Generation Voyage
Generation Voyage

Depuis 2013, Generation Voyage vous fait découvrir des expériences mémorables et vous guide pour les vivre pleinement.

  • Qui sommes nous ?
  • Recrutement
  • Partenariats/Publicité
  • Contact
  • Signaler une erreur
Suivez-nous sur les réseaux

© 2013-2026 Generation Voyage Tous droits réservés - CGU - Mentions légales - Fait avec ❤ à Montpellier par GC TECH - v2.22.1

  1. Europe
  2. France
  3. Marais
Les plus beaux marais de France

Les plus beaux marais de France

Les marais français offrent des écosystèmes d’une richesse exceptionnelle, du Marais poitevin aux terres humides de Camargue. Ces zones préservées se découvrent en barque à fond plat, à vélo sur les digues ou lors de randonnées guidées entre roselières et canaux. L’observation des oiseaux migrateurs culmine au printemps et en automne, période où des milliers d’espèces font escale.

Billets populaires

Billet Vol en Montgolfière près de Niort - Marais Poitevin

Vol en Montgolfière près de Niort - Marais Poitevin

4.9(213)

Vendu par Sport & Decouverte

À partir de

145 €
4.9(213)
145 €
Vendu par Sport & Decouverte

Explorez 2 attractions

Billet Marais Poitevin

Marais Poitevin

4.4(12 044)

À partir de

4.4(12 044)
Billet Réserve naturelle nationale de Lilleau des Niges

Réserve naturelle nationale de Lilleau des Niges

4.6(446)

À partir de

4.6(446)

Les plus beaux marais de France à découvrir absolument

Une mosaïque de zones humides s’étend aux quatre coins du pays, chacune avec son caractère, ses couleurs et ses usages traditionnels. Ces marais, façonnés par l’eau et l’humain, abritent une vie sauvage surprenante et des paysages naturels qui changent au fil des saisons. L’ensemble qui suit offre un panorama fidèle des plus beaux marais de France, ponctué de détails que seuls les habitués remarquent : l’odeur des joncs chauffés par le soleil, le bruit mat d’une rame contre le bois vermoulu, les nuées de moustiques à la tombée du jour.

Le Marais Poitevin, Nouvelle-Aquitaine / Pays de la Loire

Surnommé la « Venise verte », le Marais Poitevin couvre plus de 90 000 hectares entre Niort, Coulon et Maillezais. Ce vaste labyrinthe de canaux doit son existence aux tentatives d’assèchement voulues par Henri IV au XVIIe siècle, entreprise qui échoua à transformer complètement ce territoire gorgé d’eau. Les frênes têtards dessinent des voûtes végétales au-dessus des conches, tandis que hérons, martin-pêcheurs et libellules animent les berges (venir à l’aube quand les brumes se lèvent). Les promenades en barque traditionnelle, menées à la rame ou à la perche, glissent entre prairies humides où paissent les vaches maraîchines.

Classé Parc naturel régional et site Ramsar, le marais vit encore au rythme des ouvrages hydrauliques hérités de plusieurs siècles de gestion collective de l’eau. Entre mai et octobre, les canaux reflètent la lumière changeante, et sur les marchés locaux, on trouve mojettes et anguilles fumées, spécialités ancrées dans l’identité poitevine. Les anciens fossés rectilignes témoignent du savoir-faire transmis de génération en génération pour dompter ce sol spongieux.

La Camargue, Occitanie / Provence-Alpes-Côte d’Azur

Entre Arles et les Saintes-Maries-de-la-Mer, la Camargue déploie près de 150 000 hectares de marais salants, étangs, roselières et sansouïres où le sel affleure en croûtes blanches. Les flamants roses, véritables emblèmes du delta, forment des nuées rosées sur l’étang de Vaccarès, tandis que taureaux noirs et chevaux blancs traversent les paysages plats battus par le mistral. Les observatoires disséminés le long des digues permettent de suivre les migrations (jumelles indispensables), et la lumière si particulière du delta attire photographes et peintres depuis des décennies.

