Megavalanche, la course VTT la plus folle au monde ?

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Megavalanche, la course VTT la plus folle au monde ?

L’Alpe d’Huez accueille la Megavalanche en juillet

Chaque année, 2000 coureurs dévalent les pentes du Pic Blanc à l’Alpe d’Huez cherchant à glaner le trophée enduro de cette course nommée Megavalanche. Voici un aperçu du carnage…

L’air vibre au son des hélicoptères. Les haut-parleurs font retentir des rythmes indécis alors que des centaines de vététistes frémissent d’excitation nerveuse à côté de leur vélo. Le soleil du matin éclaire vivement le glacier de Sarenne et le sommet du Pic Blanc, où les coureurs se trouvent. Les compétiteurs s’imprègnent de la vue alpine magique. C’est alors que des sirènes grondent, lançant un décompte de 10 secondes et intensifiant l’atmosphère. Les roues commencent à tourner, c’est le début de la course au départ chaotique.

Megavalanche Alpe d'Huez

Flickr – Valentin GARYGA

L’endroit se situe à l’Alpe d’Huez, et la course s’appelle Megavalanche. La première édition a eu lieu en 1995, provenant d’une idée originale de George Edwards, le pionnier du VTT de descente, qui a créé quelques-unes des premières pistes de descente spécialisées, notamment à Les Gets, une station française et à Fort William en Ecosse. Son objectif était de créer une synthèse entre le VTT d’ascension et celui de descente, une véritable discipline tout-terrain en somme. Environ 400 personnes avaient assisté à la course à l’époque. En 2013, 2000 coureurs, professionnels ou non, provenant de 30 pays différents ont pris le départ de la course longue de 30 km avec un dénivelé négatif de 2600 mètres.

En VTT, « Mega » est une légende. L’atmosphère est magique, déclare le triple vainqueur Rémy Absalon, mais j’ai hâte de recommencer : il y a toute cette appréhension et cette incertitude, mais c’est stimulant, vous roulez à 100 km/h sur la neige au milieu de tas d’autres personnes.

Megavalanche est la reine des courses enduro. Une course d’enduro typique implique une série d’étapes combinant descentes et montées. Le vainqueur est celui qui obtient le meilleur temps sur tous les étapes combinées. « Mega » se déroule différemment : il ne faut pas courir contre la montre mais rallier la ligne d’arrivée en premier. Elle reste cependant l’étape de descente chronométrée la plus longue dans le monde et la seule ayant un départ groupé sur un glacier, ce qui bouscule pas mal la procédure habituelle.

Pour l’essentiel, les cinq premières minutes sont passées à dévaler la pente à toute vitesse sur le dos en tenant votre vélo en l’air. Certains tiennent sur leurs roues mais c’est assez difficile. Le parcours commence à 3320 m d’altitude et mènent les coureurs au village d’Allemont (720 m) à travers tous les types de terrains alpins que vous pouvez imaginer : de la neige du glacier aux paysages lunaires en passant par des crêtes rocheuses avec des pentes vertigineuses et des sentiers forestiers où les arbres feuillus filtrent la lumière. Pour un coureur moyen, il faudra plus d’une heure pour compléter l’épreuve, d’où le mot enduro : l’endurance nécessaire pour s’attaquer à ce terrain de montagne pour cette durée est vraiment requise.

L’événement est ouvert à tous ceux et celles assez joueurs/joueuses pour s’inscrire. 10 courses de qualification chronométrées passent au crible les « pilotes » les plus rapides pour la course finale. Malgré le grand nombre d’amateurs participant à la course, il n’y a jamais trop eu de blessures. La plupart des accidents se produisent à l’entraînement, indique Cathy Labouyrie, de l’équipe organisatrice. Généralement, on a des bras cassés. La piste est conçue pour être aussi sûre que possible, incluant des virages dans les passages rapides (pour ralentir les coureurs). Le glacier disperse les participants. Ce n’est pas aussi dangereux que vous l’imaginez.

L’ampleur de Megavalanche est telle que pendant une semaine en juillet (du 7 au 13 juillet en 2014), la station déserte s’anime de coureurs et de spectateurs. On voit des gens préparant des vélos sur les parkings, et des genouillères et armures de corps éparpillées partout. Les chalets sont remplis de vêtements boueux, de bières et de plaisanteries. Les bars en hibernation ont rouvert pour « lubrifier » les gorges sèches des cyclistes.

La beauté de Mega, c’est qu’elle est accessible à la plupart des coureurs, dans le sens où vous n’avez pas besoin d’un vélo spécifique comme vous pourriez l’avoir pour la descente ou le cross-country, explique Fionn Griffiths, ancienne vice-championne du monde de descente.

Absalon fait écho à cela : l’enduro n’est pas hardcore : c’est plus amusant. Pour moi, c’est tout ce que je recherche dans le VTT dans une discipline.

Megavalanche

Flickr – Valentin GARYGA

Tout le monde dit que c’est une course que tous les vététistes doivent tenter. Le terrain est plus agressif qu’ailleurs, le niveau de danger est plus élevé, et avec tous les hélicoptères, l’animation et les photographes, la course a un certain charme. De plus, elle débute sur le glacier, ce qui est impressionnant et pas usuel. La neige fondue vous fait perdre le contrôle de votre roue avant et vous vous retrouvez à devoir déclipser vos pieds des pédales pour vous stabiliser.

Il est assez difficile de garder sa stabilité et sa vitesse sur le glacier. Vous pouvez tomber à tout moment. Puis vous arriver dans le premier single track, qui serpente à travers ce paysage stérile spectaculaire. Vous avez alors la possibilité d’imprimer votre rythme de course, en espérant ne pas rester coincé derrière quelqu’un.

C’est technique : n’importe qui peut le faire mais le moins expérimenté devra marcher dans certaines parties. Ce n’est pas pour les craintifs car les pentes sont parfois très raides. Vous roulerez sur tous les types de terrain, mais à aucun moment vous ne devrez faire attention au paysage, gardez ça pour les remontées mécaniques tout au long de la semaine.

Megavalanche

Flickr – Tanja

Pour les inscriptions et les informations supplémentaires, consultez le site officiel de Megavalanche.

Y aller en train (Lyon puis Grenoble) : avec IDTGV ou OUIGO.

Y séjourner (Allemont ou Alpe d’Huez) : avec House Trip, Bedycasa ou Wimdu (location appartement).

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