
Avec Generation Voyage, découvrez les meilleures idées d’activités et de sorties dans les Gorges du Verdon pour un week-end en famille ou en couple. Entre visites incontournables, aventures en plein air et expériences authentiques autour de ce canyon unique en France, profitez d’un voyage riche en émotions et en découvertes.
Le sentier Blanc-Martel est l’incontournable randonnée des Gorges du Verdon. Long de 15 km, il relie le Chalet de la Maline au Point Sublime en traversant des sections mythiques comme les tunnels du Baou et les escaliers vertigineux de la Brèche Imbert (252 marches exactement). Tracé dans les années 30, ce sentier porte le nom des deux explorateurs qui ont ouvert la voie dans le canyon en 1905, une aventure qu’on qualifierait aujourd’hui de folie. Prévoyez une lampe frontale pour les tunnels, au moins 2 litres d’eau par personne, et réservez une navette à l’avance pour le retour.
La randonnée dévoile une variété saisissante de paysages : gorges étroites où le soleil peine à pénétrer, plages de galets au bord du Verdon, falaises vertigineuses. Partez tôt (avant 8h en été) pour éviter la chaleur qui se concentre entre les parois, et croisez peut-être des chamois sur les hauteurs. C’est l’une des plus belles randonnées du Verdon pour comprendre l’immensité du site.
Le Point Sublime porte bien son nom. Perché à l’entrée orientale des gorges, ce belvédère offre une vue plongeante sur le couloir Samson, le passage le plus étroit du canyon où les falaises se resserrent à moins de 200 mètres. C’est ici que débute (ou s’achève) le sentier Blanc-Martel, mais le panorama mérite à lui seul le détour. Les vautours fauves planent souvent à hauteur du regard, profitant des courants ascendants.
Un sentier en corniche permet de descendre un peu dans le canyon pour saisir toute la profondeur du site. L’endroit est particulièrement magique en fin d’après-midi quand la lumière dore les parois calcaires. Tables de pique-nique et parking facilitent l’accès (payant en saison), idéal pour les familles cherchant un point de vue spectaculaire sans effort physique intense.
Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, Moustiers-Sainte-Marie se blottit contre une falaise fendue d’où jaillit une cascade. La fameuse étoile suspendue au-dessus du village par une chaîne de 227 mètres intrigue depuis le Moyen Âge – la légende raconte qu’un chevalier l’aurait accrochée en remerciement de son retour des croisades. Les ruelles pavées grimpent jusqu’à la chapelle Notre-Dame-de-Beauvoir, offrant une vue imprenable sur le lac de Sainte-Croix.
Le village est réputé pour ses faïences depuis le XVIIe siècle, un savoir-faire transmis de génération en génération que découvrent encore une dizaine d’ateliers actifs. Flânez entre les boutiques d’artisans, arrêtez-vous pour goûter le miel de lavande local ou la tarte aux myrtilles des pâtisseries. Le marché du vendredi matin vibre d’authenticité provençale, loin des clichés touristiques. Un village qui mérite bien plus qu’une halte photographique.
Castellane, ville-porte occidentale des Gorges du Verdon, se reconnaît de loin grâce à son Roc : une barre rocheuse de 184 mètres qui domine les toits. L’ascension jusqu’à la chapelle Notre-Dame-du-Roc récompense l’effort par un panorama circulaire sur les Préalpes et la vallée. Ce piton calcaire a servi de refuge aux habitants durant les invasions sarrasines au Moyen Âge, façonnant l’identité défensive de la cité.
Le vieux village, avec sa place Marcel-Sauvaire bordée de platanes centenaires et ses fontaines qui chantent, conserve son âme provençale. Le mercredi et samedi, le marché déborde de produits du terroir : fromages de chèvre, agneaux de Sisteron, truffes en saison. Castellane est aussi le point de départ privilégié pour le rafting et les activités en eau vive sur le haut Verdon, concentrant moniteurs diplômés et loueurs d’équipements.
Le lac de Sainte-Croix, immense étendue turquoise créée en 1973 par le barrage EDF qui a noyé l’ancien village de Salles, offre une navigation paisible jusqu’à l’entrée des Gorges du Verdon. En kayak ou en bateau électrique depuis Bauduen ou Les Salles, on glisse vers le pont du Galetas où le décor bascule : les falaises se dressent soudain, le canyon s’ouvre. L’eau prend des teintes d’émeraude saisissantes selon la lumière.
