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Les plus beaux itinéraires de randonnée au Pays Basque

Une terre de crêtes verdoyantes, de gaves qui résonnent dans les fonds de vallée et de sentiers taillés dans la pente comme autrefois par les bergers. Ces itinéraires de randonnée incontournables du Pays Basque, accessibles depuis Saint‑Jean‑Pied‑de‑Port, Cambo ou la vallée des Aldudes, traversent le Mondarrain, l’Artzamendi, l’Iparla et bien d’autres massifs emblématiques. De quoi choisir la sortie idéale selon l’envie du jour, la difficulté recherchée et la forme du moment.

Le Mondarrain depuis Bidarray niveau intermédiaire

Au départ du bourg, la montée au Mondarrain (749 m) suit un PR d’environ 10 km et 600 m de dénivelé pour 4 h. Sommet sacré où brûlaient autrefois les feux de la Saint-Jean, il offre une vue circulaire sur toute la Basse-Navarre. Le sentier traverse d’abord les prairies où paissent les brebis manex avant de plonger dans une hêtraie fraîche, puis grimpe franchement vers les crêtes.

Le sommet porte encore les vestiges d’un poste de guet utilisé pendant les guerres carlistes. La table d’orientation aide à repérer les sommets jusqu’à l’Anie par temps clair. Les vautours fauves planent régulièrement dans les ascendances, profitant des falaises proches. Magnifique au printemps quand les genêts explosent en jaune (partir tôt l’été, peu d’ombre et forte chaleur sur le versant sud).

Pic d’Artzamendi depuis Bidarray niveau intermédiaire

Au départ du quartier d’Ezpegia, la montée à l’Artzamendi (926 m, littéralement « montagne de l’ours ») suit un PR d’environ 11 km et 750 m de dénivelé pour 4 h 30. La piste forestière laisse place à un sentier serré entre landes et lapiaz, où l’adhérence peut devenir délicate par temps humide. Les antennes sommitales jurent avec le paysage mais n’empêchent pas la vue de filer jusqu’à l’océan quand le vent d’ouest chasse les nuages.

La crête révèle l’Iparla voisin et la vallée de la Nive qui serpente en contrebas. L’itinéraire longe d’anciennes zones de contrebande où transitaient sel, café et tabac entre France et Espagne. Les ajoncs embaument au printemps, période idéale avant que la chaleur ne tape sur les versants exposés (prévoir beaucoup d’eau, aucune source en chemin).

Les crêtes d’Iparla niveau difficile

Depuis Bidarray, le GR10 attaque directement les pentes d’Iparla. La boucle classique vers le pic (1044 m) fait environ 12 km et 950 m de dénivelé, 5 à 6 h de marche soutenue. Le sentier se redresse franchement dans les pâturages avant d’atteindre la crête, où plusieurs passages aériens demandent un bon pied (à éviter par vent fort d’ouest). Une fois sur la ligne de crête, le regard plonge sur Baigorry et les pentes pourpres de fougères à l’automne.

Ces hauteurs ont vu passer des générations de contrebandiers et de résistants fuyant vers l’Espagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Les vautours fauves utilisent les ascendances le long des barres rocheuses, profitant des courants thermiques. L’automne offre la plus belle lumière, rasante sur les versants roux, et les cayolars sont encore occupés par les bergers qui remontent chercher leurs brebis.

Urculu depuis Irouléguy niveau intermédiaire

Au départ du village d’Irouléguy, réputé pour son vignoble planté en terrasses, la boucle de l’Urculu (678 m) offre 9 km et 500 m de dénivelé pour 3 h 30. Le sentier serpente entre vignes et cayolars, traversant un paysage pastoral où les brebis manex produisent le lait des fromages Ossau-Iraty affinés dans les caves du village. La montée révèle progressivement la vallée de Baïgorry et ses maisons rouges et blanches.

Le sommet dégage une vue sur tout le piémont basque et les premiers contreforts pyrénéens. On comprend pourquoi ce territoire a toujours été une zone de passage et d’échanges, entre vignobles en bas et estives en hauteur. Descente possible par le hameau d’Anhauze où quelques auberges proposent le taloa fourré au fromage de brebis (terrain glissant après la pluie, bonnes chaussures indispensables).

