Que faire et voir au Palais de Mysore ?
Véritable joyau du Karnataka, le Palais de Mysore vous plonge dans la démesure des maharajas. Au-delà de sa façade emblématique, ce chef-d’œuvre indo-sarrasin abrite une succession de salles d’apparat, de temples anciens et de trésors artistiques qui témoignent du faste de la dynastie Wodeyar.
Galerie des poupées Gombe Thotti
Souvent point de départ de la visite, le pavillon Gombe Thotti surprend par sa vaste collection de poupées traditionnelles, dont certaines datent du XIXe siècle. Cet espace, qui abritait autrefois les expositions lors des célébrations de Dasara, présente également une maquette du vieux palais et divers objets cérémoniels. C’est une introduction ludique et historique qui permet de mieux saisir l’importance des arts populaires aux yeux des souverains locaux.
Salle d’audience Durbar Hall
Ce vaste hall, destiné aux rassemblements publics, impressionne par ses dimensions et sa conception ouverte, sans le moindre mur du côté de la place d’armes. Achevé en 1912 sous Krishnaraja Wodeyar IV, l’espace se distingue par ses rangées de colonnes massives aux teintes vives et son plafond richement orné. Depuis cette terrasse monumentale, la famille royale assistait aux défilés et s’adressait au peuple, profitant d’une vue imprenable sur les jardins et la ville.
Salon doré Ambavilasa
Changement d’ambiance dans cette salle privée (Diwan-e-Khas), réservée aux audiences confidentielles du maharaja. Le luxe y est omniprésent : portes en bois de rose incrustées d’ivoire, lustres en cristal et miroirs importés de Belgique composent un décor d’une finesse inouïe. Le clou du spectacle reste le plafond orné de vitraux, soutenu par des piliers en fonte, illustrant le mariage réussi entre l’artisanat indien traditionnel et l’esthétique européenne de l’époque.
Kalyana Mantapa et ses vitraux
Le pavillon des mariages, ou Kalyana Mantapa, est une merveille d’architecture octogonale célèbre pour son plafond en vitrail, fabriqué à Glasgow. La lumière naturelle y sublime les motifs de paons qui se répètent au sol à travers une mosaïque complexe de carreaux anglais. Utilisée pour les célébrations royales et les grandes festivités, cette salle incarne l’élégance et la symétrie caractéristiques du style indo-sarrasin.
Façade nocturne illuminée
Si vous êtes sur place un dimanche soir ou un jour férié, ne manquez pas l’illumination du palais. Près de 100 000 ampoules s’allument simultanément pour souligner les contours, les dômes et les arches de l’édifice. Ce spectacle féerique transforme l’architecture massive en une silhouette scintillante, offrant l’une des scènes les plus photogéniques de l’Inde du Sud, accompagnée parfois par la fanfare locale.
Temple Sri Varahaswamy
Bien que le palais actuel date du début du XXe siècle, l’enceinte abrite des édifices bien plus anciens, comme ce temple dédié à l’avatar Varaha de Vishnou. Construit dans le style dravidien classique, il contraste avec l’architecture indo-sarrasine du bâtiment principal. Ses sculptures détaillées et son atmosphère paisible rappellent que le complexe n’était pas seulement un lieu de pouvoir, mais aussi un centre spirituel majeur pour les Wodeyar.
Porte des éléphants Jayamarthanda
Située à l’est, cette porte monumentale constitue l’entrée principale utilisée lors des grandes processions de Dasara. Elle tire son nom des deux éléphants sculptés qui en gardent le passage, symboles de force et de bienvenue. En franchissant cette arche imposante, vous empruntez le chemin autrefois réservé aux dignitaires et aux cortèges royaux, vous donnant un aperçu de la hiérarchie spatiale du site.
Exposition royale des armures
Pour les passionnés d’histoire, l’armurerie du palais dévoile une collection fascinante d’armes offensives et défensives ayant appartenu aux membres de la dynastie. Vous y verrez des lances, des épées cérémonielles et des armes à feu primitives, certaines utilisées lors des conflits historiques de la région. Cette section offre un éclairage concret sur le passé militaire du royaume de Mysore et l’évolution de son arsenal au fil des siècles.