa), mélangé à la cardamome et parfois au safran, se vend en sachets ou en boîtes hermétiques et voyage très bien. Pour les amateurs de déco, la dallah, cafetière traditionnelle en métal reconnaissable à son bec courbé, fait un souvenir de cuisine concret et pas trop encombrant. Les épices conditionnées passent sans problème en bagage cabine.
Savons et cosmétiques artisanaux

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Les savons au lait de chamelle sont l’un des meilleurs petits souvenirs à rapporter de Dubaï en série. Ils coûtent entre 20 et 40 AED pièce et sont fabriqués localement. Reconnus pour leur action sur les peaux sèches, ces savons se déclinent en plusieurs parfums.
La Camel Soap Factory est la marque la plus distribuée dans les circuits touristiques. Elle est disponible dans plusieurs boutiques à Dubaï, avec un packaging propre qui convient pour offrir. C’est le souvenir pratique de Dubaï pour les collègues ou la famille : accessible, léger, facile à glisser en valise et clairement ancré dans la culture émiratie. Des coopératives plus artisanales existent. Elles moins visibles mais avec des formulations plus authentiques, notamment dans certaines boutiques du vieux Dubaï.
Dans les souks et les boutiques de cosmétiques des malls, vous trouverez aussi des huiles naturelles (argan, nigelle) et des produits à base de dattes. L’huile de nigelle (black seed oil) mérite une mention particulière. Profondément ancrée dans la culture du Golfe, elle atteint une qualité difficile à trouver en Europe, légère et peu coûteuse. Dans les étals de souk, privilégiez les enseignes qui affichent clairement la composition. Pour cette catégorie, les malls offrent davantage de lisibilité que le souk.
Objets déco et artisanat

Crédit photo : Flickr – Gal
Trois objets valent vraiment le coup parmi les souvenirs originaux de Dubaï dans cette catégorie. Il y a les finjan (tasses à café arabes sans anse, en céramique ou métal). Mais aussi les mabkhara (brûleurs d’encens en métal ciselé, à poser chez soi avec du bakhoor) et les lanternes orientales en métal découpé qui diffusent une lumière travaillée. Pour les prix, les souks de Deira et de Bur Dubai restent 30 à 50 % moins chers que le Souk Madinat Jumeirah. Ce dernier propose une ambiance agréable mais clairement calibrée pour les touristes. Le Madinat vaut la promenade, pas forcément l’achat.
Vous cherchez des souvenirs de Dubaï avec une vraie identité graphique ? Gallery One dans les malls propose des affiches et objets design inspirés de Dubaï, sans tomber dans le registre camelote. Pour des créations locales ou régionales plus singulières, dirigez-vous vers les boutiques indépendantes du quartier d’Alserkal Avenue. Elles offrent un ancrage bien plus authentique que les adresses branchées de Jumeirah, majoritairement fréquentées par des expatriés aisés et peu représentatives de la création émiratie. Gardez en tête que les lanternes en métal et les brûleurs d’encens sont fragiles et relativement lourds. Prévoyez de l’emballage sérieux pour les protéger en soute.
Souvenirs pour les enfants

Crédit photo : Flickr – Gary Denham
Le Monopoly Dubai (édition spéciale avec les lieux emblématiques de la ville) fonctionne très bien comme cadeau original pour les enfants. Le set LEGO Burj Khalifa est souvent meilleur marché en ligne avant le départ qu’en boutique à Dubaï. Vérifiez les prix avant de vous précipiter au Dubai Mall. Les peluches chameau sont disponibles dans toutes les boutiques de souvenirs, à des prix qui varient entre 15 et 80 AED selon la taille et la qualité. Allez vers les formats moyens, les grands sont encombrants et les petits souvent fragiles.
Vous voulez quelque chose de vraiment différent à rapporter de Dubaï pour un enfant ? La boutique du Museum of the Future propose des souvenirs à l’esthétique futuriste, cohérents avec la visite. Les prix y sont élevés et la sélection reste celle d’une boutique de musée standard. Mais l’identité visuelle est nettement plus originale que les t-shirts et casquettes « Dubai » qu’on trouve partout. Ces derniers restent disponibles dans tous les malls et à l’aéroport. Mais franchement, ils n’ont aucun intérêt particulier.
Où acheter des souvenirs à Dubaï, selon ce que vous cherchez

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Les souks de Deira (Gold Souk, Spice Souk, Textile Souk) offrent les meilleurs prix dans une ambiance vivante. Mais la qualité est variable selon les étals. Certains vendeurs pratiquent des prix gonflés dès qu’ils détectent un touriste non averti. Négociez, comparez, et ne sortez pas votre carte bleue au premier contact. Le Souk Madinat Jumeirah est climatisé, agréable et propose une sélection correcte d’artisanat et de déco. En revanche, les prix sont touristiques et la négociation n’est pas vraiment dans les mœurs.
Les grands malls (Dubai Mall, Mall of the Emirates) garantissent qualité et prix fixes. Ils ouvrent droit au remboursement de TVA de 5 % sur les achats supérieurs à 250 AED, via les bornes Planet à l’aéroport, à condition de conserver toutes les factures. Pour des créations à l’ancrage local plus solide, les galeries et boutiques d’Alserkal Avenue valent le détour. L’aéroport convient pour le chocolat de Dubaï et les parfums de dernière minute. Mais le choix est réduit et les prix souvent plus élevés qu’en ville.
Ce qu’il faut savoir avant de remplir sa valise
Côté douane française, les dattes et épices conditionnées rentrent sans problème. Pour les bijoux en or achetés à titre personnel, la franchise douanière s’élève à 430 € pour un retour en avion. Au-delà, des droits de douane s’appliquent, conservez donc toutes vos factures pour justifier la valeur déclarée. Pour l’alcool acheté à l’aéroport, respectez les règles classiques : 1 litre de spiritueux ou 2 litres de vin en franchise. Le remboursement de TVA de 5 % est récupérable à l’aéroport de Dubaï via les bornes Planet. Cela fonctionne uniquement si vous avez gardé les factures originales et que les articles partent effectivement avec vous dans les bagages.
Deux points souvent sous-estimés par ceux qui se demandent quels souvenirs rapporter de Dubaï : le poids et les contrefaçons. Les boîtes de dattes, les lanternes en métal, les bijoux en or et les brûleurs d’encens font vite exploser le quota bagage. Anticipez ou prévoyez d’éventuels frais d’excédent. Les contrefaçons de marques sont visibles dans certains souks du vieux Dubaï. Tentantes et peu chères, elles sont susceptibles d’être saisies par la douane française sans remboursement possible.
Entre les dattes Bateel à 150 AED, une version de chocolat Dubai knafeh-pistache achetée à l’aéroport et un attar d’oud du Souk de Deira, comptez plutôt 400 à 500 AED (95 à 120 €) pour rentrer avec des souvenirs vraiment représentatifs de Dubaï, sans vous ruiner.
