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Un étudiant Britannique raconte son échange universitaire en Corée du Nord

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Un étudiant Britannique raconte son échange universitaire en Corée du Nord

Alessandro Ford à étudié en Corée du Nord et raconte son expérience

Alessandro Ford, le premier occidental autorisé à étudier en Corée du Nord, raconte son expérience de vie au sein de la dictature totalitaire. Et contrairement à la vie rythmée de fêtes et de découvertes culturelles de l’échange universitaire Erasmus tel qu’on le connait en Europe, son séjour à Pyongyang n’a pas été aussi animé. Mais son expérience n’a pas été inintéressante.

D’août à décembre 2014, Alessandro Ford était inscrit à l’Université Kim Il-sung de Pyongyang où il a séjourné dans un dortoir avec environ 90 étudiants étrangers, pour la plupart en provenance de Chine. Son père, Glyn Ford, qui était auparavant un membre du Parlement européen et a effectué des voyages diplomatiques dans le pays, l’a aidé à organiser ses études à l’étranger, peut-on lire dans le quotidien The Guardian, qui relate son interview.

La vie universitaire à Pyongyang était, pour le moins, différente. Ford était surveillé de près tout au long de son séjour là bas, et il dit que l’université a placé quelques étudiants locaux dans son dortoir pour qu’il ait quelqu’un à qui parler. Les installations étaient « spartiates », avec des toilettes à la turque et pas de douches (ils se lavaient collectivement « comme les Romains », dit-il). Le jeune étudiant a indiqué que pendant deux semaines, le dortoir avait également manqué d’eau chaude au cours de l’hiver, où la température a chuté à -20°C.

Voyage en Corée du Nord, tourisme

Crédit photo: Monument au parti du travail de Corée – Flickr – Koryo Tours

« Pas de sexe »

Et il n’y avait absolument pas de sexe parmi les étudiants célibataires. Il raconte que les couples ne s’embrassent jamais, ni ne montrent un quelconque signe d’attachement physique, et les relations sexuelles sont proscrites avant le mariage. « Ils m’ont expliqué qu’ils montraient leur affection d’une autre manière » dit-il.

Alessandro a payé l’équivalent de 4300 euros pour passer quatre mois à l’université, logement et nourriture inclus.

De drôles de discours et de questions

Dans des entretiens avec la BBC et The Guardian, le garçon âgé de 18 ans a parlé de son expérience unique et a donné un aperçu de ce que ses camarades pensaient de leur pays et du monde extérieur. Voici quelques-unes des idées les plus intéressantes:

Les Nord-Coréens détestent le gouvernement américain, mais pas les citoyens Américains: « Les gens, les étudiants, ils détestaient le gouvernement américain, et il n’y avait aucune justification à ce sujet », a déclaré Ford. « Ils disaient directement « Nous détestons le gouvernement américain. Nous pensons qu’ils sont de la vermine. Nous pensons qu’ils sont des chiens méchants impérialistes. » Mais cette haine ne s’applique pas à ses citoyens, qui, selon eux, « sont simplement induit en erreur » par leur gouvernement. »

Lors de son séjour, Ford en a profité pour poser quelques questions sur des sujets politiques, mais quand il a questionné à propos des camps de prisonniers de la Corée du Nord, une amie a précisé qu’ils étaient des camps de rééducation. « Ce sont des camps pour quand quelqu’un ne comprend pas les pensées politiques du grand chef, et qu’il a simplement besoin d’être instruit, » lui a-t-elle expliqué. « Elle a donné l’impression de comme si quelqu’un avait tout simplement besoin de cours supplémentaires de mathématiques. »

Selon le jeune étudiant, les Nord-Coréens sont fascinés par l’ordinaire dans la société occidentale. Beaucoup de camarades de classe de Ford étaient curieux à propos du monde occidental. L’un de ses amis a passé des heures à lui poser des questions sur la vie militaire, dont il n’a pu répondre pour la plupart, et il était surpris d’apprendre que certains pays ne disposaient pas du service militaire obligatoire. « Il était absolument déconcerté. » D’autres ont également posé des questions sur les prix des maisons et quel était le procédé pour en acheter une, un concept qui leur est étranger parce que l’État attribue un logement à ses résidents.

Pourquoi avoir choisi la Corée du Nord ?

«Mon père avait pris l’habitude de me dire : “Si tu ne te décides pas, je vais t’envoyer en Corée du Nord !” » Avec l’ancien travail de son père, la Corée du Nord faisait déjà partie de ses centres d’intérêt. Et malgré que ce type d’échange scolaire était, jusque-là, réservé à des étudiants chinois ou russes, c’est la destination qu’il a choisie.

Alessandro Ford se dit « procommunication et pro-interaction » avec ce pays. Il est persuadé que ce type d’échanges universitaires peut encourager l’ouverture du pays sur le reste du monde.

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