Notre sélection d'activités uniques à vivre à Palawan
Explorer les lagons cachés d'El Nido en bateau
Partir en bateau depuis Corong-Corong vous mène vers les Small et Big Lagoons, deux merveilles naturelles encaissées entre des falaises karstiques qui émergent de la baie de Bacuit. L'eau turquoise reflète les parois calcaires sculptées depuis des millions d'années, créant des passages secrets accessibles uniquement en kayak ou en nageant. Les circuits A et B restent les plus complets pour découvrir ces lagons, même si la fréquentation a explosé ces dernières années (arrivez avant 8h pour éviter la flottille de bateaux qui débarque vers 10h).
La biodiversité marine reste exceptionnelle malgré le tourisme : murènes, poissons-anges et bénitiers géants peuplent encore les récifs autour de Miniloc et Simizu Island. Les bancas traditionnelles en bois vous déposent aux meilleurs spots de snorkeling où la visibilité dépasse souvent 15 mètres. Cette immersion dans l'archipel de Bacuit demeure l'une des activités emblématiques à Palawan, à condition de choisir un opérateur respectueux des zones de mouillage pour préserver les coraux.
Kayak dans le majestueux Big Lagoon d'El Nido
Le Big Lagoon se dévoile lentement depuis votre kayak, pagayant sur une eau si transparente que vous distinguez chaque détail du fond à plusieurs mètres sous la coque. Les falaises karstiques se referment progressivement autour de vous, créant un canyon aquatique où le silence amplifie chaque coup de pagaie. Les Tagbanua, peuple autochtone qui gère cette zone ancestrale, ont négocié un accès limité aux bateaux à moteur pour préserver la tranquillité du lieu.
Partez à marée haute (vérifiez les horaires à votre hôtel) pour naviguer jusqu'au fond du lagon sans racler les hauts-fonds coralliens. L'après-midi, la lumière traverse l'eau et illumine les parois calcaires d'un vert émeraude saisissant. Protégez vos affaires dans un sac étanche car les kayaks prennent parfois l'eau lors des manœuvres serrées entre les rochers. Cette activité nautique incarne l'essence même des paysages de Palawan, loin du bruit des moteurs.
Plonger parmi les épaves japonaises de Coron Bay
Coron Bay abrite une douzaine d'épaves japonaises coulées le 24 septembre 1944 lors d'un raid aérien américain qui décima la flotte d'approvisionnement impériale. Les cargos Okikawa Maru, Irako et Akitsushima reposent entre 10 et 40 mètres de profondeur, leurs structures métalliques désormais tapissées de coraux mous violets et d'éponges tubulaires. Vous traversez les coursives envahies par la vie marine, croisant bancs de carangues, murènes géantes et parfois des tortues imbriquées qui ont élu domicile dans ces géants endormis.
Les clubs de plongée locaux briefent sérieusement sur l'histoire et la sécurité avant chaque sortie, car certaines épaves présentent des passages étroits réservés aux plongeurs avancés. L'eau oscille entre 27 et 29°C toute l'année, avec une visibilité optimale de novembre à mai. Ces sites classent Coron parmi les meilleures destinations mondiales de plongée sur épaves, offrant une activité sous-marine à Palawan chargée d'histoire et de découvertes marines exceptionnelles.
Se baigner dans les eaux translucides de Kayangan Lake
Kayangan Lake se mérite après une ascension de 150 marches taillées dans la falaise, dévoilant au sommet le panorama le plus photographié de Coron : la baie découpée en fjords karstiques d'un bleu profond. Redescendant de l'autre côté, vous atteignez ce lac où eau douce et eau salée se mélangent selon les courants souterrains, créant une thermocline étrange qui brouille la vision à mi-profondeur. Les Tagbanua considèrent ce lieu comme sacré et en contrôlent l'accès depuis des générations.
La température fraîche surprend au premier plongeon, contrastant avec la chaleur extérieure tropicale. Nagez vers les formations rocheuses du fond où poissons d'eau douce et espèces marines cohabitent dans cet écosystème unique. Le matin avant 9h, vous aurez le lac presque pour vous seuls, avant que les tour boats ne déversent leurs groupes. Cette expérience aquatique singulière représente l'une des activités incontournables à Coron, mêlant beauté naturelle et dimension spirituelle.
