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Moldavie : les meilleures activités à faire

Moldavie : les meilleures activités à faire

Découvrez avec Generation Voyage des idées d’activités et de visites pour un voyage en Moldavie, que vous partiez en couple, en famille ou pour un week-end dépaysant. Entre sorties autour des vignobles, découvertes culturelles et paysages préservés, explorez l’essentiel de cette destination singulière.

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Nos idées d’activités en Moldavie

Explorer les caves souterraines de Cricova

Cricova déploie plus de 120 km de galeries souterraines transformées en ville vinicole troglodyte, vestige des anciennes carrières de calcaire exploitées dès le XVe siècle. La visite se fait en voiture à travers ces artères portant des noms de cépages, jusqu’aux salles de dégustation aménagées dans les profondeurs. La collection nationale y sommeille, dont des bouteilles récupérées après-guerre dans les caves d’officiers nazis, témoignage troublant de l’histoire mouvementée de cette région coincée entre empires, que l’on peut préparer en consultant l’Office du tourisme de Moldavie avant le départ.

L’atmosphère fraîche (12-14°C toute l’année) et l’humidité constante créent des conditions parfaites pour le vieillissement du vin. Les visites guidées (obligatoires, à réserver 2-3 jours avant) révèlent les techniques héritées de l’époque soviétique où Cricova approvisionnait toute l’URSS. La dégustation finale permet de goûter le Feteasca Neagră, cépage autochtone aux arômes de cerise noire, fleuron de la viticulture moldave depuis des siècles.

Déguster les vins millésimés à Mileștii Mici

Le record Guinness de la plus grande collection de vins au monde (près de 2 millions de bouteilles) appartient à Mileștii Mici, autre cité souterraine où l’on circule en véhicule électrique entre les alignements interminables. Cette cathédrale du vin moldave abrite la Golden Collection dans des galeries climatisées naturellement, où reposent des millésimes remontant aux années 1960, époque où la Moldavie soviétique était le vignoble de prestige du bloc de l’Est.

La dégustation se déroule dans des salles aménagées à 80 mètres sous terre, l’occasion de comparer les cépages locaux (Rara Neagră, Feteasca Albă) aux variétés françaises plantées massivement pendant la période communiste. Les prix restent très accessibles (10-15€ la visite avec dégustation), reflet d’une économie où le vin constitue encore 25% des exportations nationales. L’accueil chaleureux des guides, souvent sommeliers formés à l’ancienne école soviétique, enrichit considérablement l’expérience.

Randonner dans le complexe d’Orheiul Vechi

Le méandre de la rivière Răut dessine un amphithéâtre naturel où se superposent 2000 ans d’histoire : vestiges daces, bains gétiques, forteresse tatare et monastère rupestre orthodoxe toujours actif. Les sentiers qui serpentent entre falaises calcaires et villages traditionnels comme Trebujeni offrent des panoramas saisissants sur cette Moldavie rurale où le temps s’est suspendu. Le site, candidat au patrimoine UNESCO, concentre l’identité profonde d’un pays forgé par les invasions successives.

Le monastère creusé dans la roche au XVIIIe siècle abrite encore quelques moines qui accueillent les visiteurs (tenue décente requise). Grimper jusqu’à la vieille forteresse tatare au sommet demande de bonnes chaussures mais récompense par une vue plongeante sur les boucles du Răut. En fin d’après-midi, quand la lumière dorée embrase les falaises blanches, le lieu révèle toute sa magie. Les familles de Trebujeni louent des chambres pour quelques euros, permettant de vivre au rythme authentique des villages moldaves.

Le monastère rupestre de Tipova et ses cascades

Tipova surpasse même Orheiul Vechi par la beauté brute de son site : monastère creusé sur plusieurs niveaux dans une falaise vertigineuse dominant le Dniestr, entouré de forêts et cascades. Fondé au VIe siècle, ce complexe monastique troglodyte servit de refuge aux moines pendant les invasions ottomanes. Les cellules, l’église rupestre et le puits sacré se découvrent en grimpant des escaliers taillés à même la roche, dans une atmosphère de bout du monde.

Le sentier qui descend vers les cascades traverse une nature préservée où nichent aigles et faucons. Le Dniestr coule paisiblement en contrebas, frontière naturelle qui a vu défiler Romains, Mongols, Ottomans et Russes. L’endroit reste peu fréquenté (accès difficile sans voiture, 80 km depuis Chișinău), ce qui préserve son authenticité. Prévoir la journée complète et un pique-nique, car il n’y a qu’une petite échoppe au parking. Le printemps, quand les cascades sont gonflées par la fonte des neiges, offre le spectacle le plus impressionnant.

