Sur la route de la déconnexion

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Les zones blanches disparaissent au fur et à mesure des années. Dépourvues de couverture réseau, elles ont inspiré une nouvelle tendance voyage : celle de la déconnexion. Portrait de vacances débranchées.

Le téléphone sonne, le vibreur retentit. Les notifications pleuvent, les rappels aussi. S’il suffit de verrouiller son écran pour se couper quelques peu du monde digital au profit de l’instant présent, il est souvent compliqué de s’en détacher. Aujourd’hui, les dîners entre amis perdent en conversations, tandis que les concerts se vivent à travers un écran. Nous n’éteignons presque plus notre téléphone, et le consulter dès le réveil est devenu un réflexe. Dans ce contexte, difficile de vivre pleinement l’instant, de revenir à l’essentiel du moment.

Pourtant, de plus en plus de personnes tendent à la déconnexion. Loin de ce monde qui ne dort jamais, la tendance est désormais au goût du vrai. Profitez du voyage, nous vous emmenons à la découverte d’une expérience déconnectante.

De la vie sans téléphone à la vie sans rien

L’aventure, loin du quotidien, c’est la promesse d’une expérience à part entière. Mais alors, par quoi commence le voyage ? Avant de prendre le large sans réseau, voici quelques idées d’alternatives déconnectées, histoire de se mettre dans le bain.

Doucement…

Nous voici à l’hôtel Westin Paris-Vendôme. Parfaite première pour un séjour déconnecté, l’hôtel donne le ton, dès son entrée. Ici, des coffres-forts sont à votre disposition pour déposer vos smartphones, tablettes ou tout objet susceptible de vous ramener dans le monde hyperconnecté. Une fois cet étape franchie, direction l’espace bien-être. Soins, massages et escapades en plein air sont au programme pour libérer votre esprit. Appréciez maintenant l’instant sans téléphone.

Hôtel Westin

Crédit photo : Facebook – The Westin Paris – Vendôme

Dans la même mouvance, vous pouvez vous orientez vers le Vichy Spa Hôtel Les Célestins. Cependant, vous ne serez pas seul·e·s pour combattre votre addiction aux objets connectées. Une consultation médicale et nutritionnelle vous attend dès le début de votre séjour ainsi qu’une coach psycho-comportemental. Autre aspect important : les repas personnalisés. Exit la junk food et autres empoisonnements à petit feu, place aux collations qui vous permettent de retrouver votre équilibre et votre forme.

Spa Vichy celestin

Crédit photo : Facebook – Vichy Célestins Spa Hôtel – Vichy-France

Pour aller plus loin, direction le Château de la Gravière. S’il ouvre ses portes aux personnes en quête de déconnexion, c’est vous qui serez le moteur de votre séjour. Ici, la déconnexion est vue comme une thérapie : la digital detox. L’objectif ? Vous arrivez hyper connecté·e·s, vous repartez sevré. Mais surtout, vous apprenez à profiter ! Au programme de cette retraite, la découverte de la région du Médoc. Ici, il suffit d’une dégustation de grands crus pour oublier le temps. Et comme un séjour detox doit se prolonger dans le temps, vous terminerez votre thérapie en établissant un plan d’actions. Ainsi, vous ne retomberez pas dans vos travers.

Chateau de la Gravière

Crédit photo : Facebook – Château La Gravière, Maison d’hôtes de charme avec piscine et spa – Médoc

… Mais sûrement

Si certains voient la déconnexion comme une thérapie, d’autres la considèrent comme un mode de vacances à part entière. C’est le cas du tourisme déconnecté. Plus immersif, il invite à la liberté et promet de découvrir une destination hors des sentiers battus.

S’accorder un break débranché seul, en famille ou à deux, c’est créer sa propre expérience. Du simple cadre déconnectant à la fameuse zone blanche – où dans le désert numérique personne ne vous entend crier – chacun voit midi à sa porte.

Des plateaux du Cantal en passant par un trek en Sardaigne, et jusqu’au confins de l’Inde, soyez sûrs d’une chose : la déconnexion n’a pas de frontière. Une fois sur place, il suffit de se laisser porter. On prend le temps de (re)découvrir un lieu en voyageant autrement, on ralentit le pas loin de la frénésie quotidienne.

Detox

Crédits photo : Shutterstock – Twinsterphoto / happy_contributors

Car oui, outre les écrans, déconnecter est aussi synonyme de plénitude et d’immensité. Et ça passe par toutes les envies, des rêves aux défis : un séjour à cheval loin de tout signal, quelques jours de marche à la découverte des versants secrets, un week-end en eau douce à bord d’une péniche ou une semaine de farniente dans les terres secrètes provençales… Vous vous y voyez ? Attendez, vous y êtes presque.