La rivière souterraine du parc de Puerto Princesa
Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999, la
rivière souterraine de Puerto Princesa serpente sur 8,2 kilomètres sous la montagne karstique, dont 4,3 km navigables pour les scientifiques. Les visiteurs découvrent 1,5 km en pirogue à moteur électrique silencieux, glissant sous des voûtes cathédrales où stalactites et stalagmites millénaires dessinent des formes que les guides nomment avec humour : la Sainte Famille, le légume, la cascade pétrifiée. Roussettes et salanganes nichent dans les hauteurs obscures, leurs cris résonnant dans l'humidité constante.
Le système hydrologique connecte directement la rivière souterraine à la mer, créant une influence tidale jusque dans les profondeurs de la grotte. Cette merveille géologique s'inscrit dans un parc de 22 000 hectares protégeant aussi la forêt primaire en surface, habitat du pangolin de Palawan et du chevrotain souris. Réservez votre permis 48h à l'avance auprès du bureau du tourisme de Puerto Princesa, car les quotas journaliers limitent volontairement l'impact touristique sur ce sanctuaire naturel et culturel.
Découvrir l'authenticité préservée de Port Barton
Port Barton reste ce qu'El Nido était il y a vingt ans : un village de pêcheurs endormi le long d'une baie peu profonde, avec quelques resorts discrets et une ambiance décontractée qui séduit immédiatement. Les bangkas partent chaque matin vers German Island, Exotic Island et Paradise Island, trois joyaux où vous snorkelez dans des jardins coralliens encore intacts, loin des foules d'El Nido. Les familles locales gèrent elles-mêmes ces excursions, servant du poisson grillé fraîchement pêché sur les plages désertes.
La nuit, plusieurs opérateurs proposent des sorties pour nager avec le plancton bioluminescent, phénomène magique où chaque mouvement de votre corps illumine l'eau de milliers d'étincelles bleues phosphorescentes (choisissez les nuits sans lune entre décembre et mai pour une intensité maximale). Cette côte ouest tranquille offre des activités nature à Palawan dans un cadre authentique et solidaire, où le tourisme reste à taille humaine et profite directement aux communautés de pêcheurs.
Randonner dans les mangroves de Sabang en kayak
Les mangroves de Sabang forment un labyrinthe aquatique de canaux naturels où les palétuviers plongent leurs racines échasses dans l'eau saumâtre. Pagayant silencieusement, vous observez les crabes violonistes agitant leur pince surdimensionnée, les martins-pêcheurs fondant sur les alevins et parfois un serpent aquatique ondulant entre les branches. Les guides locaux, souvent issus des familles qui vivent de la pêche artisanale, expliquent comment ces forêts amphibies protègent les côtes des typhons et servent de nurserie pour 80% des espèces de poissons commerciales.
Cette balade écologique dure environ deux heures, traversant différents types de mangroves selon la salinité et l'exposition. Apportez un répulsif anti-moustiques et gardez vos appareils dans une housse étanche, car l'humidité ambiante est permanente. Sabang se trouve à 80 kilomètres au nord de Puerto Princesa, souvent combiné avec la visite de la rivière souterraine dans la même journée. Cette activité d'écotourisme à Palawan sensibilise concrètement à l'importance des écosystèmes côtiers et à leur préservation.
S'évader sur les plages immaculées de Nacpan et Calitang
Nacpan Beach déroule quatre kilomètres de sable blond ponctué de cocotiers, bordée par une mer translucide où vous marchez loin avant d'avoir de l'eau jusqu'à la taille. Accessible en 45 minutes de tricycle ou scooter depuis El Nido, cette langue de sable reste étonnamment peu fréquentée en semaine, avec seulement quelques paillotes servant des pancit palabok et du calamansi juice frais. À l'extrémité nord, un sentier rocheux traverse vers Calitang Beach, encore plus sauvage et souvent totalement déserte.
