
Découvrez les meilleures idées d’activités et de sorties à Barrancas del Cobre avec Generation Voyage, pour vivre un voyage unique au cœur des impressionnantes gorges du Mexique. Que ce soit en famille, en couple ou le temps d’un week-end, profitez de visites et d’expériences inoubliables autour de paysages spectaculaires et d’aventures authentiques.
Le téléphérique du Parque Aventura trace une ligne audacieuse de 2,7 km entre Mesa de Bacajipare et Barrancas Station, enjambant d’un trait trois canyons simultanément : Urique, Tararecua et Copper Canyon. Depuis les cabines panoramiques, on mesure enfin la véritable profondeur des gorges, dont certaines plongent à plus de 1 800 mètres sous vos pieds, dépassant ainsi la profondeur du Grand Canyon américain.
Cette traversée aérienne reste le moyen le plus spectaculaire de saisir l’immensité de la Sierra Tarahumara en un seul regard. Les premières heures du matin offrent la lumière la plus nette sur les parois rocheuses, avant que la chaleur ne brouille les contours lointains. Depuis votre cabine, vous apercevrez peut-être les grottes habitées par les familles rarámuris, accrochées aux falaises comme des nids d’aigle.
La route qui plonge vers Batopilas serpente pendant six heures à travers l’un des plus vertigineux changements de climat du Mexique. Vous partez des forêts de pins à 2 300 mètres d’altitude pour atterrir dans un canyon subtropical où poussent les orangers et les bougainvilliers. Ce village, autrefois l’un des plus riches de la Nouvelle-Espagne grâce à ses mines d’argent, garde ses maisons coloniales aux balcons de fer forgé et son église perdue, celle de Satevó, construite au XVIIe siècle au milieu de nulle part.
Batopilas représente l’autre visage des Barrancas, celui du fond des gorges où règne une chaleur tropicale même en plein hiver. Le fleuve qui traverse le village porte le même nom et se franchit encore à gué à certaines périodes. Prenez le temps d’une nuit sur place pour sentir la température chuter enfin au crépuscule, quand les habitants sortent leurs chaises sur les trottoirs étroits.
Le lac d’Arareko, à quelques kilomètres de Creel, compose un tableau presque irréel avec ses eaux calmes reflétant les formations rocheuses et les pins géants qui l’encerclent. Cette vallée abrite plusieurs grottes aménagées où vivent encore des familles rarámuris selon un mode de vie ancestral, leurs habitations troglodytes protégées des températures extrêmes par l’épaisseur de la roche. Les enfants jouent parfois au bord du lac pendant que leurs mères tressent des paniers de palmier, perpétuant des techniques transmises depuis des générations.
La promenade autour du lac se fait à pied ou à cheval (plusieurs familles locales louent leurs montures pour la journée). C’est l’un des rares endroits où l’on saisit la cosmovision rarámuri, ce lien profond avec la nature que les anciens appellent Raráipame, l’environnement vivant qui englobe tout. Les rochers aux formes étranges portent des noms dans la langue locale et servent de repères pour les récits mythologiques.
La ZipRider du Parque Aventura file sur 2,5 kilomètres au-dessus du canyon Urique, propulsant les téméraires à près de 90 km/h face au vide absolu. Le départ depuis la plateforme principale exige de vaincre cette seconde d’hésitation avant de basculer dans le vide, mais c’est l’approche finale vers la paroi opposée qui coupe véritablement le souffle. L’adrénaline pure se mêle au vertige optique créé par la profondeur hallucinante sous vos pieds.
Les sensations restent gravées longtemps après l’atterrissage. Gardez lunettes et casquette bien attachées, et prévoyez un coupe-vent même par temps ensoleillé : la vitesse transforme la brise légère en rafale glaciale. Les créneaux de fin de matinée évitent les vents thermiques de l’après-midi qui peuvent secouer davantage la ligne.
Les missions de Cerocahui, San Ignacio et Cusárare témoignent de l’évangélisation jésuite du XVIIe siècle, époque où les pères se sont enfoncés dans ces territoires réputés impénétrables. L’église de Cusárare, avec ses poutres de bois massif et ses fresques naïves, se dresse toujours près d’une cascade de 30 mètres qui gronde après les pluies d’été. Ces lieux racontent la rencontre complexe entre les missionnaires et le peuple rarámuri, qui a su préserver sa spiritualité propre malgré des siècles de pression culturelle.
La mission de Cerocahui mérite particulièrement le détour, nichée dans une vallée verdoyante accessible depuis le train El Chepe. Son cimetière témoigne de l’ancienneté de la communauté, tandis que le verger adjacent produit encore les pommes introduites par les jésuites. Ces sites fonctionnent toujours comme centres religieux et sociaux, accueillant les familles rarámuris dispersées dans les montagnes lors des grandes fêtes catholiques syncrétisées avec les traditions anciennes.
La cascade de Basaseachi plonge de 246 mètres d’un seul jet, ce qui en fait l’une des plus hautes chutes libres du Mexique. Le sentier menant au mirador supérieur traverse une forêt de pins Ponderosa centenaires, puis débouche brutalement sur le vide où l’eau se jette dans un fracas assourdissant. En période de pluies, entre juillet et septembre, le débit transforme la cascade en rideau massif dont les embruns remontent jusqu’au belvédère.
Un second sentier, plus engagé, descend pendant deux heures jusqu’au bassin inférieur où l’eau se fracasse dans une vasque entourée de fougères géantes. Cette randonnée demande une bonne condition physique (et surtout du courage pour la remontée), mais elle permet d’approcher la puissance brute de l’eau. Partez tôt le matin pour éviter la chaleur du retour, et gardez des provisions : le parc national dispose de peu d’infrastructures.
