
Londres se découvre idéalement à vélo, entre parcs royaux et pistes cyclables aménagées le long de la Tamise. La capitale britannique a développé un réseau de "Cycle Superhighways" reliant les sites emblématiques : Tower Bridge, Buckingham Palace, Hyde Park et Camden Town. Les Boris Bikes en libre-service facilitent l'exploration spontanée. Les circuits guidés thématiques révèlent quartiers méconnus et anecdotes historiques inaccessibles en transport classique.
Londres se parcourt étonnamment bien à vélo grâce aux Cycleways numérotés, ses canaux historiques et parcs immenses qui forment un réseau vert méconnu. La ville reste exigeante (trafic dense, angles morts des bus), mais les infrastructures cyclables progressent, notamment avec les Santander Cycles à 2£ les 30 premières minutes (attention, les bornes saturent aux heures de pointe). Chaque itinéraire révèle une strate différente de la capitale, des anciens chemins de halage aux quartiers-villages perchés. Les cyclistes locaux privilégient les Quietways, ces liaisons discrètes entre parcs qui évitent les axes saturés.
Ce trajet de 14 km (environ 2h30) suit le Regent’s Canal depuis Camden Town Station jusqu’au bassin de Limehouse, parcourant deux siècles d’histoire industrielle transformée en couloir vert. Le towpath longe les péniches habitées (héritage des communautés bohèmes des années 70), les entrepôts reconvertis de King’s Cross et les écluses de Mile End. Le parcours traverse Regent’s Park, Victoria Park et les mutations spectaculaires de Hackney Wick.
La surface alterne gravier compact et bitume, parfois irrégulière après la pluie. Les matins calmes révèlent une autre ville, loin du trafic routier. Camden Lock avec ses couleurs vives ouvre le parcours, Granary Square marque la gentrification galopante, et Limehouse Basin (DLR Station) referme la boucle sur les anciens docks. Annoncer sa présence sous les ponts métalliques reste la règle tacite entre cyclistes et piétons (visibilité réduite, passages étroits).
Cette boucle de 15 km (environ 2h30) file le long de la Thames Path côté sud, révélant la métamorphose des anciens docks en quartiers créatifs. Départ Tower Hill Station, traversée de Tower Bridge (marcher sur les passerelles piétonnes, interdiction de rouler), puis les quais de Shad Thames et Bermondsey. Le parcours enchaîne le Shakespeare’s Globe, la Tate Modern, puis bifurque vers les docks tranquilles de Rotherhithe avant Greenwich, village maritime classé UNESCO.
Le relief reste plat, la piste majoritairement séparée sauf autour de London Bridge (contourner par Tooley Street si trop bondé). La vue sur Canary Wharf depuis Deptford Creek capture le choc entre patrimoine et finance. Greenwich Park grimpe sévèrement mais offre depuis l’Observatoire royal le meilleur panorama sur la Tamise et la skyline. Arrivée Cutty Sark Station, après avoir longé le clipper restauré. Matinées idéales avant l’arrivée des joggeurs.
Ce parcours nature de 16 km (environ 3h) commence à Richmond Station pour plonger dans Richmond Park, 955 hectares de lande où 630 daims évoluent en semi-liberté depuis le XVIIe siècle. Les routes ondulent franchement (rien de plat ici), longent les plantations de chênes centenaires et traversent Pen Ponds. King Henry’s Mound offre une échappée visuelle protégée jusqu’à St Paul’s Cathedral, à 16 km.
Le parcours redescend via Petersham Meadows (prairies historiques préservées depuis 1902) puis rejoint le towpath de la Tamise, plat et bucolique jusqu’à Kingston. Les daims traversent sans prévenir, ralentir dans les zones boisées évite les frayeurs. Le chemin de halage devient boueux après les averses mais reste praticable. Richmond Bridge au lever du jour capture l’ambiance géorgienne des quais. Fin à Kingston Station, après avoir longé les péniches amarrées et les pubs au bord de l’eau.
Ce tracé de 18 km (environ 2h45) remonte le canal Limehouse Cut puis la rivière Lea depuis Limehouse Station, suivant l’ancien corridor industriel du East End transformé en parc linéaire. Le parcours traverse Queen Elizabeth Olympic Park (vélodrome, pistes larges impeccables), Hackney Marshes, puis file vers Walthamstow Wetlands, la plus grande réserve urbaine d’Europe construite sur d’anciens réservoirs victoriens.
Le revêtement excellent et le relief plat conviennent à tous les niveaux. La dernière portion rejoint Waltham Abbey (train via Cheshunt), longeant les écluses historiques et les anciens moulins. Le contraste entre les grues de Stratford et les zones humides dix kilomètres plus loin illustre la reconquête écologique. Matinées recommandées pour observer les oiseaux migrateurs. Cette artère verte reste méconnue des touristes, fréquentée surtout par les cyclistes de l’est londonien qui évitent ainsi le trafic routier.
