Generation Voyage
DestinationsActivitésOutilsVols
Generation Voyage

Depuis 2013, Generation Voyage vous fait découvrir des expériences mémorables et vous guide pour les vivre pleinement.

  • Qui sommes nous ?
  • Recrutement
  • Partenariats/Publicité
  • Contact
  • Signaler une erreur
Suivez-nous sur les réseaux

© 2013-2026 Generation Voyage Tous droits réservés - CGU - Mentions légales - Fait avec ❤ à Montpellier par GC TECH - v2.22.1

  1. Activités
  2. Afrique
  3. Namibie
  4. Bande de Caprivi
Bande de Caprivi : les meilleures activités

Bande de Caprivi : les meilleures activités

Au cœur de la Bande de Caprivi, Generation Voyage vous inspire des idées d’activités et de sorties pour un voyage authentique, en famille ou en couple. Entre visites de villages, safaris et escapades nature autour des fleuves, profitez d’un week-end ou d’un séjour prolongé pour explorer cette région namibienne unique.

1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1
1

Réservez votre ticket parmi 1 offre

Billet Safari de pêche idyllique de 6 jours sur le Zambèze au Mubala Camp

Safari de pêche idyllique de 6 jours sur le Zambèze au Mubala Camp

Vendu par GetYourGuide

À partir de

565 €
565 €
Vendu par GetYourGuide
+30 partenairesvérifiés
...
+20 Millionsde visiteurs annuels
Activitésdans +100 pays
voir toutes les activités
Créé en Franceà Montpellier
en savoir plus

Nos idées d'activités à vivre dans la Bande de Caprivi

Explorer le parc national de Bwabwata, cœur sauvage de Caprivi

Bwabwata incarne l'âme de la Bande de Caprivi, ce corridor de 450 km coincé entre l'Angola, le Botswana, le Zambie et le Zimbabwe. Ce parc traverse toute notre région depuis 2007, succédant aux anciens Caprivi Game Park et Mahango. Les éléphants y tracent leurs routes migratoires séculaires entre les bassins du Kwando et de l'Okavango, traversant parfois les villages en pleine nuit – les anciens racontent qu'il faut toujours vérifier son jardin avant de sortir au petit matin. Le site de Horseshoe, méandre spectaculaire du Kwando, offre les plus belles concentrations d'éléphants en saison sèche (juillet-octobre). Les pistes sablonneuses exigent un vrai 4x4 et une bonne dose d'humilité face aux ornières. À Buffalo Core, au sud du parc, les troupeaux de buffles comptent parfois plus de 1000 têtes – un spectacle qui rappelle que nous sommes ici dans l'un des derniers grands corridors de faune d'Afrique australe.

Naviguer en mokoro dans les canaux du Kwando

Le mokoro, cette pirogue traditionnelle taillée dans un tronc de jackalberry, reste le moyen ancestral de circuler dans les marais. Les Mbukushu et les Mayeyi manient la perche depuis des générations pour pêcher, transporter les récoltes ou simplement rejoindre les villages isolés pendant les crues. Glisser silencieusement entre les papyrus au lever du soleil, c'est entrer dans le quotidien de Caprivi tel qu'il existe depuis des siècles. Les guides locaux d'Ulungu ou de Singalamwe connaissent chaque canal par cœur et repèrent le sitatunga caché dans les roseaux d'un simple coup d'œil. L'eau affleure à quelques centimètres du bord – troublant au début, mais les pagayeurs n'ont jamais renversé personne, même quand un hippo grogne à vingt mètres. Les jacanas marchent sur les nénuphars et les pygargues vocifères scrutent depuis les arbres morts. C'est l'activité la plus authentique de la région, loin des 4x4 pétaradants.

Découvrir la vie mafwe au Living Museum de Kongola

Près de Kongola, le Mafwe Living Museum préserve notre culture dans un monde qui change vite. Les Mafwe, l'un des cinq groupes ethniques principaux de Caprivi avec les Masubia, Mbukushu, Mayeyi et Totela, ont dominé cette partie de la région pendant des siècles sous l'autorité de leur Khuta (chef traditionnel). Ici, les anciens transmettent les techniques de vannerie avec les fibres de palmier ilala, montrent comment poser les pièges à poissons traditionnels et racontent l'histoire de notre résistance pendant la guerre d'indépendance namibienne. Les démonstrations de danse ne sont pas un folklore édulcoré pour touristes – ce sont les vraies cérémonies, celles qui marquent les mariages, les récoltes, les initiations. Les femmes préparent le kapenta séché au soleil et la bouillie de mil comme le faisaient les ancêtres. Les enfants adorent essayer de lancer la sagaie sous les rires bienveillants des chasseurs. Prenez le temps d'écouter les récits : ils parlent de notre sécession avortée dans les années 1990, sujet encore sensible mais essentiel pour comprendre Caprivi aujourd'hui.