Le massif des Arbailles par Larrau niveau intermédiaire à difficile

Ce plateau calcaire sauvage et isolé se découvre depuis le col de Larrau par plusieurs itinéraires. La boucle vers le pic de Béhorléguy (1266 m) fait 13 km et 600 m de dénivelé pour 5 h. Le terrain karstique, criblé de dolines et de lapiaz, a servi de refuge aux maquis basques pendant la guerre. Le sentier traverse un paysage lunaire où les sonnailles des brebis résonnent dans le vide.

Les cayolars en pierre sèche témoignent d’un pastoralisme millénaire, et certains bergers y fabriquent encore le fromage à l’ancienne. Les crêtes offrent une vue plongeante sur les gorges de Kakuetta et la forêt d’Iraty qui ondule à l’horizon. Territoire de vautours fauves et de grands rapaces, les Arbailles incarnent le Pays Basque pastoral et secret (balisage discret, carte IGN recommandée, météo changeante).

Le sentier du littoral d’Hendaye à Socoa niveau facile

Cette portion du sentier côtier basque s’étire sur 8 km sans dénivelé notable, 2 h 30 tranquilles. Le départ depuis la plage d’Hendaye longe la baie de Txingudi où l’estuaire de la Bidassoa marque la frontière avec l’Espagne. Le chemin passe devant le château d’Abbadia, demeure éclectique d’Antoine d’Abbadie, savant et explorateur basque du XIXe siècle, avant de rejoindre les falaises de Socoa.

Le parcours révèle les strates spectaculaires du flysch, ces feuilletages rocheux vieux de 50 millions d’années qui racontent la formation des Pyrénées. Les pêcheurs à la ligne se postent sur les rochers plats à marée basse. Idéal au lever du jour quand la lumière rase accroche les reliefs et que les surfeurs rejoignent les spots de Lafitenia (prévoir un chapeau, peu d’ombre, vent de mer possible).

Boucle des trois cols à Itxassou niveau facile

La boucle relie les cols de Zuharreta, Laxia et Duha depuis le Pas de Roland, cette faille légendaire que le neveu de Charlemagne aurait ouverte d’un coup de Durandal. Environ 7 km et 450 m de dénivelé pour 2 h 30. Le sentier serpente entre prairies où résonnent les sonnailles, puis grimpe vers Zuharreta d’où le regard porte sur le Mondarrain. La traversée vers Laxia offre de belles échappées sur les maisons labourdines à colombages rouges du village en contrebas.

Le retour par Duha plonge dans une hêtraie où la lumière filtre doucement. Itxassou vit au rythme des cerises (fin mai-début juin) et de la fête du gâteau basque qui célèbre cette spécialité locale à la crème ou à la cerise noire. Parcours familial agréable au printemps quand les brebis paissent encore dans les prés (sentier glissant après pluie, terrain parfois boueux).

Pic des Escaliers depuis Saint-Étienne-de-Baïgorry niveau difficile

Le départ se fait au-dessus du hameau d’Urdos, par la piste du col d’Elhursaro. Le parcours fait environ 13 km pour 1100 m de dénivelé et 6 à 7 h. Les pentes se redressent franchement en altitude, avec quelques zones rocheuses où les mains aident à la progression. La montée révèle la vallée des Aldudes et ses villages secrets où l’on élève encore le porc pie noir, race locale à la viande persillée.

Depuis le pic, la vue file jusqu’au massif d’Orhy et aux sommets frontaliers. Les isards fréquentent les couloirs herbeux du versant nord, profitant de la tranquillité de ces hauteurs peu fréquentées. Ce territoire a été un axe majeur de passage clandestin pendant les guerres, et les vieux bergers racontent encore ces histoires au coin du feu. À faire en été ou début d’automne, quand le temps se stabilise (orages soudains possibles, refuge possible aux cayolars).