Ce trajet de 11 km (environ 2h) débute à Liverpool Street Station avant de plonger dans Shoreditch, épicentre du street art londonien où les façades changent chaque mois. Le parcours traverse Brick Lane (cœur de la communauté bangladaise depuis les années 70, ancienne Banglatown), ses curry houses et ses entrepôts huguenots du XVIIIe reconvertis. Le viaduc peint de Bethnal Green précède Victoria Park, poumon vert de l’East End créé en 1845.
La dernière portion file vers Queen Elizabeth Olympic Park via le Lea Navigation, canal industriel apaisé. Revêtement excellent, relief plat, mais Brick Lane le dimanche midi impose de descendre du vélo tant la foule des marchés sature les rues. Les œuvres de Banksy, ROA ou Stik se découvrent autour de Hanbury Street et Sclater Street. Arrivée Stratford Station. La mi-journée capte les meilleures lumières sur les fresques, même si les quartiers se visitent à toute heure sans souci.
Ce parcours de 9 km (environ 1h30) longe la Tamise côté sud depuis Battersea Park Station, traversant l’un des quartiers résidentiels favoris des cyclistes londoniens. Battersea Park (parc victorien de 1858 avec pagode bouddhiste) ouvre sur une piste séparée qui file vers Wandsworth Park, puis Putney Bridge. Le fleuve dessine ici de larges courbes paisibles, bordées de clubs d’aviron historiques.
Le parcours plat et sécurisé convient aux familles, avec plusieurs cafés au bord de l’eau (notamment à Wandsworth Riverside Quarter). Les matinées de week-end voient défiler les rameurs sur la Tamise, préparant la course Oxford-Cambridge qui se tient chaque printemps entre Putney et Mortlake. Le retour peut boucler via Clapham Common et Wandsworth Common (espaces verts populaires du sud), ajoutant 6 km à travers des quartiers résidentiels calmes. Arrivée Putney Bridge Station, avec vue sur le pont suspendu en bois reconstruit en 1886.
Ce trajet de 12 km (environ 2h) démarre à Southwark Station près de la Tate Modern, longeant la rive sud de la Tamise via la Thames Path jusqu’aux docks de Canary Wharf. Le parcours traverse Bankside (quartier théâtral élisabéthain renaissant), passe sous le Millennium Bridge, contourne le Globe Theatre reconstruction de 1997, puis file vers les zones réhabilitées de Rotherhithe et Surrey Docks Farm (ferme urbaine survivante des docks victoriens).
Le relief plat alterne pistes séparées et sections partagées. Les quais autour de More London (Hôtel de Ville) peuvent saturer (contourner par l’arrière si nécessaire). Rotherhithe révèle un village maritime préservé, avec pubs historiques et tunnels piétons sous la Tamise. L’arrivée à Canary Wharf (DLR/Jubilee Line) matérialise le choc architectural entre patrimoine industriel et tours de verre. Matinées calmes recommandées. Le Mayflower Pub à Rotherhithe marque l’amarrage du navire des Pères pèlerins en 1620.
Cette traversée de 18 km (environ 2h30) emprunte les Cycleways officiels CS7 puis CS3, infrastructure protégée traversant Londres du sud-ouest au centre. Départ Colliers Wood Station (Merton), le CS7 remonte via Clapham Common, Oval, Kennington, puis franchit la Tamise à Southwark Bridge pour basculer sur le CS3 qui file vers Tower Bridge via Lower Thames Street.
Le parcours privilégie les voies séparées du trafic motorisé, bien que certains carrefours (Elephant & Castle notamment) restent complexes (signalisation dédiée, feux avancés pour cyclistes). Le relief accuse quelques montées autour de Clapham. Ce tracé représente l’épine dorsale que les navetteurs londoniens utilisent quotidiennement, évitant les zones saturées comme Westminster. Arrivée Tower Hill Station après avoir longé les murailles médiévales. Citymapper (mode vélo) calcule les itinéraires optimisés en temps réel, intégrant les Cycleways et Quietways selon le trafic.
Londres se parcourt via les Santander Cycles (attention aux 30 minutes gratuites), les Cycleways numérotés et les canaux historiques. Un casque reste recommandé, tout comme la vigilance aux angles morts des bus et camions (collisions fréquentes aux carrefours). Citymapper remplace avantageusement les GPS généralistes. Les itinéraires restent praticables sous la pluie légère, mais les towpaths deviennent glissants après les averses. Prévoir un antivol sérieux (vols endémiques) et vérifier l’état des vélos loués. Les matinées tôt ou fins d’après-midi offrent lumière douce et trafic modéré pour découvrir la capitale sous son meilleur jour à vélo.