Pêcher le tiger fish sur les eaux puissantes du Zambèze

Le Zambèze marque notre frontière nord avec la Zambie, et ses eaux chocolat abritent le poisson le plus combatif d'Afrique : le tiger fish. Avec ses dents acérées comme des rasoirs et sa puissance explosive, il fait le bonheur des pêcheurs sportifs qui remontent le fleuve depuis Katima Mulilo, notre capitale régionale. Les guides de Kalizo Lodge ou Caprivi Houseboat Safaris connaissent les remous où ces prédateurs chassent à l'aube, quand la brume monte encore du fleuve. La pêche ici n'est pas qu'un sport – c'est une tradition millénaire. Les communautés vivent du bream, du barbel et du squeaker que les femmes fument sur des claies de bois. En bateau, entre deux lancers, vous croiserez peut-être des hippopotames remontant vers leurs aires de repos ou des pêcheurs locaux relevant leurs nasses tressées. La saison sèche (mai-octobre) concentre les poissons dans les chenaux principaux, mais les crues de février-avril offrent des prises spectaculaires près des affluents gonflés.

Observer 400 espèces d'oiseaux à Nkasa Rupara

Nkasa Rupara, qu'on appelait avant Mamili, est notre petit Okavango personnel – un dédale de plaines inondables qui se transforme selon les saisons en paradis aquatique. C'est le royaume absolu des ornithologues : grues caronculées, bec-en-sabot du Nil (rare et mythique), jabirus, aigrettes, spatules. Les îlots boisés abritent les colonies nicheuses qui résonnent de cris stridents dès février, quand les eaux montent et que la vie explose. Le parc reste difficile d'accès – pistes noyées une bonne partie de l'année, isolation totale, pas de réseau téléphonique. C'est justement ce qui le préserve. Les lodges sur pilotis comme Nkasa Lupala offrent un confort inattendu au milieu de nulle part. En pirogue motorisée, vous naviguerez entre les termitières géantes qui émergent comme des cathédrales, croisant buffles et lechwe rouges pataugeant dans la vase. Venez entre juin et septembre pour l'accessibilité, mais sachez que la saison des pluies (décembre-mars) transforme le paysage en éden aquatique inoubliable.

Parcourir les sentiers discrets du parc national de Mudumu

Mudumu longe le Kwando au sud de Kongola, et contrairement à Chobe juste à côté au Botswana, vous y croiserez plus d'éléphants que de touristes. C'est notre secret local : un parc authentique où les pistes sablonneuses suivent le fleuve à travers les forêts de teck et les clairières dorées. Les lycaons traversent parfois en meutes chaotiques, les sitatungas se cachent dans les marécages, et les lions du Caprivi – génétiquement distincts de ceux d'Etosha – chassent la nuit près des villages riverains. Le camp de Lianshulu, installé sur une boucle du fleuve, offre cette ambiance de brousse profonde qu'on ne trouve plus que dans les zones reculées. Les guides locaux partagent volontiers leurs histoires de cohabitation complexe avec la faune – ici, les éléphants ne sont pas une attraction touristique mais des voisins encombrants qui détruisent les récoltes. Les conservancies communautaires tentent depuis vingt ans de transformer ce conflit en opportunité économique. Partez avant 7h du matin, quand la chaleur n'a pas encore écrasé les pistes et que les impalas bondissent dans la lumière rasante.

