Retour sur les origines du syndrome de Stockholm

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Retour sur les origines du syndrome de Stockholm

Que devient le lieu qui marque la naissance du syndrome de Stockholm ?

Dans la capitale suédoise, on peut trouver un hôtel pas comme les autres. Autrefois, le Nobis Hotel marquait l’emplacement d’une banque qui deviendra célèbre grâce à la naissance d’un syndrome appelé syndrome de Stockholm.

Aujourd’hui, vous pouvez réserver une chambre dans ce quartier de Stockholm. Un hôtel de luxe à partir de 190€ la nuit avec de vastes suites, un bar lounge et un restaurant gastronomique. Une des salles de réception du bâtiment était autrefois l’endroit où les otages de la banque avaient été séquestrés.

C’est quoi le syndrome de Stockholm ?

Tout le monde en a déjà entendu parler au moins une fois. On peut entendre ce terme à la télévision, dans les médias, les journaux mais également dans certains films policiers. Alors que voulons nous entendre par syndrome de Stockholm ? On entre ici dans le domaine psychologique.

C’est un terme qui caractérise une relation particulière entre un preneur d’otages et ses prisonniers. Au lieu d’avoir à faire à de la peur, du stress ou de la haine, les otages commencent à avoir de l’empathie ou une sympathie pour leur ravisseur. Il peut arriver dans certains cas qu’une victime tombe amoureuse de son agresseur.

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La banque où a eu lieu la prise d’otage. Aujourd’hui un hôtel – Crédit photo: Wikimedia – Tage Olsin

Origines du syndrome

La première fois qu’on a entendu parler du syndrome de Stockholm c’était en 1973. Le 23 août, Jan Erik Olsson braque la banque danoise Kreditbanken dans le quartier Norrmalmstorg à Stockholm. Deux policiers arrivent très rapidement sur place mais l’un d’eux se fait tirer dessus par le braqueur tandis qu’il demande à l’autre de s’asseoir sur une chaise et de chanter quelque chose.

Jan Erik Olsson prend ensuite 4 personnes de la banque comme otages et se barricade à l’intérieur. Au cours de sa prise d’otages, il demandera la libération de son compagnon de cellule et attaquera de nouveau des policiers qui tentaient d’avoir un visuel sur la situation. Après 6 jours de négociation, les otages sont enfin libérés. Tout au long des événements et après leur libération, les otages ont exprimé de la sympathie pour leur ravisseur et ont vigoureusement critiqué les forces de police.

Plus tard lors du procès, toutes les victimes se placeront du côté de la défense et viendront les voir en prison. Le syndrome de Stockholm est né ce jour. Le nom a été imaginé par le psychiatre Nils Bejerot mais ce type de comportement avait déjà été analysé auparavant par d’autres spécialistes.

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La salle où la gestion de la situation des otages a été planifiée – Crédit photo: Wikimedia – Holger.Ellgaard

Comment est-ce possible ?

Alors comment peut-on éprouver de la sympathie pour son preneur d’otage ? Pour que ce syndrome apparaisse, il faut un environnement favorable qui permet le développement de la confiance et de la sympathie des otages envers leurs ravisseurs. L’inverse existe également. Le ou les ravisseurs auront un regard positif et bienveillant sur les otages. Enfin, les victimes critiqueront ouvertement les policiers sur place.

Pour arriver à ces comportements, il faut que le preneur d’otages puisse expliquer son geste et le justifier aux yeux des otages. Par exemple dans le film John Q avec Denzel Washington, ce dernier fait une prise d’otage pour pouvoir sauver son fils atteint d’une grave maladie. Même si l’acte en lui même est répréhensible, la cause elle même peut être comprise.

Deuxième élément nécessaire, le preneur d’otage ne doit pas haïr ou maltraiter ses otages pour quelconques raisons (haine, racisme, etc.). Enfin, la personne ne peut développer ce syndrome que si elle n’en connait pas l’existence.

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Les nœuds coulants des otages – Crédit photo: Flickr – Staffan Vilcans

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