Classé Parc naturel régional, ce territoire reste profondément marqué par les traditions camarguaises : gardians à cheval, sauniers qui récoltent le sel dans les camelles, riziculteurs qui ont transformé certains secteurs après-guerre. Du printemps au début de l’automne, quand les lagunes reflètent le ciel changeant, on croise encore des cabanes de gardians aux toits de sagne (roseau local utilisé pour les toitures). Les digues servent de repères aux habitués pour observer oiseaux sans les déranger, et en fin de journée, le chant des grenouilles monte des roselières.

Le Marais Vernier, Normandie

Niché dans une ancienne boucle de la Seine, le Marais Vernier s’étend sur environ 2 500 hectares de tourbières, roselières et prés humides entourés de chaumières normandes. Ce territoire singulier, résultat d’une méandre abandonnée par le fleuve, abrite cigognes blanches qui nichent désormais dans la région, busards des roseaux, loutres discrètes et tritons dans les mares. Les sentiers partent du village et traversent d’anciennes fosses d’extraction de tourbe, exploitée jusqu’au début du XXe siècle pour le chauffage, aujourd’hui recolonisées par sphaignes et carex (prévoir des bottes après la pluie, le sol reste gorgé d’eau).

Classé Réserve naturelle nationale, ce marais tourbeux figure parmi les derniers grands ensembles de ce type en Normandie. Entre avril et juillet, les chants d’oiseaux accompagnent la marche le long des fossés rectilignes tracés par les anciens habitants pour drainer les terres. L’automne enveloppe tout de brume, révélant un paysage mélancolique où l’eau affleure partout, et les chaumières aux toits pentus rappellent l’usage ancestral des roseaux locaux pour couvrir les habitations.

Les Marais de Bourges, Centre-Val de Loire

Aux portes du centre historique de Bourges, ces 135 hectares de parcelles maraîchères sillonnées de canaux forment un paysage urbain étonnant. Ce marais entretenu depuis le Moyen Âge par des générations de jardiniers accueille grenouilles dont le coassement nocturne résonne dans tout le quartier, hérons patients, chouettes chevêches dans les vieux saules têtards, et une grande variété de légumes cultivés selon des méthodes traditionnelles. La découverte à pied se fait depuis les quais et ruelles adjacentes (venir en fin d’après-midi quand la lumière rase illumine les lopins et que les jardiniers finissent leur journée).

Classé site naturel, cet espace unique en France demeure cultivé par des maraîchers locaux qui perpétuent un savoir-faire plusieurs fois centenaire. Du printemps au début de l’automne, les parcelles se couvrent de légumes et fleurs, l’odeur de terre humide se mêle à celle des vergers, et sur le marché de la ville, on trouve encore les productions de ces jardins gorgés d’eau. Les anciennes digues en terre, visibles dans certains secteurs, rappellent l’ingéniosité déployée pour transformer ce sol saturé en terres fertiles.

Le Marais Audomarois, Hauts-de-France

À proximité de Saint-Omer, le Marais Audomarois s’étend sur 3 700 hectares de canaux, jardins flottants et prairies humides façonnés par des siècles de travail hydraulique. Classé Réserve de biosphère UNESCO, ce territoire unique abrite butors étoilés au cri grave, cigognes noires, rainettes vertes, ainsi que le chou-fleur du marais, légume emblématique cultivé sur les parcelles accessibles uniquement en barque. Les balades glissent le long des « watergangs », ces fossés rectilignes indispensables à la gestion millimétrique de l’eau (prévoir un coupe-pluie, l’humidité est constante).

L’accès se fait depuis plusieurs hameaux autour de Saint-Omer, où débutent sentiers et embarcadères près des ponts de pierre. Au printemps, quand les parcelles maraîchères sortent de l’hiver, et en début d’automne, lorsque les oiseaux migrateurs font escale, le marais révèle toute sa richesse. Les habitants reconnaissent les anciennes parcelles aux touffes de roseaux, vestiges des pratiques traditionnelles, et les maraîchers perpétuent un mode de culture unique en France, où tout transite par barque sur les eaux brunes du marais.