La navigation est limitée aux 500 premiers mètres des gorges pour préserver l’écosystème (balisage jaune visible), mais cette portion suffit à saisir la majesté du site. Louez plutôt un bateau électrique pour accéder au couloir des Cavaliers dans un silence parfait, juste troublé par le clapotis de l’eau. Partez tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la foule estivale (juillet-août peut être saturé) et profiter d’une lumière exceptionnelle.
L’Imbut est le cœur sauvage des Gorges du Verdon, accessible uniquement à pied depuis le sentier Vidal ou en randonnée aquatique depuis le Couloir Samson. Cette section où le Verdon disparaît sous un chaos rocheux impose un parcours les pieds dans l’eau, nageant dans des vasques cristallines, se faufilant entre des blocs sculptés par des millénaires d’érosion. Le passage du Styx, étroit et sombre, procure une sensation d’exploration primitive.
L’encadrement par un guide diplômé est fortement recommandé tant le parcours est engagé et la désorientation facile (les accidents arrivent chaque année). Les formes géologiques sont d’une beauté brute, les eaux d’une pureté rare. Réservez votre sortie au printemps ou en début d’automne quand le débit permet la progression – l’été, les niveaux trop bas rendent certains passages pénibles, l’hiver les crues interdisent l’accès.
Le belvédère de Rancoumas, accessible par une piste depuis La Palud-sur-Verdon, est le spot privilégié pour observer les vautours fauves réintroduits dans les années 90 après leur disparition locale. Ces géants de 2,70 mètres d’envergure planent à quelques mètres au-dessus des têtes, profitant des courants ascendants sans un battement d’aile. Le spectacle est hypnotique, surtout le matin quand ils quittent leurs dortoirs dans les falaises.
La corniche plonge sur le canyon à plus de 700 mètres de profondeur, offrant l’un des panoramas les plus vertigineux des Gorges du Verdon. Des panneaux pédagogiques expliquent le programme de réintroduction et l’écologie de ces rapaces nécrophages essentiels à l’équilibre naturel. Munissez-vous de jumelles ou d’un zoom pour saisir les détails, et restez silencieux pour ne pas perturber les oiseaux qui nichent parfois à proximité immédiate.
La route des Crêtes, au départ de La Palud-sur-Verdon, enchaîne 14 belvédères spectaculaires sur 23 kilomètres de lacets. Chaque arrêt dévoile une perspective différente sur le canyon : le belvédère de Trescaire avec sa vue plongeante à 700 mètres, celui de l’Escalès face au couloir Samson, celui de la Dent d’Aire surplombant les méandres émeraude. Cette route taillée dans la falaise dans les années 70 est l’une des plus belles routes panoramiques de France.
Roulez tranquillement (la route est étroite et sinueuse), prenez le temps d’observer les vautours qui jouent avec les courants, descendez de voiture à chaque belvédère. Certains points de vue s’avancent au-dessus du vide, procurant des sensations garanties. Le circuit en sens unique (sens horaire obligatoire en été) se parcourt aussi à vélo pour les cyclistes entraînés, offrant une expérience sportive mémorable avec des dénivelés conséquents.
Les Gorges du Verdon attirent les grimpeurs du monde entier depuis que Pierre Cornillon et son équipe ont ouvert les premières voies dans les années 60. Les secteurs de l’Escalès, de la Demande ou du Duc près de Rougon offrent des centaines de longueurs sur un calcaire gris compact et adhérent. Les voies combinent verticalité impressionnante et technicité fine, avec des vues saisissantes sur le couloir Samson qui creuse 300 mètres plus bas.
Les grimpeurs débutants peuvent s’initier sur les secteurs plus accessibles de Mainmorte ou de Guerrier avec un guide local qui connaît les lignes et les particularités du rocher. La falaise du Duc propose des grandes voies mythiques comme « Pichenibule » ou « La Demande », véritables pèlerinages pour grimpeurs confirmés. Vérifiez impérativement les conditions (certaines parois interdites en période de nidification des vautours de mars à juillet) et le vent qui peut rendre l’escalade dangereuse.