La preuve par l’exemple est un des meilleurs moyens de vous montrer les bienfaits d’une déconnexion. Pour cela, nous vous proposons de partir sur les traces du mimosa.

La route du mimosa : portrait d’un voyage déconnecté

Du paix des kangourous à la Riviera

Originaire du continent australien, le mimosa est ramené dans les cargaisons d’une expédition napoléonienne longue et coûteuse en homme. Sa première floraison française intervient en 1811, dans le parc de Malmaison sous le regard émerveillé de Joséphine de Beauharnais. Mais son escapade parisienne sera courte durée et c’est en Provence qu’il s’installe durablement. Alors pour en apprendre plus sur lui, direction Bormes-les-Mimosas, l’une des « capitales » du petit soleil d’hiver.

Bormes les Mimosas

Crédit photo : Shutterstock – Marina VN

Comme le mot précédent l’indique, pour profiter au mieux des couleurs chatoyantes préparez votre séjour entre janvier et mars. La légende raconte que le mimosa a gardé en mémoire sa période de floraison australienne. Au pays des kangourous, elle se déroule en septembre, soit au début du printemps. Changement d’hémisphère oblige, les dates se décalent donc de 6 mois.

Pour vous mettre en condition dès votre départ, étudiez votre parcours sur une carte Michelin. Une fois tous les changements de routes ou d’autoroutes retranscrits sur une feuille de papier, il est temps de partir.

Arrivée sur place, laissez du temps au temps et souciez-vous seulement de l’instant présent. Pourquoi ne pas retrouver l’habitat originel du mimosa ? Nul besoin d’aller en Australie, seulement se retrouver dans le centre-ville de Bormes-les-Mimosas. Un endroit magique vous y attend.

Le Parc Gonzalez, parenthèse australienne de la Méditerranée

Prenez-vous pour un explorateur napoléonien et partez à la conquête du parc Gonzalez, ancienne résidence de la peintre hispano-française Roberta Gonzalez. Seuls vos yeux seront les témoins de cette faune unique en Europe. Entre les fleurs aux formes improbables et les buissons qui se dressent vers le ciel, vous serez transporté sur un autre continent.

Contemplez un maximum les lieux pour que de nombreuses photographies mentales restent gravées dans votre esprit. Sur les hauteurs du parc, vous apercevrez la mer couleur azur. Elle sera une excellente destination pour se prélasser une fois votre escapade terminée.

Parc Gonzalez

Crédit photo : Wikipedia – Tangopaso

La Corso de Bormes-les-Mimosas

Sublime quand il pousse sur les arbres, le mimosa est magnifié quand il habille des chars. Chaque année vers fin février, Bormes-les-Mimosas organise son « corso ». Une gigantesque parade – construite autour d’un thème – dévale l’avenue principale pour émerveiller locaux comme touristes.

Trouvez le bon emplacement et faites attention au moindre détail pour savourer le spectacle qui se déroule sous vos yeux. Vous découvrez alors que la couleur jaune du mimosa se marie avec un nombre incalculable de fleurs et qu’il peut habiller le moindre bouquet. Après le passage des constructions fleuries et des performers, des brins de mimosas vous seront envoyés. Essayer d’en attraper un pour que son parfum vous embaume quelques jours.

Ce petit brin ne sera votre compagnon que quelques jours car le mimosa à la fâcheuse tendance de se faner rapidement. Alors que faire pour le garder de manière pérenne ?

La quête d’un souvenir

Pour conserver un trophée de votre aventure passée, dirigez-vous vers la pépinière Cavatore. Plus de 200 espèces de mimosa sont entreposés ! Mais comment choisir celle qui vous convient le mieux ? Chaque plant à sa couleur particulière ou des feuilles différentes mais tous sont plus belles les unes que les autres. Laissez-vous guider par les conseils des propriétaires pour trouver la variété qui survivra une fois rentrer chez vous. Mais attention, le but n’est pas de l’exposer sur Instagram, Twitter, Facebook ou autre réseau social !

Ce totem sera le symbole de votre nouvelle vie. Une vie moins réglée par les technologies et placée sous le signe de l’émerveillement continuel.

Un commentaire ? Exprimez-vous ici !

  1. merci de nous faire rêver, et merci à toutes ces personnes bénévoles qui nous permettent de voyager au pays de fleurs.
    CHANTAL

    • Aurélien Bayard

      Bonjour Chantal, merci pour votre commentaire. Nous prenons aussi beaucoup de plaisir à vous faire voyager.
      Aurélien

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