Massif du Baigura par Mendionde niveau intermédiaire

Depuis le parking du centre de loisirs, la montée au Baigura (897 m) suit un PR d’environ 9 km et 550 m de dénivelé pour 3 h 30 à 4 h. Le sentier traverse d’abord les fougeraies avant une longue diagonale sur la croupe sud. Le sommet offre un panorama remarquable sur les villages de la vallée de l’Arberoue, ce pays mixte où l’on parle basque et gascon, et où les fermes portent encore des noms en euskara.

Les parapentes colorent souvent le ciel au-dessus du col voisin, profitant des ascendances régulières. Le terrain roule bien mais devient très collant après pluie, cette terre argileuse qui s’accroche aux semelles (chaussures bien crantées indispensables). L’hiver et le printemps offrent les meilleures conditions, quand les crêtes sont dégagées et que la visibilité porte loin. Du sommet, on distingue toute la chaîne des Pyrénées basques jusqu’à l’Anie.

Forêt d’Iraty et pic d’Ortzanzurieta niveau facile à intermédiaire

Depuis les chalets d’Iraty (parking payant mais surveillé), un itinéraire de 10 km et 450 m de dénivelé mène au sommet arrondi d’Ortzanzurieta (1566 m) en 3 h 30. Le départ traverse la plus grande hêtraie d’Europe, forêt millénaire qui a fourni les mâts de la marine royale avant d’alimenter les forges basques. La lumière filtre entre les troncs dans une ambiance hors du temps, avant de rejoindre les crêtes où les brebis manœuvrent en liberté autour des cayolars.

La vue porte jusqu’à la plaine d’Alava en Espagne par temps clair. Les bergers perpétuent ici un système d’estive collectif ancestral, remontant leurs troupeaux chaque été pour fabriquer le fromage selon les méthodes traditionnelles. Le parcours est magnifique toute l’année, sauf en hiver quand la neige transforme le plateau en piège à orientation (boussole utile, balisage parfois masqué, brouillard fréquent).

Les crêtes d’Occabé depuis Larrau niveau difficile

Le départ au col de Larrau mène vers les crêtes d’Occabé par une boucle exigeante de 15 km et 900 m de dénivelé, 6 h de marche. Le sentier grimpe franchement vers la crête frontière, offrant des vues plongeantes sur la vallée de Sainte-Engrâce et les canyons souletins. Les passages aériens demandent une bonne condition physique et l’absence de vertige, surtout par vent fort qui peut déséquilibrer sur les arêtes.

Ces hauteurs calcaires portent les traces d’un pastoralisme millénaire, avec leurs cayolars en pierre sèche et leurs chemins de transhumance. Les vautours fauves nichent dans les falaises proches et planent régulièrement au-dessus des randonneurs. Le territoire a servi de passage pour la contrebande et les réseaux d’évasion pendant la guerre. Magnifique en septembre quand les fougères rougissent et que les premiers froids stabilisent l’atmosphère (météo capricieuse, équipement complet nécessaire).

Conseils pratiques

Chaussures robustes obligatoires

Pour Kakuetta et la Rhune, les chaussures de ville ou de trail léger ne suffisent pas. Les rochers mouillés des gorges ne pardonnent pas.

Météo imprévisible

Un matin dégagé peut basculer en après-midi orageux en altitude. Imperméable dans le sac, toujours, même en juillet.

Rhune : partez tôt

En été, le col de Saint-Ignace est saturé dès 10h. Notre recommandation : départ avant 8h pour le parking et la tranquillité au sommet.

Budget quasi nul

La quasi-totalité des randonnées est gratuite. Seuls Kakuetta (entrée payante en haute saison) et le petit train de la Rhune sont payants.

Chasse à la palombe

D'octobre à janvier, certains sentiers de montagne croisent des zones de chasse actives. Restez sur les itinéraires balisés, portez une couleur visible.

Printemps et automne conseillés

Mai-juin et septembre-octobre offrent le meilleur rapport conditions météo, fréquentation et luminosité. L'été reste possible mais chargé sur les sites connus.

Lieux incontournables

La Rhune

905 mètres, un panorama qui embrasse l'océan et les Pyrénées en même temps. Notre recommandation : montez à pied depuis Ascain plutôt que de prendre le petit train, 2h30 de marche pour mériter le sommet. Les pottoks qui croisent le sentier font partie du décor, pas d'une mise en scène.