Admirer la puissance tranquille de Popa Falls

Popa Falls n'a de « chutes » que le nom – ce sont en réalité des rapides spectaculaires où le fleuve Okavango se brise sur une barrière rocheuse avant de continuer vers le delta botswanais. Mais pour nous, habitants d'une région plate comme une galette, ces cascades de deux mètres sont impressionnantes ! Les Mbukushu considèrent ce lieu comme sacré : leurs ancêtres y pratiquaient des cérémonies de pluie, et certains anciens murmurent encore que les esprits des eaux y résident. Le site abrite aussi un camp de Bwabwata où les familles locales aiment pique-niquer le week-end – scène rare dans les parcs namibiens habituellement déserts. Les passerelles de bois permettent d'approcher les rapides où les martin-pêcheurs plongent entre les rochers noirs. Pendant les crues (mars-mai), l'Okavango gronde avec une puissance étonnante, transformant ce lieu paisible en torrent rugissant. Les vendeurs de sculptures de bois de teck et de paniers tressés installent leurs étals près de l'entrée – leurs prix sont négociables, mais leurs œuvres valent le détour.

Traverser les frontières de Katima Mulilo, capitale régionale

Katima Mulilo, perchée sur les berges du Zambèze, est bien plus qu'une ville-étape – c'est le cœur battant de Caprivi, le point de convergence de quatre pays. Ici se croisent camions zambiens, commerçants angolais, pêcheurs namibiens et voyageurs sud-africains. Le pont de 900 mètres inauguré en 2004 relie la Namibie à la Zambie dans un ballet incessant de trafic. Autrefois, on traversait le fleuve en bac pendant des heures ; aujourd'hui, cinq minutes suffisent. Le marché municipal déborde de kapenta séché, de paniers mbukushu aux motifs géométriques complexes, de bream fraîchement pêché et de légumes cultivés dans les jardins inondables. C'est aussi à Katima que se règlent les questions administratives, que se raconte l'histoire récente – celle du Caprivi Strip en tant que corridor militaire pendant la guerre d'indépendance, celle de la tentative de sécession de 1999 qui a mené à des années de tensions. Les anciens combattants sirotent leur bière au Zambezi Waterfront et se souviennent. Pour comprendre Caprivi, il faut s'asseoir ici et écouter.

Rencontrer les éléphants des plaines de Susuwe

Les plaines de Susuwe, au cœur de Bwabwata, forment l'un des grands corridors migratoires d'éléphants entre le Botswana et l'Angola. Pendant la saison sèche, des centaines de pachydermes convergent vers les points d'eau permanents, créant ces scènes épiques de troupeaux entiers traversant les hautes herbes dorées dans un silence troublé uniquement par le bruissement de leurs pas. Les matriarches mènent leurs familles sur des routes invisibles, transmises de génération en génération depuis des millénaires. Ce spectacle a son revers : dans les villages voisins comme Omega III, les éléphants détruisent régulièrement les cultures de maïs et de sorgho. Les conservancies communautaires comme Kwando ont développé des systèmes d'alerte par SMS et des clôtures à piments pour protéger les champs. Observer les éléphants ici, c'est aussi comprendre la complexité de la conservation en Afrique – ce n'est pas un zoo à ciel ouvert, mais une cohabitation difficile entre besoins humains et préservation de la faune. Les lodges comme Susuwe Island reversent une partie de leurs revenus aux communautés, tentant de transformer ces voisins encombrants en source de revenus.

Comprendre l'histoire coloniale à travers le nom même de la région

La Bande de Caprivi doit son nom à Graf Leo von Caprivi, chancelier allemand qui n'a jamais mis les pieds ici mais dont le traité de 1890 avec la Grande-Bretagne a redessiné les frontières. L'Allemagne voulait relier son Sud-Ouest africain (future Namibie) au fleuve Zambèze pour atteindre l'océan Indien via le territoire allemand d'Afrique de l'Est – un projet fou qui n'a jamais abouti mais qui a laissé cette géographie absurde : une bande de 450 km de long pour seulement 32 km de large à certains endroits. Cette bizarrerie cartographique a façonné notre destin : zone tampon pendant la guerre d'indépendance, base militaire sud-africaine jusqu'en 1990, puis territoire en quête d'identité dans une Namibie dominée par les Ovambo. Certains habitants ont connu trois drapeaux différents en une vie. Aujourd'hui, certains plaident pour rebaptiser la région Itenge ou Linyanti, noms locaux qui honoreraient notre identité plutôt qu'un bureaucrate allemand. Le débat reste vif dans les shebeens de Katima, entre nostalgie, fierté identitaire et pragmatisme économique – le nom Caprivi est connu, après tout.