Dans quel quartier loger à Potosí ?
Vous partez en Bolivie, à la découverte de la plus haute ville du monde ? Voici des idées de logements pour savoir où dormir à Potosí !
Située à 4 060 mètres d’altitude, la ville de Potosí est connue pour être la plus haute ville du monde. Elle est à quelques kilomètres du lac Poopó et entourée par la cordillère des Andes. La ville de Potosí est aussi connue pour sa mine d’argent dans la montagne Cerro Rico, un sommet culminant à 4 782 mètres d’altitude. Cette mine est aujourd’hui classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
Fondée en 1545 par l’empire espagnol, Potosí a connu de très belles années grâce aux gisements d’argent colossaux provenant du Cerro Rico. Néanmoins, cette richesse a très vite été dilapidée. Plus de 30 000 tonnes d’argent ont été ramassées par les mineurs pendant 500 ans. Les habitants se sont ensuite concentrés sur l’étain, un métal utilisé pour créer du bronze, le zinc et le plomb, aussi présents dans la montagne. Le Cerro Rico menace aujourd’hui de s’effondrer. Outre cet aspect noir de Potosí, les visiteurs aiment s’y arrêter pour ses paysages incroyables, ses maisons coloniales colorées, le couvent de Santa Teresa ou encore la Casa de la Moneda.
Vous venez de réserver votre billet d’avion pour la Bolivie et vous avez prévu de faire un tour par la route de Sucre et la cordillère des Andes ? Voici quelques idées de quartiers où se loger à Potosí.
Le centre historique

Crédit photo: Flickr – Mariano Mantel
Ville de près de 180 000 habitants, Potosí se compose de plusieurs quartiers qui méritent le détour. Parmi eux, on aime le centre historique. C’est à cet endroit que vous allez vous rendre compte que la ville de Potosí ne se limite pas à ses mines d’argent et au Cerro Rico. Avec un logement à Potosí en centre-ville, vous serez à deux pas de la cathédrale. Depuis son sommet, cet édifice néoclassique vous donne accès à une magnifique vue sur toute la ville. Lors de votre promenade dans le centre, vous vous arrêterez sur la place du 10 novembre avant de vous engouffrer dans le Boulevard Paseo et le marché central de la ville.
Concentrez vos recherches dans les quartiers de San Bernardo et San Benito. Il y a de nombreux hôtels à des prix abordables et même des auberges de jeunesse. Dans ce quartier, vous trouverez aussi des pensions et des chambres chez l’habitant à bas prix.
San Clemente

Crédit photo: Flickr – Mariano Mantel
Où se loger à Potosí ? Choisissez le quartier de la gare routière pour des questions pratiques. Le bus est le moyen de transport principal pour se déplacer en Bolivie. En effet, il n’est pas conseillé de voyager en voiture. Un logement à Potosí, dans le quartier de la gare, vous évitera bien des soucis côté transports. Côté train, sachez qu’il faudra être chanceux pour pouvoir venir en train à Potosí depuis la ville de Sucre. Les places se font rare, les gares sont difficiles d’accès et les listes d’attente sont parfois très longues. Si vous avez l’opportunité de réaliser ce trajet en train, vous n’allez pas être déçus. Les paysages qui vous attendent sont à couper le souffle.
San Pedro au Sud

Crédit photo: Wikipedia – Micah MacAllen
Où dormir à Potosí pour être près du Cerro Rico ? Choisissez un logement dans le quartier de San Pedro. Il y a quelques auberges de jeunesse et des hôtels tout près de l’église San Cristóbal, de la Plaza Arenas et de la RN 1 qui vous donne un accès direct aux mines. Depuis San Pedro, vous aurez aussi accès au musée de Diego Huallpa.
Attention, prenez en compte que ce quartier n’est pas forcément très apprécié de tous les touristes. En effet, les mines d’argent du Cerro Rico ont tué des millions de personnes en 500 ans. Les conditions de travail des enfants sont pointées du doigt et la vie des mineurs est très dure. Aujourd’hui, une majorité de touristes ne visitent plus les mines.
FAQ pour préparer son séjour à Potosí
Pour dormir à Potosí en 2026, comptez 18 à 35 € pour une chambre double correcte avec salle de bain privée. Un lit en dortoir descend souvent entre 7 et 12 €, mais l’isolation et l’eau chaude restent aléatoires. Notre recommandation, c’est de payer un peu plus pour le chauffage ou des couvertures épaisses, surtout de mai à août.
Deux jours suffisent à Potosí si vous voulez visiter la ville sans courir. Prévoyez une demi-journée pour le Cerro Rico, 2 à 3 heures pour la Casa Nacional de la Moneda, et du temps lent à cause de l’altitude. Franchement, une seule nuit à Potosí fatigue plus qu’elle ne rend service, car la ville culmine à 4 090 mètres.
À Potosí, réserver 2 à 5 jours avant suffit presque toujours hors grandes dates boliviennes. Les prix montent surtout pendant Carnaval, Semana Santa et les week-ends prolongés de juin à août. On conseille de confirmer l’eau chaude par message avant de payer, car certaines adresses annoncent une douche chaude qui fonctionne seulement quelques heures par jour, souvent après 18 h.
Oui, Potosí se visite très bien sans voiture, et louer un véhicule ne vaut pas le détour en ville. Le centre colonial se parcourt à pied, même si les montées tirent vite dans les jambes. Un taxi depuis la gare routière coûte généralement 10 à 20 bolivianos, soit environ 1 à 3 €. Les rues autour du centre restent étroites et mal pratiques pour stationner.
Pour rejoindre Potosí en avion, le plus simple reste d’atterrir à Sucre puis de prendre la route. L’aéroport Alcantarí se trouve à environ 160 kilomètres de Potosí, avec 3 à 4 heures de bus ou de taxi partagé selon l’état de la route. L’aéroport de Potosí n’assure pas de liaisons régulières fiables pour les voyageurs en 2026.
Oui, l’altitude à Potosí demande de ralentir dès l’arrivée, même si vous venez de Sucre ou d’Uyuni. Potosí se situe à 4 090 mètres, et maux de tête, essoufflement ou nausées arrivent souvent le premier jour. On évite clairement de programmer le Cerro Rico dans les 3 premières heures après l’arrivée en bus. Les pharmacies vendent de l’oxygène portable et du paracétamol en centre-ville.
À Potosí, il vaut mieux garder des espèces en bolivianos pour les taxis, marchés, petites pensions et excursions locales. Les cartes passent dans certains hôtels et agences, mais les terminaux tombent souvent en panne ou ajoutent une commission de 3 à 5 %. Retirez avant le soir si possible, car plusieurs distributeurs du centre limitent les retraits à 1 000 ou 2 000 bolivianos.
