Notre sélection d'activités authentiques sur Siquijor
Nager dans les bassins turquoise de Cambugahay
Les cascades de Cambugahay comptent parmi les plus beaux trésors naturels de
Siquijor. Vous descendez un long escalier qui serpente à travers la jungle avant d'atteindre une succession de bassins d'eau douce turquoise, parfaits pour la baignade. L'eau y coule toute l'année depuis les hauteurs boisées de l'île, maintenant une fraîcheur et une clarté remarquables. Les lianes tendues au-dessus des bassins permettent de se lancer dans l'eau comme Tarzan, un petit rituel que même les Philippins adorent répéter.
L'endroit devient rapidement fréquenté dès 10h avec l'arrivée des excursions organisées depuis les resorts (privilégiez une arrivée avant 9h pour profiter du calme matinal). Les locaux viennent souvent y pique-niquer le week-end, transformant les berges en petites scènes familiales pleines de vie. Vous trouverez quelques vendeurs de buko juice et snacks à l'entrée, parfait pour reprendre des forces après la remontée des marches.
Le patrimoine colonial espagnol à Lazi
Le village de Lazi, sur la côte sud de Siquijor, abrite deux monuments historiques absolument remarquables. L'église San Isidro Labrador, construite en 1884, possède la plus grande superficie au sol de toutes les églises des Visayas, avec ses murs massifs en corail et sa charpente d'origine qui résiste encore aux typhons. Juste à côté, le couvent franciscain du 19ème siècle a été magnifiquement restauré et transformé en petit musée où vous découvrirez des vestiges de l'époque coloniale espagnole et des photos anciennes de l'île.
Ce qui frappe à Lazi, c'est cette atmosphère hors du temps, presque mélancolique, où les poules picorent sur la place de l'église et où les femmes vendent leurs tortas maison sous les arcades du couvent. Les messes du dimanche matin y sont encore célébrées en cebuano avec des cantiques harmonisés par les paroissiens, une expérience culturelle touchante si vous êtes de passage (tenue respectueuse demandée).
Plonger depuis les falaises de Salagdoong Beach
Salagdoong Beach est l'un des sites les plus photogéniques de Siquijor avec ses falaises calcaires qui plongent directement dans une eau d'un bleu électrique. Deux plongeoirs ont été installés à cinq et huit mètres de hauteur, attirant les amateurs de sensations fortes qui se lancent sous les encouragements des spectateurs. En contrebas, une belle plage de sable blanc s'étire le long d'un récif corallien accessible en palmes-masque-tuba, où vous croiserez bancs de poissons-demoiselles et parfois des tortues vertes.
Le site appartient au gouvernement local qui a aménagé des tables de pique-nique et des cottages sous les palmiers (entrée payante mais modique, incluant l'accès aux infrastructures). La baignade y est particulièrement agréable en début d'après-midi quand le soleil illumine le fond marin. Attention toutefois aux jours de forte houle où les rochers deviennent glissants et les sauts depuis les plongeoirs sont déconseillés.
L'arbre centenaire et son bassin naturel à Balete Tree
Le Balete Tree, aussi appelé Enchanted Tree, est un ficus géant vieux de plusieurs siècles dont les racines aériennes forment une architecture organique spectaculaire. Selon la tradition locale, l'arbre serait habité par des esprits de la nature, et les anciens y déposent encore parfois des offrandes de nourriture ou de fleurs. À ses pieds, une source naturelle a été aménagée en bassin où des centaines de petits poissons docteurs (Garra rufa) viennent grignoter les peaux mortes de vos pieds et jambes dès que vous vous immergez.
Cette activité insolite, entre soin naturel et expérience culturelle, attire autant les touristes que les Philippins en balade familiale du dimanche. Le site a été joliment aménagé avec un petit café et des bancs à l'ombre, rendant la halte très agréable après une matinée de route autour de l'île. Le bassin n'est pas très profond (vous restez assis sur le bord ou debout dans l'eau jusqu'aux genoux), ce qui le rend accessible même aux enfants.
Explorer les entrailles de Cantabon Cave
Cantabon Cave compte parmi les systèmes souterrains les plus spectaculaires de Siquijor, avec ses galeries qui s'enfoncent sur plusieurs centaines de mètres sous la terre. L'exploration se fait obligatoirement avec un guide local formé par la communauté de Cantabon, qui vous équipe d'un casque et d'une lampe frontale avant de vous emmener découvrir stalactites, stalagmites et formations rocheuses aux noms évocateurs. Certaines sections nécessitent de ramper ou de se faufiler entre les rochers, ajoutant une vraie dimension aventure à l'expérience.
Les habitants du barangay gèrent eux-mêmes le site et reversent les bénéfices des visites au développement local, une initiative de tourisme communautaire exemplaire. Pendant la saison des pluies, certaines parties de la grotte peuvent être fermées pour des raisons de sécurité (l'eau monte rapidement dans les galeries basses). Prévoyez des vêtements qui peuvent se salir et de bonnes chaussures fermées, car le sol est parfois boueux et glissant.
La plongée bouteille au mythique Paliton Wall
Paliton Wall est le site de plongée emblématique de Siquijor, une paroi sous-marine verticale qui descend jusqu'à trente mètres de profondeur. Le tombant est couvert de coraux mous et de gorgones géantes qui ondulent dans le courant, tandis que poissons-chirurgiens, poissons-perroquets et parfois des tortues imbriquées évoluent tranquillement le long de la paroi. Les jeux de lumière à travers les anfractuosités du récif créent une atmosphère presque cathédrale, particulièrement magique lors des plongées matinales.