Les Marais salants de Guérande, Bretagne

Entre Guérande et la presqu’île de Guérande, les marais salants couvrent près de 2 000 hectares de bassins géométriques où se récolte le sel depuis plus de mille ans. Ce paysage façonné par les paludiers, artisans du sel qui perpétuent gestes ancestraux et savoir-faire transmis de génération en génération, accueille avocettes élégantes, tadornes de Belon, sternes et gravelots. Les œillets, ces bassins peu profonds où cristallise la fleur de sel, dessinent un damier gris-bleu changeant selon la lumière et la saison (éviter les jours de grand vent qui perturbent la récolte).

Classé site naturel protégé, ce territoire constitue l’un des derniers marais salants artisanaux d’Europe encore en exploitation. D’avril à septembre, quand le soleil chauffe et que l’évaporation s’accélère, on croise les paludiers courbés sur leurs œillets, manipulant le las (outil de bois) pour récolter le précieux sel gris et la fleur de sel. Les salines abandonnées se reconnaissent aux digues effondrées et à la végétation qui reprend ses droits, tandis que les cabanes en pierre abritent outils et traditions d’une profession millénaire.

Les Marais de Brouage, Nouvelle-Aquitaine

S’étendant sur près de 8 000 hectares entre Hiers-Brouage et Marennes, les marais de Brouage mêlent anciens marais salants abandonnés, prés salés et chenaux où la marée se fait encore sentir. Avocettes élégantes, spatules blanches, faucons crécerelles et aigrettes fréquentent ces bassins géométriques hérités de l’époque où Brouage était le premier port salinier d’Europe, avant que la vase n’ensevelisse progressivement la cité fortifiée. Les balades sur les digues offrent une vue dégagée jusqu’aux fortifications de Vauban (prévoir de l’eau en été, l’ombre est rare et la réverbération intense).

Classé site naturel protégé et zone humide d’importance internationale, ce territoire conserve les traces visibles de l’activité salicole dans les alignements réguliers des anciens carreaux. D’avril à octobre, quand la lumière rasante met en valeur les contrastes entre l’eau et les bassins asséchés, on comprend l’ampleur du travail accompli pour transformer ces terres. Les parkings aux abords des digues permettent une approche directe, et sur les marchés de Marennes, les huîtres élevées dans les claires voisines rappellent que l’eau salée nourrit encore la région.

Le Marais de Lavours, Auvergne-Rhône-Alpes

Au pied du Grand Colombier, le Marais de Lavours couvre environ 500 hectares de roselières, prairies humides et tourbières relictuelles, vestige d’un ancien lac glaciaire. Ce site rare accueille castors qui façonnent le paysage, orchidées protégées, cigognes noires farouches et papillons comme le cuivré des marais. Un parcours sur caillebotis traverse une partie du marais, idéal pour observer sans piétiner les touradons, ces petites buttes végétales irrégulières qui témoignent de la dynamique naturelle de ce sol spongieux (jumelles recommandées pour les oiseaux discrets).

Classé Réserve naturelle nationale, Lavours figure parmi les derniers grands marais d’ère glaciaire de la région. Du printemps au début de l’été, la floraison des orchidées attire botanistes et photographes, tandis que septembre et octobre parent le marais de couleurs dorées quand les roseaux sèchent. L’accès se fait depuis un parking en lisière du site, et le silence qui règne ici contraste avec l’animation des marais côtiers, offrant une immersion dans un écosystème fragile où l’équilibre eau-terre se joue à quelques centimètres.

Les Marais de la Brière, Pays de la Loire

Deuxième plus grand marais de France après la Camargue, la Brière s’étend sur près de 40 000 hectares autour de Saint-Lyphard et Kerhinet, territoire façonné par l’extraction de tourbe et la coupe de roseaux. Entre roselières denses, prairies inondables et canaux bordés de saules, on y croise busards, loutres revenues coloniser les lieux, cigognes qui nichent désormais dans la région, et hérons pourprés. Les balades en barque traditionnelle (chaland) et les sentiers de randonnée offrent une immersion facile dans ce paysage horizontal battu par les vents d’ouest (prévoir des vêtements adaptés).

Inscrite au cœur du Parc naturel régional, cette zone reste profondément marquée par les traditions briéronnes : coupe de roseaux pour les toitures (la sagne), extraction de tourbe jusqu’au XXe siècle pour le chauffage, pêche à l’anguille. Du printemps à l’automne, quand les niveaux d’eau se stabilisent, les chaumières visibles aux abords du marais rappellent l’usage ancien des matériaux locaux. Julien Gracq, l’écrivain de la Loire, a magnifiquement évoqué l’atmosphère particulière de ces paysages aquatiques où le ciel se reflète partout.