Pic d'Iparla

1044 mètres depuis Bidarray, environ 1000m de dénivelé positif : c'est la randonnée la plus engagée du Pays Basque français sans entrer dans l'alpinisme. La crête finale offre une vue simultanée sur la côte landaise et les sommets espagnols. À éviter absolument par temps humide, les passages sont glissants.

Gorges de Kakuetta

Sainte-Engrâce, accès payant en haute saison. Un canyon encaissé à franchir les pieds dans l'eau, avec une cascade de 20 mètres au terminus. Prévoir des chaussures sacrifiables et compter 2h aller-retour. Impressionnant même pour ceux qui n'ont rien à prouver physiquement.

Passerelle d'Holzarte

Près de Larrau, boucle de 12 km avec une passerelle suspendue à 180 mètres au-dessus des gorges d'Olhadubi. Notre préféré pour l'effet garanti, accessible à un bon marcheur sans être un itinéraire technique. Prévoir une journée complète et arriver tôt en été pour éviter les embouteillages piétons sur la passerelle.

Sentier du littoral, Bidart à Hendaye

25 kilomètres de corniche atlantique, le château Abbadia en point de passage et les vagues de Parlementia en contrebas. On peut découper la balade en plusieurs sorties depuis différents accès. À éviter le dimanche de juillet-août si vous aimez marcher sans slalomer entre les poussettes.

Déroulé

Avant de partir

Vérifier la météo la veille : en montagne basque, le temps se retourne en moins d'une heure, imperméable obligatoire même ciel bleu.

Au départ du sentier

Les parkings saturent tôt en été sur les sites populaires, Rhune et Kakuetta en tête. Partir en matinée, c'est non négociable.

En cours de randonnée

Les sentiers balisés GR et PR sont bien entretenus, mais les dénivelés basques montent vrai. Prévoir des chaussures montantes, pas des tennis.

À mi-parcours

Le panorama mer-montagne s'installe progressivement : depuis l'Iparla ou la Rhune, Pyrénées d'un côté, Atlantique de l'autre, dans le même cadre.

En fin de sortie

Retour au village, souvent à moins de 10 minutes d'un bar à pintxos. C'est l'un des vrais avantages logistiques du Pays Basque randonneur.

Types de randonnée

Randonnée côtière

Le sentier du littoral de Bidart à Hendaye longe 25 km de falaises atlantiques avec des vues directes sur l'océan. Idéal en solo, en couple ou entre amis, niveau facile à intermédiaire, comptez une journée complète. Attention : certains passages en corniche demandent de la concentration, ce n'est pas une simple promenade de bord de mer.

Randonnée de montagne

La Rhune (905 m), le Pic d'Iparla (1044 m) ou le Pic d'Orhy (2017 m) pour les plus ambitieux. Niveau intermédiaire à confirmé selon le sommet choisi, demi-journée à journée entière. Notre recommandation pour les débutants en montagne basque : commencez par la Rhune depuis Ascain avant de vous attaquer aux crêtes d'Iparla, beaucoup plus exigeantes.

Balade famille et débutants

Col d'Ibardin, lac Xoldokogaina depuis Urrugne ou les gorges de Kakuetta à Sainte-Engrâce : trois options accessibles dès 6-7 ans. Dénivelés faibles, sentiers balisés, durée 2 à 4 heures. Kakuetta est payant en haute saison et nécessite des chaussures fermées, ne pas y aller en sandales.

Itinéraire transfrontalier

Saint-Jean-Pied-de-Port vers Roncevaux (27 km, étape mythique du chemin de Compostelle) ou le Jaizkibel depuis Hondarribia côté espagnol : accessible sans frais supplémentaires. À réserver aux marcheurs entraînés, surtout pour la traversée des Pyrénées. L'atout du Pays Basque reste là : mer et montagne dans la même journée, sans logistique compliquée.