Les centres de plongée de San Juan organisent des sorties quotidiennes adaptées à tous les niveaux, du baptême au plongeur confirmé. Le site bénéficie d'une bonne protection par la communauté locale, consciente de son importance pour l'économie touristique de l'île. Si vous plongez tôt, vous aurez peut-être la chance de croiser une tortue endormie dans une cavité du mur, spectacle rare et émouvant qui justifie à lui seul le réveil aux aurores.
Rencontrer un guérisseur traditionnel dans les villages
Siquijor porte depuis des siècles une réputation mystique liée à ses mananambal, ces guérisseurs qui perpétuent des savoirs ancestraux mêlant herboristerie, massages et rituels spirituels. Contrairement aux préjugés tenaces qui associaient autrefois l'île à la sorcellerie noire, ces praticiens se consacrent exclusivement à la guérison et à la protection. Dans des villages comme San Antonio ou Cang-alwang, certains healers acceptent de recevoir les visiteurs pour des consultations où ils utilisent des méthodes traditionnelles comme le bolo-bolo (lecture dans l'eau et la pierre) ou des cataplasmes d'herbes récoltées lors des rituels du Vendredi Saint.
Cette expérience culturelle unique demande respect et humilité : les guérisseurs ne sont pas des attractions touristiques mais des figures respectées de leurs communautés. Demandez toujours à votre hébergement de vous recommander un praticien sérieux et ne prenez jamais de photos sans autorisation explicite. Certains ne parlent que le cebuano, rendant parfois nécessaire la présence d'un traducteur. L'approche doit rester sincère, même si vous venez par simple curiosité culturelle.
Le tour complet de l'île en scooter
Louer un scooter à San Juan ou Larena reste la meilleure façon d'explorer Siquijor à votre rythme. La route côtière principale, longue d'environ 72 kilomètres, fait le tour complet de l'île et peut se parcourir en trois heures sans arrêt, mais vous aurez envie de vous arrêter constamment : une église coloniale par-ci, un marché local par-là, une plage déserte qui vous fait de l'œil. Vous traversez des villages aux noms poétiques comme Maria, Enrique Villanueva ou Larena, où le temps semble s'être arrêté quelque part dans les années soixante-dix.
La route est globalement en bon état, mais certaines portions ombragées restent humides et glissantes même par temps sec (prudence dans les virages). Portez toujours un casque, les contrôles de police sont fréquents et les amendes dissuasives. Faites le plein à San Juan avant de partir, les stations-service se font rares ailleurs. Ce road-trip révèle la vraie douceur de vivre de Siquijor, loin des clichés mystiques : des enfants qui vous saluent depuis les cours d'école, des vendeuses de mangues fraîches au bord de la route, des pêcheurs qui raccommodent leurs filets devant des maisons sur pilotis.
La source limpide de Capilay Spring Park à Lazi
À quelques minutes de marche de l'église de Lazi, le Capilay Spring Park est un petit coin de paradis ombragé où une source naturelle alimente un bassin d'eau cristalline. Le parc a été aménagé avec goût par la municipalité, créant un espace verdoyant idéal pour une pause fraîcheur après la visite des monuments historiques. L'eau y est étonnamment froide, jaillissant directement d'une faille dans la roche calcaire, et les locaux viennent y remplir leurs bidons pour la boire (elle est réputée très pure).
Des poissons multicolores évoluent dans le bassin principal, créant un petit aquarium naturel où la baignade est autorisée mais où il est demandé de ne pas utiliser de crème solaire (pour préserver la qualité de l'eau). Le site reste peu fréquenté comparé aux cascades plus célèbres de l'île, ce qui en fait une halte paisible et authentique. Quelques tables de pique-nique sous les arbres géants invitent à prolonger la visite, et le droit d'entrée symbolique contribue à l'entretien du parc.
Déguster les spécialités sucrées de Siquijor
Les pâtisseries traditionnelles font partie intégrante du patrimoine culinaire de Siquijor. La torta de Lazi, petite brioche moelleuse préparée selon une recette transmise depuis l'époque espagnole, se vend dans plusieurs boulangeries familiales du village où vous pouvez observer la fabrication artisanale dans des fours à bois centenaires. Les barquillos, gaufrettes roulées craquantes fourrées de noix de coco et de sucre, sont une autre spécialité locale que vous trouverez dans les marchés ou directement chez les productrices qui les fabriquent à la main.
Le miel de Siquijor mérite également le détour : les apiculteurs de l'île produisent un miel ambré au goût profond, récolté dans des ruches installées dans les forêts intérieures (certains praticiens traditionnels l'utilisent dans leurs préparations médicinales). Ne manquez pas non-plus le moron, ce riz gluant au chocolat enveloppé dans des feuilles de bananier, parfait pour un en-cas énergétique lors de vos explorations. Ces douceurs se trouvent facilement dans les carinderias de San Juan ou au marché de Larena le matin.
Observer les étoiles depuis les plages désertes de la côte ouest
Siquijor bénéficie d'une pollution lumineuse quasi inexistante, transformant ses plages en observatoires naturels spectaculaires à la nuit tombée. La côte ouest, notamment entre San Juan et Paliton, offre des rivages tranquilles où vous pouvez vous allonger sur le sable encore tiède et contempler la Voie lactée se déployer au-dessus de l'océan. Les constellations tropicales brillent avec une intensité rarement observable sous nos latitudes, et les étoiles filantes sont fréquentes, particulièrement pendant les pluies météoritiques d'août.
Les nuits sans lune offrent les meilleures conditions d'observation, quand le ciel devient véritablement noir d'encre et que chaque étoile semble à portée de main. Certains resorts de la côte organisent parfois des soirées observation avec un guide qui partage les légendes philippines associées aux constellations, mêlant astronomie et mythologie locale. Apportez une serviette ou un sarong pour vous installer confortablement, et peut-être une petite lampe frontale pour le retour (en veillant à ne pas éblouir les autres observateurs).