Que faire et voir au Musée des Beaux-arts ?
Installé dans un superbe édifice de 1907 conçu par l’architecte Max Raphel, le Musée des Beaux-Arts de Nîmes est une étape incontournable pour les amateurs d’art. Ce lieu prestigieux, deuxième collection d’Occitanie, vous propose un voyage esthétique fascinant mêlant peintures européennes et sculptures, le tout articulé autour d’une pièce maîtresse monumentale.
Admirer la mosaïque du Mariage d’Admète
Véritable cœur du bâtiment, l’atrium central a été spécialement construit pour accueillir la mosaïque du Mariage d’Admète. Découverte en 1883 près des Halles de Nîmes, cette œuvre romaine spectaculaire par ses dimensions (plus de 130 m²) constitue le sol du hall d’honneur. Restaurée avec soin, elle déploie un tapis géométrique complexe entourant une scène centrale mythologique d’une grande finesse. C’est une introduction magistrale qui rappelle les origines antiques de la cité tout en structurant l’espace muséal.
Découvrir les maîtres français du XVIIIe siècle
La collection de peintures françaises du XVIIIe siècle figure parmi les points forts du parcours, mettant à l’honneur des artistes locaux devenus célèbres à la cour. Vous y retrouverez notamment les œuvres de Charles-Joseph Natoire, natif de Nîmes, ainsi que des toiles de François Boucher et Jean-François de Troy. Cette section illustre parfaitement la légèreté et le raffinement du style rococo, avec ses scènes galantes et ses compositions mythologiques aux coloris délicats.
Explorer la collection de la Renaissance
Le musée conserve un ensemble significatif d’œuvres marquant la transition vers la Renaissance et le Maniérisme. Cette section permet de saisir les échanges artistiques qui ont traversé l’Europe, avec des pièces témoignant de l’évolution de la perspective et du traitement des corps. Les tableaux présentés ici, qu’ils soient d’inspiration religieuse ou profane, soulignent l’effervescence intellectuelle et esthétique qui a redéfini les canons de l’art occidental.
Parcourir la galerie XIXe siècle
La galerie consacrée au XIXe siècle offre un panorama saisissant de la peinture académique et romantique, période durant laquelle les collections du musée se sont considérablement enrichies. L'accrochage fait la part belle aux grands formats et aux scènes historiques dramatiques, avec des artistes comme Paul Delaroche ou le Nîmois Xavier Sigalon. Entre orientalisme, réalisme et néo-clacissisme, cet espace reflète les bouleversements stylistiques d'une époque charnière.
Découvrir les peintres flamands et hollandais
Les écoles du Nord occupent une place de choix au premier étage, avec des œuvres majeures des XVIe et XVIIe siècles. La minutie des détails et le travail sur la lumière caractéristiques de l'art flamand et hollandais s'y expriment pleinement. On s'arrête volontiers devant les toiles de grands maîtres tels que Rubens ou Jordaens, dont la puissance expressive et la richesse des coloris contrastent avec la rigueur d'autres compositions plus intimistes.
Contempler les sculptures du patio
Baigné de lumière naturelle, le patio des sculptures offre une promenade apaisante autour de la mosaïque centrale. Cet espace met en valeur la statuaire, notamment celle du XIXe siècle avec les œuvres de James Pradier, sculpteur nîmois de renommée internationale. Le marbre et le bronze y dialoguent dans une mise en scène qui exalte la beauté des formes et le mouvement, permettant d'apprécier le modelé des figures sous tous les angles.
Étudier les natures mortes
Le genre de la nature morte est particulièrement bien représenté, offrant une réflexion silencieuse sur le temps et la matière. Des compositions florales foisonnantes aux vanités plus austères, ces tableaux invitent à scruter la virtuosité technique des artistes dans le rendu des textures — velours, verre, fruits ou métal. C’est une occasion privilégiée de décrypter le langage symbolique caché derrière ces objets du quotidien apparemment inanimés.
Voir les toiles italiennes
L'influence transalpine rayonne à travers une collection couvrant plusieurs siècles, du Trecento jusqu'au Settecento. Les cimaises dévoilent la diversité des écoles régionales italiennes, de la couleur vénitienne au dessin florentin. Des artistes comme Jacopo Bassano y sont représentés, témoignant de l'importance capitale de l'Italie dans la formation du goût européen. Cet ensemble clôture la visite sur une note solaire, riche en innovations picturales.