Spécialités

Axoa de veau

Viande de veau hachée grossièrement, mijotée avec du piment d'Espelette et des poivrons. Texture fondante, chaleur douce et légèrement fumée. À commander dans n'importe quelle auberge de montagne après une rando, autour de 14 à 18 euros le plat. Notre préféré pour récupérer après le Pic d'Iparla.

Gâteau Basque

Pâte sablée épaisse, fourrée à la crème pâtissière ou à la cerise noire d'Itxassou. Dense, beurré, sucré sans excès. Se trouve en boulangerie dès 4 euros la part. Conseil franc : éviter les versions industrielles vendues dans les boutiques de souvenirs du bord de mer, la différence est nette.

Piment d'Espelette AOC

Séché et moulu, il remplace le poivre dans toute la cuisine locale. Chaleur douce, légèrement fruitée, sans brûlure agressive. À ramener en corde ou en poudre directement à Espelette, entre 5 et 12 euros selon le format. Le marché d'Espelette en automne est le meilleur moment pour en acheter au producteur.

Fromage Ossau-Iraty

Fromage de brebis des Pyrénées basques, pâte pressée non cuite, saveur noisettée et légèrement lactique. Se mange avec de la confiture de cerises noires d'Itxassou, combinaison locale incontournable. Compter 4 à 6 euros pour 200g en marché fermier. On en croise souvent à la vente directe près des estives en été.

Pintxos au bar

Surestimé côté français si vous restez à Biarritz. Traversez la frontière jusqu'à San Sebastián ou Hondarribia : là, les pintxos sont frais, renouvelés toutes les heures, entre 1,50 et 3 euros pièce. Textures variées, anchois, fromages, jambon ibérique sur pain grillé. Le rituel du soir en Euskadi espagnol dépasse largement ce qu'on trouve côté Labourd.

Histoire

Les cromlechs et tumulus d'Okabe, datant de plus de 3000 ans, jalonnent encore les crêtes basques. Ces cercles de pierres servaient à la fois de sépultures et de repères pour les bergers transhumants. Le randonneur les croise aujourd'hui sans toujours les identifier : ce sont des monuments funéraires à ciel ouvert, pas de simples cailloux.

Le Pas de Roland à Itxassou tire son nom de la bataille de Roncevaux : selon la légende, Roland, neveu de Charlemagne, aurait brisé ce rocher de son épée Durandal ou du sabot de son cheval. En basque, le site s'appelle Atekagaitz, 'le passage difficile'. La réalité géologique est plus banale, mais le mythe a forgé l'identité des sentiers de cette vallée de la Nive.

Viollet-le-Duc conçoit le château Abbadia sur la corniche basque pour l'astronome et explorateur Antoine d'Abbadie. Le bâtiment néogothique, posé sur les falaises entre Hendaye et Bidart, servait d'observatoire scientifique. Aujourd'hui propriété de l'Académie des sciences, il se longe sur le sentier du littoral : peu de randonneurs savent qu'ils passent devant un outil de mesure astronomique du XIXe siècle.

Saint-Jean-Pied-de-Port s'impose comme point de départ de la voie de Tours vers Compostelle. L'étape jusqu'à Roncevaux, 27 km et 1400 m de dénivelé positif, est aujourd'hui empruntée par plus de 50 000 pèlerins par an. C'est l'une des journées les plus physiques du Camino Frances, et elle se fait en majorité sur des sentiers balisés accessibles à tout randonneur équipé.

La chasse à la palombe par filets et palombières, pratiquée depuis des siècles dans les cols basques comme Sare ou Lindux, est codifiée et encadrée à partir des années 1950. Ce que l'histoire officielle oublie souvent : ces cabanes collectives en hauteur sont aussi des lieux de sociabilité masculine très codifiés, transmis de père en fils. Entre octobre et janvier, certains sentiers longent des zones de chasse actives.

La passerelle d'Holzarte, suspendue à 180 m au-dessus des gorges d'Olhadubi près de Larrau, est construite pour faciliter l'accès des forestiers aux versants inaccessibles des Pyrénées basques. Elle n'était pas pensée comme attraction touristique. Aujourd'hui, elle est l'un des passages les plus photographiés du Pays Basque intérieur, intégrée dans une boucle de 12 km ouverte à tous.

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