Le Ferrocarril Chihuahua-Pacífico, surnommé El Chepe, constitue l’une des plus spectaculaires lignes ferroviaires au monde, franchissant 37 ponts et 86 tunnels sur 650 kilomètres entre Los Mochis et Chihuahua. Achevée en 1961 après plus de 90 ans de travaux interrompus par révolutions et difficultés techniques, cette prouesse d’ingénierie traverse le cœur battant des Barrancas. Le segment entre Divisadero et Bahuichivo enchaîne les vues vertigineuses, les wagons semblant suspendus entre ciel et abîme.
Voyager en train permet d’accéder à des perspectives impossibles depuis la route, et de comprendre comment cette ligne a désenclavé la Sierra Tarahumara. Les arrêts à Divisadero, Creel ou Bahuichivo fonctionnent comme autant de portes d’entrée vers les sentiers et villages. Déplacez-vous entre les wagons selon l’ensoleillement : côté nord le matin, côté sud l’après-midi pour les meilleures lumières photographiques.
Les miradores naturels de Divisadero comptent parmi les plus saisissants du système des Barrancas, offrant une vue plongeante sur la confluence de plusieurs canyons. Au lever du soleil, les parois rocheuses s’embrasent progressivement, passant du violet profond à l’orange puis au rose, chaque strate géologique révélant sa couleur propre. Le silence matinal n’est rompu que par le cri des faucons qui planent dans les courants thermiques naissants.
Arrivez vingt minutes avant l’aube (prévoyez une veste, même l’été : à 2 280 mètres d’altitude, les matins piquent). Les femmes rarámuris installent déjà leurs étals d’artisanat le long du sentier principal, disposant paniers tressés, poupées traditionnelles et sculptures sur bois. C’est l’occasion d’acheter directement aux artisanes, en échangeant quelques mots si vous parlez espagnol, et de participer modestement à l’économie locale plutôt qu’aux boutiques touristiques.
Partir à cheval dans la Sierra, c’est adopter le rythme des premiers explorateurs et des Rarámuris eux-mêmes, pour qui la marche et l’équitation restent les moyens de transport principaux entre les communautés dispersées. Les guides locaux, souvent éleveurs depuis plusieurs générations, connaissent chaque sentier, chaque source, chaque point de vue caché sur les gorges. Leurs chevaux, habitués au terrain escarpé et à l’altitude, progressent sûrement là où un randonneur hésiterait.
Les circuits autour de Cusárare ou San Rafael traversent des forêts de pins centenaires, longent des crêtes exposées puis redescendent vers des vallées secrètes. Cette lenteur permet d’observer la faune : cerfs de Virginie, écureuils de l’Albert avec leurs oreilles touffues, et parfois, avec de la chance, un aigle royal tournoyant très haut. Les guides partagent volontiers leur connaissance des plantes médicinales et comestibles qui jalonnent le parcours.
Le village d’Urique repose au fond du canyon du même nom, à près de 600 mètres d’altitude seulement, ce qui en fait l’un des endroits les plus chauds du nord du Mexique. La descente depuis le plateau, que ce soit en véhicule ou à pied sur trois jours, traverse tous les étages de végétation : pins d’altitude, chênes, puis cactus et plantes subtropicales. Cette plongée spectaculaire fait passer de 15°C à 35°C en quelques heures.
Le village conserve son rythme lent, rythmé par la chaleur et le passage du fleuve Urique qui prend sa source bien plus haut dans la sierra. C’est le territoire historique des Rarámuris, ces « coureurs de pieds légers » dont l’endurance légendaire leur permettait de parcourir jusqu’à 200 kilomètres en poursuivant le gibier. Aujourd’hui encore, certains pratiquent le rarajípari, course traditionnelle où les participants frappent une balle de bois sur des dizaines de kilomètres, parfois toute la nuit.
La vallée des Hongos, accessible en quelques minutes depuis Creel, présente un paysage lunaire façonné par l’érosion différentielle : les rochers en forme de champignons géants peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur, leurs « chapeaux » de roche dure protégeant les colonnes plus tendres du vent et de la pluie. Ces formations portent des noms dans la tradition rarámuri, certaines servant de repères pour les récits ancestraux transmis oralement.
La promenade reste facile et convient aux familles, offrant d’innombrables opportunités photographiques à mesure que la lumière change et transforme les couleurs de la roche. Poursuivez vers la Valle de las Ranas voisine, tout aussi spectaculaire avec ses formations évoquant des grenouilles pétrifiées. Un guide local peut partager les légendes qui expliquent pourquoi ces rochers ont pris ces formes, histoires où se mêlent géants, sorciers et métamorphoses.
La cuisine de la sierra mêle traditions rarámuris ancestrales et influences coloniales, autour du maïs qui demeure l’aliment sacré des peuples originaires. Les tortillas se font ici avec des variétés de maïs locales, parfois bleu ou rouge, accompagnées de haricots pinto cultivés en altitude et de queso ranchero frais. Dans les communautés rarámuris, le pinole – farine de maïs torréfié mélangée à l’eau – constitue toujours la boisson de base, celle qui donne la force pour les longues courses en montagne.
Ne manquez pas de goûter au tesgüino lors d’une fête traditionnelle si l’occasion se présente : cette bière de maïs fermenté accompagne tous les événements sociaux et religieux rarámuris depuis des siècles. Le sotol, alcool distillé à partir de l’agave du même nom, représente quant à lui la boisson forte de la région. Les restaurants de Creel et des stations touristiques proposent des versions modernisées de ces recettes, avec truites pêchées dans les rivières locales et viandes séchées selon les méthodes traditionnelles.