Les locaux viennent pique-niquer le week-end sous les cocotiers, partageant volontiers leur espace et parfois leur repas si vous engagez la conversation en tagalog basique. La baignade y est sûre toute l'année, sans courant dangereux ni méduses. Cette parenthèse tranquille constitue l'une des plus belles plages de Palawan pour ceux qui fuient l'agitation de Corong-Corong Beach et cherchent l'ambiance contemplative des côtes préservées.
Explorer l'archipel sauvage de Balabac
Balabac représente la dernière frontière sauvage de Palawan, un archipel d'une trentaine d'îles éparpillées à l'extrême sud, à mi-chemin de Bornéo. Onuk Island et Candaraman Island émergent comme des cathédrales de calcaire blanc plantées dans une mer d'un bleu électrique, leurs plages de sable poudreux absolument vierges de toute construction. Les eaux de Balabac comptent parmi les plus poissonneuses des Philippines, avec dugongs encore observés régulièrement près des herbiers et tortues vertes nichant sur les plages isolées.
L'accès reste compliqué : dix heures de van depuis Puerto Princesa jusqu'à Balabac Town, puis bangka privée négociée avec les pêcheurs locaux pour un island hopping de plusieurs jours. Aucun resort luxueux, seulement des homestays rudimentaires chez l'habitant et des campements sur les îles désertes. Cette aventure hors des sentiers battus s'adresse aux voyageurs autonomes cherchant des activités d'exploration à Palawan dans leur version la plus authentique et immersive, loin du tourisme organisé.
Visiter le fort espagnol et les lagons secrets de Taytay
Taytay fut la capitale de Palawan sous domination espagnole de 1622 à 1873, dont témoigne encore le Fort Santa Isabel dressé face à la baie. Ses murailles de corail et de pierre volcaniques abritaient la garnison qui contrôlait le commerce entre Manille et les Moluques, protégeant les galions des raids des pirates Moro. Aujourd'hui restauré, le fort offre un panorama sur les îlots calcaires dispersés dans la baie, bien moins fréquentés que ceux d'El Nido situés 80 kilomètres plus au nord.
Les pêcheurs de Taytay organisent des excursions vers Flower Island et Dibotunay Island, lagons cachés accessibles par des ouvertures étroites dans les falaises. Ces sites préservés concentrent une biodiversité exceptionnelle, avec des formations coralliennes intactes et une eau d'une clarté absolue. Le bourg de Taytay conserve son rythme provincial tranquille, ses marchés colorés débordant de fruits de mer fraîchement pêchés et de noix de cajou grillées, spécialité régionale. Cette étape culturelle et naturelle révèle un Palawan historique et authentique.
Se ressourcer sur les 14 kilomètres de Long Beach à San Vicente
San Vicente possède la plus longue plage des Philippines : 14 kilomètres ininterrompus de sable blanc ourlant une côte encore largement vierge de développement touristique. L'aéroport inauguré en 2016 devait transformer la zone en nouveau pôle balnéaire, mais les projets restent au point mort et Long Beach demeure étonnamment paisible. Vous marchez des heures sans croiser personne, juste les buffles d'eau des fermiers locaux se rafraîchissant dans les vagues et quelques pêcheurs relevant leurs filets.
Les couchers de soleil y sont spectaculaires, embrasant toute la longueur de la baie dans des dégradés orange et pourpre. Quelques resorts écologiques discrets s'éparpillent le long de la côte, majoritairement tenus par des familles du coin qui proposent aussi des excursions en bangka vers les îles environnantes. Cette parenthèse balnéaire à Palawan convient parfaitement pour décompresser plusieurs jours entre deux étapes plus intenses, profitant d'une plage monumentale dans une tranquillité absolue.
Surfer les vagues sauvages de Duli Beach
Duli Beach attire les surfeurs avertis avec ses beach breaks puissants dévalant sur une plage encaissée entre deux promontoires rocheux. Les vagues y sont consistantes de novembre à mars, période où les swells du nord-est apportent des séries régulières de 1 à 2 mètres, parfois plus lors des tempêtes lointaines. L'ambiance reste rustique avec seulement deux surf camps basiques proposant location de planches et bungalows spartans, sans électricité après 22h.