Découvrir la forteresse de Soroca face à l’Ukraine

La citadelle circulaire de Soroca, construite en 1499 par Ștefan cel Mare pour contenir les invasions ottomanes, se dresse sur une colline dominant le Dniestr. Ses cinq tours massives et ses murs de pierre parfaitement conservés témoignent du génie militaire médiéval moldave. Depuis les remparts, la vue embrasse le fleuve et la rive ukrainienne en face, rappelant la position stratégique de cette Moldavie écartelée entre empires.

La ville de Soroca elle-même mérite l’exploration : quartier rom avec ses maisons extravagantes (palais kitsch construits grâce à l’argent gagné en Russie), vieille ville aux influences ottomanes, marché coloré. La forteresse éclairée le soir crée une ambiance médiévale saisissante. L’entrée coûte quelques lei seulement, et un petit musée présente l’histoire militaire moldave. Soroca se trouve à 160 km au nord de Chișinău (2h30 en minibus marshrutka), sur la route vers l’Ukraine, idéal pour une excursion d’une journée.

Le monastère de Căpriana dans les forêts de Codrii

Fondé en 1429, Căpriana compte parmi les plus anciens monastères de Moldavie, niché au cœur des forêts de Codrii qui couvraient autrefois tout le pays. Les arbres centenaires entourent les églises aux fresques restaurées et les bâtiments monastiques blancs, créant une atmosphère de paix absolue. Ce lieu fut fermé par les Soviétiques en 1962, transformé en sanatorium, avant de retrouver sa vocation spirituelle en 1989 avec la perestroïka.

La communauté monastique y pratique l’accueil pèlerin dans la tradition orthodoxe : les visiteurs peuvent assister aux offices chantés, discuter avec les moines, acheter le miel et les tisanes produites sur place. Les Codrii environnants, derniers vestiges des immenses forêts de chênes médiévales, se parcourent sur des sentiers balisés. L’automne, quand les feuillages rougeoient, le site revêt une beauté mélancolique typiquement moldave. Depuis Chișinău (40 km), plusieurs bus quotidiens desservent Căpriana, rendant l’excursion accessible sans voiture.

Flâner au marché central de Chișinău

Le marché central près de la rue Tighina concentre toute la vie populaire de la capitale : paysannes vendant leurs fromages frais (brânză et telemea au lait de vache ou brebis), pyramides de tomates et poivrons, étals de fruits secs et noix, miels d’acacia parfumés. L’ambiance mêle moldave et russe, comme toute la ville marquée par 200 ans d’influence russe puis soviétique. Les babouchkas interpellent en russe tandis que les jeunes répondent en roumain, illustration vivante de l’identité complexe moldave.

Ne pas manquer les plăcinte encore chaudes (chaussons fourrés au fromage, pommes de terre ou chou), spécialité nationale vendue partout pour quelques lei. Les étals de vin proposent des crus locaux à prix dérisoires, et les vendeurs acceptent volontiers de faire goûter. Le marché s’anime surtout le matin en semaine, avant que la chaleur estivale ne devienne accablante. C’est aussi le meilleur endroit pour sentir la réalité économique du pays le plus pauvre d’Europe, où les retraites tournent autour de 100€ mensuel.

Une soirée au Théâtre National d’Opéra et Ballet

Le bâtiment stalinien du Théâtre National, inauguré en 1957, domine le boulevard principal de Chișinău avec sa façade monumentale typique de l’architecture soviétique triomphante. Les représentations d’opéra et ballet maintiennent une tradition d’excellence héritée de l’école soviétique, avec des artistes formés selon les méthodes classiques russes. Les places coûtent entre 3 et 15€, rendant la culture accessible à tous dans ce pays où le salaire moyen atteint péniblement 400€.

L’intérieur mêle lustres imposants, ors et rouges de style impérial, atmosphère d’une époque révolue qui perdure faute de moyens pour rénover. Assister à un ballet classique ou à un opéra en version originale (souvent russe ou italien) offre une immersion dans la vie culturelle chisinoise. Le public, mélange de retraités nostalgiques de l’URSS et de jeunes bourgeois moldaves, reflète les contradictions d’une société tiraillée entre passé soviétique et aspirations européennes. Réserver en ligne ou directement à la billetterie quelques jours avant.

Concert folklorique avec l’ensemble Joc

La musique et la danse traditionnelles moldaves, influences roumaines teintées de couleurs ukrainiennes et russes, explosent de vitalité dans les spectacles de l’ensemble national Joc. Costumes brodés aux motifs ancestraux, chants polyphoniques, danses énergiques accompagnées du țambal (cymbalum) et de la fluier (flûte) : ces représentations transmettent un patrimoine immatériel préservé malgré les tentatives de russification soviétique. L’UNESCO a d’ailleurs inscrit plusieurs danses moldaves au patrimoine mondial.