Aiguines, accroché à flanc de colline face au lac de Sainte-Croix, a longtemps vécu du tournage de boules en buis avant que le tourisme ne prenne le relais. Le château du XVIIe siècle domine les ruelles étroites où le temps semble s’être arrêté. La vue depuis la terrasse du château embrasse tout le lac et les gorges qui s’enfoncent vers l’est – un panorama particulièrement photogénique au coucher du soleil quand les montagnes virent au rose.
Trigance, quelques kilomètres plus loin, déploie ses maisons de pierre autour d’un château médiéval restauré. Le village a conservé ses fontaines anciennes, ses passages voûtés et son four communal encore utilisé pour la fête du pain en août. Ces villages incarnent l’authenticité provençale loin des flux touristiques massifs, avec leurs pâtisseries proposant la pompe à l’huile traditionnelle et leurs cafés de village où les anciens jouent à la pétanque sous les platanes.
Décoller en parapente depuis les plateaux dominant Moustiers-Sainte-Marie ou La Palud-sur-Verdon offre une perspective unique sur les Gorges du Verdon. Le vol dure généralement 20 à 30 minutes, portés par les ascendances thermiques qui montent des parois chaudes. Le contraste entre les falaises blanches, les forêts de chênes et de pins, et les eaux qui oscillent entre turquoise et jade compose un tableau aérien saisissant.
Les moniteurs locaux, qui volent ici depuis des années, maîtrisent parfaitement les courants et les zones d’atterrissage. L’activité reste accessible même aux personnes sujettes au vertige (le regard porte sur l’horizon, pas directement en contrebas) et ne demande aucune compétence particulière – le pilote gère tout. Réservez plusieurs jours à l’avance en saison et privilégiez les vols matinaux quand les conditions sont plus stables et la lumière exceptionnelle.
Le Musée de la Préhistoire de Quinson, architecture contemporaine élégante signée Norman Foster, retrace 400 000 ans de présence humaine dans le Verdon. Les gorges ont en effet abrité des chasseurs-cueilleurs dès le Paléolithique, comme en témoignent les vestiges découverts dans la grotte de la Baume Bonne toute proche. Les collections présentent outils taillés, parures, reconstitutions d’habitats avec une scénographie moderne et pédagogique.
La visite se prolonge par un sentier menant à un village préhistorique reconstitué grandeur nature au bord du Verdon (accès libre). Les animations estivales proposent des démonstrations de taille de silex ou d’allumage de feu, captivant petits et grands. Une activité culturelle bienvenue pour varier les plaisirs après les journées sportives, révélant une dimension historique insoupçonnée des gorges. Le musée jouxte le lac de Quinson, parfait pour une baignade rafraîchissante après la visite.
Le rafting sur le haut Verdon, entre Castellane et le pont de Soleil, offre des rapides techniques comme la Barre Saint-Jean qui procurent leur dose d’adrénaline tout en restant accessibles aux débutants accompagnés. Le Verdon y déploie son caractère capricieux de rivière alpine, alternant zones vives et sections plus calmes où l’on peut sauter depuis le raft ou se laisser flotter dans les eaux fraîches.
Les moniteurs diplômés basés à Castellane encadrent les descentes avec professionnalisme, équipant chacun de combinaisons néoprène, gilets et casques. L’activité se pratique idéalement de mai à septembre selon les débits (les lâchers de barrage créent des variations), et convient particulièrement aux groupes d’amis ou aux ados en quête de sensations. Prévoyez un maillot de bain qui tient bien et des chaussures fermées – les tongs finissent invariablement au fond du Verdon.
La gastronomie des Gorges du Verdon puise dans les traditions pastorales et les richesses du territoire. L’agneau de Sisteron, élevé sur les plateaux parfumés de thym et de lavande, se déguste rôti dans les auberges de villages. Les fromages de chèvre fermiers, comme le petit Rove ou le banon enveloppé de feuilles de châtaignier, accompagnent parfaitement le pain de campagne cuit au feu de bois.
Le miel de lavande récolté sur le plateau de Valensole voisin, la truffe noire récoltée en hiver dans les chênaies, l’huile d’olive des moulins centenaires composent une palette de saveurs authentiques. Les marchés de Castellane, Moustiers ou Riez regorgent de ces produits que les producteurs vendent eux-mêmes, perpétuant un lien direct entre la terre et l’assiette. Ne repartez pas sans avoir goûté la daube provençale mijotée au vin rouge ou la tarte à la brousse, dessert onctueux qui clôture les repas de fête.