Les locaux du village voisin de New Ibajay viennent observer les surfeurs depuis la plage, intrigués par ce sport encore marginal aux Philippines. L'après-midi, le vent onshore déstructure les vagues mais le cadre reste magnifique, avec la jungle primaire plongeant directement sur le sable blond. Cette activité sportive à Palawan s'inscrit dans un décor brut et sauvage, loin des spots surfés d'Asie du Sud-Est, offrant une expérience authentique pour ceux qui cherchent les vagues hors des radars.
Plonger dans les eaux cristallines de Linapacan
Linapacan Islands possède scientifiquement les eaux les plus claires au monde selon une étude océanographique de 2016, avec une visibilité atteignant 46 mètres dans des conditions optimales. Cet archipel isolé entre Coron et El Nido reste difficile d'accès, nécessitant bangka privée depuis Taytay ou une combinaison de transports terrestres et maritimes épuisante. Les récifs coralliens y explosent de vie, avec des tombants vertigineux colonisés par des gorgones géantes et des éponges barils.
Les habitants Cuyonon vivent principalement de la pêche et de la culture des algues, accueillant les rares visiteurs dans des homestays sommaires mais chaleureux. Les fonds marins autour de Calibangbangan Island et Nangalao Island révèlent une biodiversité intacte : napoléons curieux, raies aigles glissant dans le bleu, requins de récif patrouillant les passes. Cette destination de plongée confidentielle représente l'une des activités sous-marines les plus exceptionnelles à Palawan pour les plongeurs expérimentés quêtant l'absolu.
Rencontrer les Tagbanua et leur culture ancestrale
Les Tagbanua habitent Palawan depuis plus de 50 000 ans selon les traces archéologiques, formant l'un des plus anciens peuples des Philippines. Leurs communautés concentrées autour de Quezon et dans les montagnes du centre maintiennent des pratiques ancestrales : agriculture itinérante sur brûlis, chasse traditionnelle, cueillette de miel sauvage et résine de copal pour les cérémonies spirituelles. Plusieurs villages proposent aujourd'hui des visites culturelles immersives organisées avec les anciens, expliquant leur système d'écriture syllabique unique et leurs techniques de tissage de fibres végétales.
Les Tagbanua jouent un rôle crucial dans la préservation environnementale de Palawan, gérant des zones marines protégées autour d'El Nido et négociant les accès touristiques à leurs territoires ancestraux. Participer à une journée avec une famille tagbanua (arrangeable via certains resorts communautaires) inclut préparation du repas traditionnel, apprentissage des plantes médicinales forestières et parfois démonstration de leurs instruments de musique traditionnels. Cette rencontre culturelle authentique enrichit profondément la compréhension de Palawan au-delà de ses paysages de carte postale.
Déguster la gastronomie locale sur les marchés de Puerto Princesa
Le San Jose Public Market de Puerto Princesa vibre dès 5h du matin, débordant de poissons fraîchement débarqués, fruits tropicaux pyramidés en montagnes colorées et stands de street food fumants. Goûtez le tamilok, ce ver de mangrove cru arrosé de vinaigre et calamansi qui surprend par sa texture crémeuse et son goût iodé subtil, véritable test initiatique pour les palais aventureux. Les noix de cajou de Palawan grillées au sel sont réputées dans tout l'archipel, produites localement dans les plantations autour de Puerto.
Ne manquez pas le chao long, soupe de tripes parfumée au gingembre servie au petit-déjeuner, ni le kinilaw na tanigue, ceviche de maquereau espagnol mariné au vinaigre de coco. Les étals de fruits proposent lanzones, rambutan, mangoustan et durian selon les saisons, souvent à des prix dérisoires comparés aux supermarchés touristiques. Cette immersion culinaire à Palawan révèle les saveurs authentiques de l'île et permet les échanges spontanés avec les marchands, toujours ravis de conseiller les étrangers curieux de leur gastronomie.