Les concerts ont lieu irrégulièrement à la Philharmonie nationale ou lors des festivals (Mărțișor en mars, fête du vin en octobre). Se renseigner sur les dates avant le voyage ou dans les hôtels permet de ne pas manquer ces moments de liesse collective où les Moldaves célèbrent leur identité. L’ambiance rappelle que ce petit pays coincé entre Roumanie et Ukraine a dû constamment défendre sa culture contre les empires voisins. Les prix oscillent entre 5 et 20€, et l’accueil chaleureux compense largement les installations parfois vieillissantes des salles de spectacle.

Les villages artisanaux de Vatra et Horești

La tradition artisanale moldave survit dans quelques villages comme Vatra (tapis traditionnels) et Horești (céramiques), où des familles perpétuent des savoir-faire transmis de génération en génération. À Vatra, les femmes tissent encore sur d’anciens métiers en bois les motifs géométriques hérités des Daces, ancêtres thraces des Moldaves. Ces tapis aux couleurs végétales ornaient autrefois chaque maison paysanne, dot essentielle des jeunes mariées.

Horești se spécialise dans les céramiques aux formes traditionnelles : cruches, plats, bols décorés selon les codes ancestraux. Plusieurs ateliers ouvrent leurs portes aux visiteurs et proposent des initiations (20-30 lei l’heure). Repartir avec un objet façonné de ses mains crée un souvenir bien plus authentique que les souvenirs fabriqués en série. L’accueil réservé dans ces villages, où le temps suit encore le rythme des saisons agricoles, offre un aperçu rare de la Moldavie profonde, celle qui résiste à l’exode rural massif vers Chișinău ou l’étranger.

Explorer la réserve naturelle de Pădurea Domnească

Les forêts de Pădurea Domnească, la forêt princière, abritent les derniers grands mammifères de Moldavie dont le bison d’Europe, réintroduit dans les années 2000 après avoir disparu au XIXe siècle. Cette réserve de 6000 hectares près de Glodeni protège aussi cerfs, sangliers, lynx et plus de 150 espèces d’oiseaux. Les chênes séculaires, hêtres et frênes composent un écosystème forestier devenu rare dans ce pays largement déboisé pour l’agriculture intensive à l’époque soviétique.

Les visites guidées (obligatoires, à organiser via l’administration de la réserve) partent tôt le matin quand les animaux sont actifs. Observer un groupe de bisons dans leur habitat naturel reste un privilège rare en Europe de l’Est. Les sentiers traversent des clairières fleuries au printemps, des sous-bois ombragés l’été. Prévoir jumelles, appareil photo et chaussures de marche robustes. L’accès depuis Chișinău (120 km) nécessite une voiture, les transports publics étant quasi inexistants vers ces zones rurales reculées. Une demi-journée minimum s’impose pour profiter pleinement du lieu.

Déjeuner traditionnel dans une cramă villageoise

Les cramă (caves-restaurants traditionnelles) parsèment la campagne moldave, souvent aménagées dans d’anciennes caves familiales où l’on servait le vin maison. Ces tables rustiques proposent la vraie cuisine moldave : sarmale (choux farcis cuits lentement), mămăligă (polenta accompagnant tous les plats), zeamă (soupe nationale au poulet et légumes), viandes grillées au feu de bois. Les portions généreuses reflètent l’hospitalité légendaire moldave, où refuser de se resservir offense l’hôte.

L’ambiance conviviale, souvent animée par des musiciens jouant des airs traditionnels, transforme le repas en expérience culturelle totale. Le vin maison coule à flots (et pour trois fois rien), accompagnant des toasts portés selon le rituel local. Ces établissements familiaux, difficiles à trouver sans recommandation ou guide, offrent une authenticité introuvable dans les restaurants urbains. Les villages viticoles autour d’Orheiul Vechi ou près de Călărași comptent plusieurs adresses réputées. Compter 10-15€ par personne pour un festin mémorable.

Le musée national d’Histoire à Chișinău

Installé dans un bâtiment néoclassique du centre-ville, le musée national retrace l’histoire mouvementée de cette terre disputée : Dacie romaine, principauté médiévale, province ottomane (Bessarabie), territoire russe, royaume roumain, république soviétique, enfin état indépendant depuis 1991. Les collections archéologiques (trésors daces en or), les icônes médiévales et la section soviétique (particulièrement riche) permettent de comprendre les strates d’identité qui composent la Moldavie contemporaine.

La présentation reste marquée par une muséographie soviétique un peu datée, mais l’ensemble demeure passionnant pour qui veut saisir la complexité identitaire moldave. La section consacrée à la Seconde Guerre mondiale (230 000 Moldaves mobilisés par l’Armée Rouge) et à la famine de 1946-47 (orchestrée par Staline) rappelle les traumatismes profonds dont le pays ne s’est jamais vraiment remis. Audioguides disponibles en anglais et roumain. L’entrée modeste (quelques lei) et la climatisation en été en font une halte bienvenue lors des grosses chaleurs qui accablent Chișinău de juin à août.