Les Hortillonnages d’Amiens, Hauts-de-France

Au cœur d’Amiens, les Hortillonnages déploient 300 hectares de jardins maraîchers entrecoupés de canaux (les rieux), accessibles uniquement en barque à cornet, embarcation traditionnelle à fond plat. Ce labyrinthe végétal, cultivé depuis l’époque gallo-romaine, accueille poules d’eau, hérons, canards et martin-pêcheurs entre les parcelles où poussent encore légumes et fleurs (certains jardiniers perpétuent la tradition, d’autres ont transformé leur parcelle en jardin d’agrément). La découverte se fait en barque électrique ou à la rame, glissant sous les saules pleureurs et les passerelles de bois (éviter les week-ends de haute saison, l’affluence gâche la tranquillité).

Classés site naturel, ces jardins flottants représentent un patrimoine unique en France, menacé par l’urbanisation et l’abandon progressif du maraîchage. Au printemps, quand les parcelles se couvrent de légumes primeurs et que les pommiers fleurissent, l’atmosphère rappelle ce que fut l’activité maraîchère qui nourrissait la ville. Les fossés rectilignes, les cabanes de jardiniers, les anciennes pompes à bras témoignent d’une organisation minutieuse de l’espace et de l’eau, et le silence troublé seulement par le clapotis de la rame offre une parenthèse inattendue en pleine ville.

La Dombes, Auvergne-Rhône-Alpes

Entre Lyon et Bourg-en-Bresse, la Dombes compte plus de mille étangs créés au Moyen Âge sur un plateau argileux imperméable, formant un paysage unique de marais piscicoles. Ce territoire façonné par la pisciculture traditionnelle abrite hérons de toutes espèces, grèbes, busards cendrés, cistudes (tortues d’eau douce) et une avifaune exceptionnelle. La technique de l’assec, vidange totale des étangs tous les trois ou quatre ans pour récolter carpes et brochets, rythme encore la vie locale et permet la culture de céréales sur le sol temporairement asséché (observer les pêches à l’automne, spectacle impressionnant où des tonnes de poissons sont récoltés).

Classée zone Natura 2000, la Dombes perpétue un savoir-faire millénaire de gestion de l’eau et de pisciculture extensive. Du printemps à l’automne, les étangs reflètent le ciel changeant, bordés de prairies humides et de boisements où se cachent chevreuils. Sur les tables locales, on retrouve carpe frite, grenouilles, et toute une gastronomie liée à ces eaux poissonneuses. Les digues en terre, les moines (ouvrages hydrauliques qui régulent les niveaux), les cabanes de pêcheurs témoignent d’une organisation précise transmise de génération en génération.

Les Marais de la Baie de Somme, Hauts-de-France

Entre Le Crotoy et Saint-Valery-sur-Somme, les marais de la Baie couvrent plusieurs milliers d’hectares de prés salés, mollières et vasières où se mêlent eau douce et salée. Ce territoire mouvant, où la marée se retire sur plusieurs kilomètres, accueille phoques veaux-marins qui se prélassent sur les bancs de sable, spatules blanches, avocettes, courlis et des milliers de limicoles en migration. Les balades à pied sur les digues ou à cheval sur les chemins de halage offrent des vues imprenables sur l’estuaire (se renseigner sur les horaires de marée, le paysage change radicalement selon le coefficient).

Classée Grand Site de France et Réserve naturelle, la baie constitue l’un des hauts lieux ornithologiques d’Europe. Du printemps à l’automne, quand la lumière si particulière du nord illumine les vasières, on comprend pourquoi peintres et écrivains ont célébré ces paysages en perpétuel mouvement. Les anciens marais salants, les carrelets (cabanes de pêche sur pilotis), les troupeaux de moutons qui paissent les prés salés rappellent les activités traditionnelles. À marée basse, le silence troublé seulement par les cris d’oiseaux offre une expérience sensorielle unique, et l’odeur iodée des zostères flottant dans l’air signe l’identité maritime du lieu.

FAQ - Marais en France